L’impossible réel du poète Rodanski

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Grâce à un formidable travail sur manuscrits, un important volume de poèmes inédits de Stanislas Rodanski, astre noir dans le ciel surréaliste tourmenté de l’après-guerre, vient d’être mis au jour. Écrits entre 1946 et 1952, les poèmes de Je suis parfois cet homme, à la beauté sidérante, ont une force de révélation sans pareille.

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Issu de ce que l’on a appelé la deuxième génération surréaliste, celle de l’immédiat après-guerre, Stanislas Rodanski en est sans doute, à son corps défendant, un des grands témoins occultes. Un premier indice, matériel, en ce sens : en dehors d’une édition relativement confidentielle (voir en Prolonger de cet article), voilà bien longtemps que l’on ne pouvait plus lire, réunis en un volume spécifique, des poèmes de Rodanski. À la mort du poète en 1981, l’essentiel de ses manuscrits avait été recueilli par des proches et finalement déposé à la bibliothèque Jacques-Doucet, à Paris. Ce volume inédit de poésie établi sur manuscrits par François-René Simon, et qui voit le jour aux éditions Gallimard sous le titre Je suis parfois cet homme, revient donc de loin.