En Nouvelle-Calédonie, l’héritage de l’indigénat

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Avec leur ouvrage étudiant, en longue durée, les pratiques de l’indigénat en Nouvelle-Calédonie, les historiens Isabelle Merle et Adrian Muckle montrent comment l’archipel doit, encore aujourd’hui, faire face à l’héritage de pratiques et de lois qui ont remodelé l’ensemble du territoire et des relations sociales.

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Peu de termes renvoient autant la France aux zones sombres de son passé que celui d’indigénat. En étudiant, en longue durée et de façon exhaustive, les pratiques de ce qui était à la fois un système juridique, un réseau coercitif et un miroir évolutif des relations entre colons et autochtones, Isabelle Merle et Adrian Muckle, respectivement directrice de recherche au CNRS et chercheur à l’université de Wellington (Nouvelle-Zélande), mettent en lumière un pan méconnu de l’histoire coloniale française et interrogent la façon dont celui-ci demeure présent dans la mémoire des Kanak, comme dans certaines structurations politiques et sociales de la Nouvelle-Calédonie.