«La Peinture à Dora», précis de résistance

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"ils sont aussitôt « viscéralement d’accord pour écarter de manière radicale toute activité de groupe pouvant engendrer […] toute forme de terreur ». Sans doute ont-ils alors le contre-modèle du PCF en tête"

Ah bon ? Vous en avez d'autres comme ça ?

Quand on connait un peu le rôle du Parti Communiste Français durant la guerre et le formidable progrès social qu'il a impulsé dans les années d'après-guerre, on écrit pas de pareilles bêtises.

56, c'est peut être le département ou l'année de naissance. Quoiqu'il en soit, cela ne vous dispense en rien de répondre sur le fond. Merci.

Bien vu. Mais ça n'a par contre pas effleuré l'esprit de M Perraud qui a des "fulgurances" dont on se passerait volontiers pour des réponses sur le fond comme vous le proposez.

Relevé à travers le web :

Il s’engage en 1942 dans la Résistance, en tant que communiste, au sein du réseau Marco Polo.

 

L'auteur semble de toute façon penser que c'est le communisme qui terrorisait les déportés du camp de Dora. Les anciens déportés de Buchenwald/Dora, pour beaucoup communistes, dont mon grand-père encore en vie, apprécieront ... Cela ne m'empêche pas d'avoir aimé le contenu de l'article dans son ensemble. J'apprécierais malgré tout qu'A.Perraud réponde sur le fond à Gérard 56.

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  • 10/12/2016 13:04
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Merci de nous faire découvrir ces ouvrages, du fond du coeur.

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  • 10/12/2016 17:56
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Amusante, la néo-stalinienne réaction ! Mais bof ! Pourquoi pas ? 

Mais les vibrions de l'Oulipo avait peut-être plutôt en tête le verrouillé  - ô paradoxe  -   et fortement  "excluant" mouvement surréaliste, non ? 

Ceci étant, remarquable personnage, comme l'hexagone intelligent   (très petite surface)  arrivait à en produire en ces temps torturés, et surtout peu après.

Ça, c'est fini-n-i ...  Logique.  En pleurs 

Merci pour cet article. On pense à Primo Levi, bien sûr, mais aussi à Józef Czapski et son Proust contre la déchéance.

Petit livre remarquable (merci de me l'avoir signalé, je ne l'ai pas encore terminé). Même méthode pour lutter contre la barbarie : mémoire et culture.

Les gens de l'Oulipo semblent en effet plus libertaires que les surréalistes – ceux-ci ayant à leut tour été attirés par l'étoile noire du stalinisme dont l'ombre portée sévit encore ici même, pour la désolation ou la joie des lecteurs, suivant l'humeur.

Outre les échecs, F. Le Lionnais s'intéressait aux mathématiques, à l'instar d'un R. Queneau. Il a commis un livre sur les nombres remarquables, n'excluant pas la facétie, si je me souviens bien.

Autre grand témoin de Dora : David Rousset, qui en fit le terrible récit dans l'ouvrage "Les jours de notre mort".

On peut remarquer que, sur la photo, les joueurs utilisent un jeu "Régence", une rareté, de nos jours.

Les surréalistes n'ont pas "été attirés par l'étoile noire du stalinisme". Ils ont été un bref moment tentés par un lien avec le PC. Le stalinien Aragon a été exclu. Et Breton se liera avec Trotsky au Mexique, jusqu'à écrire un texte signé avec lui. (Trotsky, maître à penser de David Rousset dont vous semblez faire l'éloge et qui est l'un des premiers a avoir révélé et dénoncé le goulag...). Breton  écrira (sur le tard il est vrai) des textes dans Le Libertaire.

F. Le Lionnais était en effet un personnage d'exception par ses qualités multiples. Il a entretenu une amitié avec  Duchamp (autre grand joueur d'échecs) avec lequel il commentait les tournois. 

Je sais que David Rousset fut trotskisant avant de succomber au charme du Général, comme Malraux – dont Trotski avait, avec claairvoyance, prédit le type d' évolution. Mais en 1927, l'attraction existe bel et bien, non ?

Oui, mais dès 1935 ils s'en éloignent et en 56 (voir plus haut le commentaire d'A. Perraud), ils soutiennent les révolutionnaires hongrois contre le PC. 

En 56, encore heureux... 

Même 1935, c'était déjà bien tard !

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  • 11/12/2016 11:10
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Wikipedia :
L'éditeur José Corti écrit dans ses Souvenirs désordonnés, (Éditions José Corti, 1983) que Le Lionnais, arrivé chez lui à Paris en 1944 sous le couvert d'activités pour la revue Les Cahiers du Sud, recommandé par son fondateur Jean Ballard, a « grossièrement accaparé » sa librairie, y a reçu « sans précaution » beaucoup de résistants, s'y est fait adresser son courrier et « par son amateurisme criard et insensé » a attiré l'attention de la Gestapo sur la maison Corti. Sa femme et son fils de 19 ans ont été arrêtés, envoyés en camp de concentration. Elle seule en revint. José Corti sollicita l'intervention de plusieurs personnalités en contact avec les Allemands : Paulhan, Cocteau... sans qu'aucune n'intervienne ou n'obtienne satisfaction.
José Corti, croisant François Le Lionnais peu après la guerre, affirme avoir voulu le poignarder dans un esprit de vengeance, avant de lui laisser la vie sauve.

 

Je me souviens qu'à l'époque, il y a plus de trente ans, cette affaire avait fait beaucoup de bruit dans la presse. J'ai oublié la suite de la polémique.

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Intéressant ... Comme quoi chacun a sa part d'ombre !  

Il faut toujours la rechercher, sans acrimonie, dans tout personnage public  (et en nous-même)  pour ne pas mourir idiot.  Chose qui devient rare ...  Cool

 

 "par son amateurisme criard et insensé"

Ben oui, la plupart des résistants à l'occupation nazie étaient des amateurs, pendant que la plupart des professionnels de la politique et de l'armée courraient les salons de Vichy...

12/12/2016 par Belle

Si François Le Lyonnais vous lisait... je le vois faire une moue attristée.

Quelle bande d'obsédés de l'anticommunisme ! En 2016, vraiment, n'y a-t-il pas mieux à faire? Se servir de sa tête, est-ce si fatiguant ?

lisant l'article, bien sûr j'ai relevé la sottise de la référence au PC et me suis demandé si l'auteur était si jeune qu'il ignorât l'histoire du Surréalisme....

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