À quoi sert encore la commission Copé ?

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Un paysage audiovisuel français se met en place pour que la commission Copé s'y enlise. La sauvegarde de la télévision publique s'est transformée en promotion du secteur privé : le président de la République reconnaîtra sans doute les siens...

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Les commissions sont devenues de curieux paravents, où se pratiquent des jeux d'ombres chinoises. Au début de l'année, Jean-François Copé est allé dégommer à l'Élysée la commission Attali, symbole d'une ouverture enrageant l'électorat de droite. Nicolas Sarkozy le prit au mot et donc à son propre piège, en le bombardant responsable d'une commission «pour une nouvelle télévision publique» exemptée, de par la volonté présidentielle, d'au moins 800 millions d'euros de recettes publicitaires annuelles. Mais sans pour autant, toujours selon la même volonté élyséenne, qu'une compensation de telles pertes puisse venir d'une augmentation de la redevance.