Stéphane Audoin-Rouzeau: «Nous ne reverrons jamais le monde que nous avons quitté il y a un mois»

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"Il faut des fers, des bourreaux, des supplices !", comme disaient les promoteurs de la Terreur blanche. 

Je viens d'écouter Boris Cyrulnik sur France-Culture, où il dit que la "catastrophe" ou le chaos sont des moments où l'on peut INVENTER une autre façon de vivre.
Il oppose cette faculté à celle que décrit Darwin ou l'on S'ADAPTE.

L'adaptation des espèces de Darwin exprime la continuité de la vie depuis les origines...
Cyrulnik prend l'avènement des mammifères après l'extinction des dinosaures comme une INVENTION après la catastrophe. L'avènement des mammifères ne procède manifestement pas d'une ADAPTATION des dinosaures.

Je suis optimiste parce j'avais le sentiment que nous étions enchaînés dans une manière de penser et de faire qui nous empêchait de décider de vivre autrement en tenant compte de la réalité de l'avenir de notre monde, en référence au réchauffement climatique.

Avec le coronavirus, et le confinement qu'il a provoqué, nous sommes dans une situation que nous n'aurions pas imaginé possible auparavant.
Nous nous faisons la démonstration que nous pouvons vivre autrement, que nous pouvons assumer des décisions que nous n'aurions pas estimées possibles.
Je pense que cette expérience nous rend disponibles pour des décisions fondamentales face au réchauffement climatique, alors que nous l'étions pas auparavant.

Bien-sûr le risque fasciste et autres régressions sont toujours présents, mais ça c'est la continuité dans le monde qui change.
Bien-sûr les structures et idéologies étatiques et sociales sont toujours là, mais c'est notre expérience qui nous change : nous, nous tous collectivement, nous avons acquis une autre capacité de vision du monde à venir...

Oui, je suis optimiste, plus qu'avant : en face des défis du monde à venir, avec cette expérience du coronavirus, nous serons plus capables d'envisager d'autres manières de vivre, d'exiger, et donc de revendiquer...

Plus utile un historien de 1940... N’est-ce pas le pétainisme transcendantal qui frappe à notre porte?

Eh bien Jean, c'est exactement ce que je pense de cet article ! 

M. Audoin-Rouzeau parle bien de la grande guerre, de l'autre aussi, du "temps de guerre", c'est évidemment intéressant. Ce sont des généralités. Je m'imagine qu'il a seulement voulu, pour répondre au journaliste qui l'interrogeait sur ce fameux stupide "nous sommes en guerre", trouver matière à réponse, bien qu'il désapprouve la formule. Quant à être une analyse de ce qui est en train de se passer... on peut en effet rester sur sa faim !

Assez d'accord avec vous. J'ai écrit aussi un commentaire en ce sens.

C'est clair, le type a l'air de découvrir qu'il y a de la misère. Et plus on semble comprendre que plus que la misère, ce qui le dérange c'est qu'elle sorte de dessous le tapis.

façon  Jacques  Brel

et puis il y a l'aurore berger qui découvre le service public ,

                                                 qui pense haut après vote mesquin ...

                                                   f 24, connaissait pas l'aurore....

                                                  les gosses tellement elle les respecte

                                                   dorénavant , elle veut la redevance !

                                                         obligatoire , berger!? pourquoi?

                                                        programmes éducatifs  sur f24                                                       ah bon!" égalité face à la TV !", 

                                                       "  fraternité face à l'inculture peste noir!"

                                                         wesh !aurore! la liberté de pensée elle sait pas

                              et puis             la famille qui craint   , le gouv  qui raisonne

                                                     cloche de pâques oblige ,( j'évite  comme un tambour)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                          

Vous voulez dire que je vais devoir attendre un mois de plus pour la livraison de mon SUV ? Et que je vais devoir bêtement me contenter de mon écran large (même pas extra-large) deux mois de plus ? Et mon smartphone de l'an dernier, qu'il fallait que je change absolument pour une coque plus moderne, et des applis bien plus mieux ? Je n'hésite pas à le dire "c'est trop injuste".

Quoi, les centaines ou millions de morts à venir en Afrique ? Mais qu'est-ce que j'en ai à battre de ces shithole countries ? Ca fera de la place pour y relocaliser le Paris-Dakar - ils ne vont quand même pas se plaindre d'une relocalisation, non plus ?

Le prolixe que je suis a tapé sa réponse avant la vôtre, mais je rejoins votre propos concis si pas c....

L'objet de ce chercheur n'est pas de révéler les inégalités et injustices sociales - c'est l'objet d'autres chercheurs. Il est de montrer que globalement le jour d'après ne sera pas un retour au jour d'avant. Mais que cela ne préjuge en rien de quoi ce jour d'après sera fait : néolibéralisme renforcé et autoritaire ? Fascisme ? Progressisme ? Capitalisme keynésien ?

Simplement, il faut avoir conscience de tout cela, pour comprendre que même la forme des luttes, leur objet, peuvent se trouver modifiés par ce jour d'après. Il ne suffira pas de faire des pétitions, des manifs, des grèves comme avant (déjà que ça aboutissait rarement), alors que les conditions auront changé. La colère est favorable aux idées progressistes, la peur est favorable aux idées autoritaires.

Reste à savoir ce qui l'emportera dans l'opinion, alors même qu'on ne sait pas trop où l'on en sera dans un an, dans 2 ans, dans 5 ans. Il va falloir pas mal improviser, et s'adapter, et non s'imaginer un peu rapidement que le contexte est forcément favorable au progrès. Le capitalisme est très résilient, surtout dans les périodes où il peut s'appuyer sur une extrême-droite forte, à travers toute l'Europe.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

L'avantage des études d'histoire c'est d'avoir entendu parler d'Héraclite qui disait à peu près, tu ne te baigneras jamais deux fois dans la même eau.

En d'autres termes, il faut bien constater que monsieur Audoin-Rouzeau enfonce surtout une porte ouverte. En vérité, je vous le dis mes frères, certaines choses vont changer désormais même si certaines resteront comme avant. Voilà une prédiction qui ne mange pas de pain.

Pour le reste, il recycle une approche sur le consentement des troupes dont il faut tout de même savoir qu'elle est un petit peu controversée:

https://edu1d.ac-toulouse.fr/politique-educative-31/culture-humaniste/files/cazals_oser.pdf

En fait, on doit plutôt lire cet article comme une sorte d'aveu personnel de monsieur Audouin-Rouzeau. C'est vrai, le monde de demain ne sera plus jamais comme avant, sauf que pour lui le monde d'hier commence le 5 Avril 2019, au moment où il apprend qu'il ne dirigera pas la commission chargée de consulter les archives françaises 1990-94 sur le Rwanda.

Et là, effectivement, patatras. Monsieur Audoin-Rouzeau, ayant jusque-là effectué un très beau parcours, sort de la piste, se retrouvant privé de sa victoire. Il avait pourtant très bien préparé sa saison mais la dure loi du sport est ainsi, et c'est un certain Vincent Duclert qui le coiffe sur le poteau, brisant net ses ambitions d'occuper une fonction à la fois prestigieuse et stratégique.

Prestigieuse, car elle aurait pu lui permettre de briller de nouveau devant ses pairs alors qu'il est contesté dans son champ d'origine. Et stratégique, car Kigali attendait beaucoup d'un homme aussi sensible au discours du pouvoir Rwandais, et tout prêt à investir enfin sérieusement un domaine qu'il avait découvert presque par hasard en 2004.

Il est vrai qu'il souffrait tout de même un peu d'amateurisme, ainsi que le montre un article assez savoureux d'une consœur installée bien avant lui sur le sujet:

https://journals.openedition.org/lectures/24102

C'est que monsieur Audoin-Rouzeau avait publié en 2017 le récit de sa conversion à l'étude de la tragédie rwandaise: Une initiation, Rwanda.

Arrivé au pays des milles collines en 2008, il l'avait découvert en toute objectivité académique, bénéficiant de la bienveillance efficace de diverses émanations institutionnelles d'un pouvoir qui, comme chacun sait, accepte parfaitement la critique. La gouvernance y est d'une transparence de cristal dès lors qu'on adhère sans réserve aux thèses officielles et qu'on évite de demander à haute voix comment le président peut être élu avec 98% des voix tout en maintenant soigneusement une politique strictement démocratique et si débonnaire envers ses opposants.

On voit dans l'article que la correction du texte de monsieur Audoin Rouzeau débouchait sur une notation un peu en-dessous de la moyenne. Qu'importe, du moment qu'on a la vocation, même tardive.

Bref, tous les espoirs étaient permis mais voilà que frappa la malédiction d'Héraclite qui n'épargne que les poissons d'aquarium. Or, si l'on considère les initiales de monsieur Stéphane Audoin-Rouzeau, on tombe sur le nom vernaculaire d'un poisson que, selon Wikipedia, l'on retrouve à pleine eau, le sar. Il pourrait donc s'agir d'une sorte de prédestination à l'éternel changement aquatique.

Quoi qu'il en soit, on comprend tout à coup beaucoup mieux le sens profond et caché de l'article: le brillant avenir de Stéphane Audoin-Rouzau est désormais quelque peu révolu. De quoi susciter quelques méditations teintées d'amertume, mais toujours distinguées, bien entendu. Comme disait un autre Sâr, l'avenir de monsieur est devant lui.

Une évidence brillamment analysée

++++++
Ces temps-ci, on a bien une floraison de spécialistes en tout, cf. le propos d'E. Klein cité plus haut (et qui s'intitule moqueusement "Je ne suis pas médecin mais je..." ;)

J'ose espérer que lui-même, le cas échéant, interdirait à ses petits-enfants de venir le voir et se contaminer à son contact.

Individuellement, il s'agit d'un risque que chacun peut estimer pouvoir prendre. Mais collectivement, la mort devient une réalité statistique effective. 

C'est comme les excès de vitesse, quoi... Si je roule à 100 à l'heure, tel jour, sur telle portion de départementale, il est très peu probable que j'en meure. Mais si 30 % des conducteurs on ce raisonnement et ce comportement en permanence, vous verrez les vautours tourner en rond et les pompe-funébreux se frotter les mains, et pas forcément avec du gel hydromachin.

Et on sent bien que M. Audoin-Rouseau ne serait pas prêt à défier le pouvoir.  Il est bien du côté de Créon.

Il faut se méfier de la biensentance.

Vous faites erreur, Melchior. Ce sont les plus dangereuses et meurtrières avec les routes de campagne.

Monsieur votre père a vu aussi les guerres d'Indochine et d'Algérie, et les massacres de Madagascar ou de Guadeloupe. Il a dû vous en parler aussi. Nous avons même, avec d'autres et avant le Japon, essayé de coloniser la Chine (mais c'était la génération d'avant). Ah, c'était le bon temps de la Belle époque.

En Russie la revolution a triomphe, et après 1945 et des million et millions de mort, au plain politique pas grand chose n'a change, et Staline a commande le communisme jusqu’à ça mort, sans que les peuples de l'URSS ne fassent rien d'autre que d'essayer de échapper.

Analyse d'une grande pertinence, d'une rare clairvoyance sur une situation sans précédent qui fait écho en même temps à d'autres périodes de l'Histoire comme le montre Stéphane Audoin-Rouzeau avec le parallèle qu'il établit avec la Grande guerre.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.
La référence n'est pas une incompétence, elle est incantatoire. Elle vise un auditoire et semble l'avoir trouvé en la personne de cet historien. Par ailleurs je pense que les sciences sociales ont été dénigrées par ceux qui avaient choisi de les mettre au service de politiques ordo-libérales.

Je lis dans la presse le retour a l'État avec cette pandemie: le besoin de protection faut-il comprendre. Malheureusement pour le notre, il a besoin des masques chinois, des réactifs américains des ecouvillons italiens pour sauver les vies de ses concitoyens. Et lorsqu'il se tourne vers ceux qui les ont, il fait preuve d'imperitie. Bref, c'est la cigale de la fable de la Fontaine. Rien à voir avec nos préparatifs ( matériels et humains)de guerre en 1914 et des explosions de joie qui ont accompagné la mobilisation des classes d'âge ( la guerre sera courte et joyeuse et nous serons de retour à Noel) Pourtant, il serait irresponsable de tirer sur l'ambulance de l'État aujourd'hui et demain, nous en auront encore besoin tant qu'un vaccin ne sera pas sorti... encore moins de la dépression économique. Si la vague de la révolution russe d'octobre 1917 s'est poursuivie jusque dans l'Allemagne de 1923 avant de s'éteindre (laissant le terrain au danger d'extrême droite), aucun signe ne laisse prévoir la résurgence d'un nouveau mai 68 en France.

il serait irresponsable de tirer sur l'ambulance de l'État aujourd'hui et demain, nous en auront encore besoin tant qu'un vaccin ne sera pas sorti.. La recherche publique est inaudible sur la recherche d'un vaccin; on n'entend que les big pharma. Serait-ce parce la recherche publique est déjà éradiquée et que les chercheurs ont fui depuis longtemps des labos moribonds?

Les gilets jaunes peut etre? Nuit debout? Le mouvement des places en Espagne? Le mouvement un peu ambigüe du M5S qui surf sur le ras-le-bol du système et sur les ultra-riches... (la montée des extrêmes droites en parrallele aussi? Avec des Zemmour avec émission quotidienne et en direct sur chaîne d’info? Comme dans un dernier geste pour détourner l’attention des milliards qui s’evadent de dividendes en placements de paradis fiscal)

Je partage les remarques d'Audoin-Rouzeau sur le temps de guerre et les sorties de guerre pour mieux apprehender la pandémie actuelle et ses conséquences lorsqu'elle disparaîtra un jour. Plusieurs historiens parlent d'une guerre civile européenne de 30 ans (1914-1945). Il n'y a même jamais eu de paix véritable à ces annees la sur le continent européen Ni pendant la guerre froide non plus ( le néologisme a été inventé en 1948 par George Orwel pour caractériser une " paix qui n'est pas la paix" C'est bien ce qui nous attend dans  l'ère des pathocènes ou des covids : un temps de guerre qui n'est pas la guerre

Je m’intéresse à cette chronique qui prend le contrepied de ma propre conviction.

Ce point de vue est largement contredit dans l'analyse historique des précédente pandémies.

Le problème est que nous cherchons des outils pour assembler des choses qui n'ont rien à voir entre elles.

Le virus, le pouvoir et l'économie.

Qu'est-ce qui prime d'après vous sans vouloir être cynique au sens moderne du terme ?

Ce qui me frappe pour ma part c'est qu'actuellement l'économie dont le baromètre est constitué des indices boursiers ne réagit qu'uniquement à la crise pétrolière majeur qui concerne des méga-enjeux géopolitique et militaires... qui sont des choses totalement ignorées de la plupart d'entre nous.

Il n'y a qu'à voir les réactions aux appels à la paix dans le monde et à l’effacement des dettes du pape, un bide total pourtant niveau sagesse je vois mal où chercher des éléments que dans la philosophie.

Ne pas vouloir accepter la mort est le seul point pour lequel l'émotion et les expressions s'animent en fin de compte.

Prendre de la hauteur est très difficile apparemment.

C'est notre hypocrisie je pense on s'en veut d'avoir mis papy à l'hospice et on accuse autrui car c'est insupportable comme pensée.

Procédé psychologique de déviation de sa propre culpabilité.

C'est l'apocalypse au sens étymologique, ce mot signifie révélation c'est ça dont les gens ont peur ? Peut-être.

Nous vivons en fait dans un monde de contresens sémantique et si cela pouvait changer ce serait idéal.

C'est uniquement sur ce terrain que se joue la démocratie, donc je me méfierai d'une seul chose, ma propre peur et ce type d'article on dirait un reflet inversé du réel....

Il me semble également que les seuls esprit éclairés à prendre conscience sont une poignée de grand écrivains, mais en rupture totale avec la société qui ne prend elle jamais conscience de quoi que ce soit, peuple de poissons rouges !

La première guerre mondial a totalement ignoré, avant, pendant, et après les populations servant de chair à canon.

Et si c'était l'EHPAD le problème.

Exactement.

Comme peut-être aussi le fait d'avoir déplacé toutes les activités hospitalières faciles et rentables dans le privé depuis des décennies, ne laissant à l'hôpital que le non-rentable...

Et ça, aujourd'hui qu'on a des milliers de soignants mal payés, mais payés quand même par ces "privés", ça va être très dur à changer. Très dur.

Je connais personnellement des infirmiers privés, syndiqués à droite et très actifs, qui demain seront en outre considérés comme des héros à écouter avec révérence, et qui vont lutter pied à pied contre le retour des activités médicales simples et lucratives vers l'hôpital.

Ce sera très, très dur.

Mais, merci M. Treboute pour avoir pris ce recul.

J'ai lu, relu, rerelu (et c'est long) J'en suis toujours à chercher une adéquation entre le titre et le texte. Nous avions une forte opposition entre la vision Bonapartiste de la société chérie par les gilets jaunes et un développement plus pérenne. Ah oui Laetitia Bonaparte : pourvu que ça dure. Nous avions deux messages bizarres de Macron : refinancer l'hôpital, revoir le modèle de société. Le moins qu'on puisse dire, personne ne s'engouffre dans la brèche. Mon opinion, le modèle ne va pas changer, les Chinois vont s'équiper de plus en plus de machines. Les prix resteront de plus en plus bas. Nous ne serons pas en mesure de nous battre efficacement. Le seul truc qu'on sait bien faire c'est de bloquer les ronds points.
Merci pour l’interview de cet historien que je ne connaissait pas. Son propos m’apparaît hélas très lucide. A dire vrai, c’est l’une des très rares analyses de la situation qui me semble intelligente.

Vous étiez un peu nul à ne pas le connaitre!

L'humanité entière est confrontée pour la première fois une pandémie mondiale. Le virus a fait le tour de la planète en quelque jours. Le niveau d'information des populations est très different de celui existant au début du XXe siècle. Le virus est apparu en Chine, puis transporté par des avions américains ou européens. Tous coupables, tous victimes? Cela peut il réunir les hommes ?

L’inclination de notre société présupposée en conclusion de cet entretien est assez vraisemblable. Et c’est bien triste.
Avec une gauche éparpillée et très affaiblie, sans programme solide et cohérent, il faut en effet craindre une suprématie des valeurs très conservatrices, voire une parenthèse du type « Révolution nationale » de triste mémoire.

Mais l’incurie de l’exécutif dans la gestion de cette crise sanitaire et le discrédit de la classe politique, de droite comme de gauche, pourraient également favoriser l’émergence d’un mouvement de la société civile, un mouvement « Gilets jaunes puissance 4 », associant cette fois des catégories populaires, une large partie des classes moyennes et la fraction la plus éduquée de la petite bourgeoisie.
Souveraineté des États, partage du travail, véritable transition écologique, réindustrialisation, sauvegarde des biens communs et développement des services publics pourraient être son credo.

On peut rêver…

On peut rêver...la Révolution de 1789 est bourgeoise au départ… la mobilisation populaire, GJ puis sociale, déjà renforcée par les avocats et demain par une partie du corps médical peut déboucher sur une nouvelle donne politique...
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  • 12/04/2020 18:44
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Intéressante contribution, qui souligne l'inconfort de l'écart entre causes et conséquences.

N'en déplaise au registre apocalyptique sur lequel se sont fixés les médias, dont médiapart, on sait déjà que la menace sanitaire de cette épidémie pour l'humanité, malgré ses morts tragiques, ses injustices, des services de soins débordés et exposés, est limitée.

En face, l''impréparation, puis la radicalité et le mimétisme des mesures gouvernementales impose un cout terrible à l'ensemble des sociétés, interdites de fonctionner. Or, après avoir opté pour des mesures extrêmes d'emblée, la difficulté majeure devient... de trouver des arguments rationnels pour revenir en arrière. 

Le contre exemple de la Suède est trop peu analysé, au delà de la trop facile explication de la mentalité suédoise. Si l'on tire de cette crise l'apprentissage du pragmatisme, ce serait déjà un  acquis.

A suivre, en effet, il est possible que le bilan humain soit sensiblement équivalent entre pays, quelle que soit l´intensité des mesures prises. 

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  • 12/04/2020 19:26
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Entretien passionnant, merci.

INCURIE DE L ' ETAT  ET INAPTITUDE DES DIRIGEANTS FRANCAIS  FACE 

AU CORONAVIRUS

LA FRANCE OUTRAGEE ... LA FRANCE  TRAHIE... LA FRANCE MARTYRISEE

 

 

 L'attitude des autorités françaises est globalement inqualifiable . Une aggravation du contexte pourrait vite devenir explosive .

Comment voulez vous que l'on dissimule l'émotion qui nous étreint tous et toutes face à l' inaptitude du Président de la République et du Gouvernement .

Les mots ne sont pas assez forts . La colère monte.

L'âme de la France s'est éteinte . La France est nue . 

Le discours du Président Macron  lundi 13 avril  2020 n' y changera rien . Pendant  deux décennies la France a été désarmée . Derrière le rang de 5 ème puissance mondiale sont à l'oeuvre les destructeurs de notre tissu industriel , de notre savoir faire , de notre intelligence, de nos inventions . Nous n'avons plus de génies .

L ' ame française est morte . Parviendra - t -elle à s'extraire des fanges de l'histoire en cours ?

Nous sommes , ni dans la débâcle , ni dans la capitulation . Mais les heures sont sombres .  Le  régime  tremble sur ses bases . La menace vient d'un virus que l'on  n'a pas vu venir . On a pas su . On a pas pu .  Force est pourtant de constater que beaucoup trop de nos dirigeants s'installent dans le déni ou se comportent un peu comme si tel était le cas. 

Désormais la République ne sauve plus la France .

Mème l'ame des morts ne monte plus dans les cieux .

Je dois être très différent de vous , mais j'ai réagi patriotiquement ( à mon grand étonnement) à l'annonce qu'une société suisse qui nous avait vendu un système de cryptage avait livré aux allemands et aux américains (sous leur pression) ce code . Bien sûr tout le monde trouve cela normal , nous on fait pareil etc ... Moi, je me sens pris pour un con , surtout que l'on aura aucune suite de l'affaire, contrairement à ce qu'on a fait en Nelle Zélande cela n'est pas médiatisé.

Je ne crois pas en l'Europe qui est simplement celle de la finance, et peut-on encore nous faire croire que l'on construit une Europe comme si on constuisait un pays?

Cela me fait penser aux GAFA qui vont bientôt avoir la France (et l'Europe) entre leurs mains, ce n'est pas simplement une histoire de photos et de narcissisme ou une communication entre les gens , c'est notre santé , notre éducation , notre information ...

Non seulement la République ne sauve plus la France, elle la détruit, (Alsthom, Areva, bientôt EDF, la française des jeux , là les premiers de cordées prennent un risque énorme...)

les hôpitaux , les retraites, ... tout y passera

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  • 12/04/2020 19:52
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"Rappelons au passage qu’en France, les unions sacrées s’achèvent en général en profitant aux droites, voire à l’extrême droite."

Quelle que soit la pertinence éventuelle du contenu de cet entretien assez riche, il ne me semble pas que la relative retenue actuelle des voix du discord politique en l'état de confinement général et d'urgence sanitaire signe pour autant une union sacrée au sens de la référence politico-historique

"Rien ne sera plus comme avant", j´en doute fort !

On voit bien que les 2 grandes puissances économiques mondiales, la Chine et les USA, piaffent d´impatience de reprendre leurs productions comme avant, la Chine concourant à cette occasion pour prendre la première place...

 

Tant que les USA  gèrent le placement  . L' organisateur s' octroie toujours une place de vainqueur .

Coronavirus : l'indépendance qui sauve des vies par Natacha Polony

 

"L’unique intérêt de la métaphore guerrière employée par le chef de l’Etat aurait dû être de nous inciter à passer en économie de guerre, c’est-à-dire à réorienter le plus rapidement possible l’appareil productif. Mettre tout le monde à pied d’œuvre."

La destruction de l’autonomie individuelle semble le projet le plus abouti de notre modernité. Elle est le résultat conjugué de la prise en main de nos vies par une administration pétrie d’idéologie technicienne et de l’emprise absolue de la consommation qui nous incite à préférer les produits fournis par l’industrie à ceux que nous pouvons créer par nous-mêmes. Mais cette destruction de l’autonomie individuelle va de pair avec la destruction de l’indépendance nationale, c’est-à-dire la capacité pour le pays de produire ce dont il a besoin pour ne pas dépendre des autres, ce qui ne pose aucun problème en temps de paix – ou disons aucun problème autre que le chômage de masse, le déséquilibre entre les territoires et la destruction des savoir-faire, problèmes dont on a compris qu’ils n’affectaient pas outre mesure les élites politico-économiques – mais devient tragique en période de crise.

Suite...

https://www.marianne.net/debattons/editos/coronavirus-l-independance-qui-sauve-des-vies

Quelle inanité : la vieillesse est vraiment un naufrage. Le surfaciel vaseux d'un orgeuil d'une prétention qui n'a égal que, comme tous les heideggeristes, que l'esbrouffe du négationniste de l'Histoire , impuissant à la singulartité des évènements dans l'actualisation des savoirs du 21ème siècle. Le comble de l'incompténce fait public ! 

Et paf.

C'est trop bien résumé pour ne pas le souligner Merci

Nous ne sommes pas en guerre: nous sommes en pandémie. La déclaration de Macron, jouant les Clémenceau, manifestait surtout que, pour ses communicateurs, il entrait en campagne présidentielle et trouvait là le moyen, en appelant à "l'union nationale" de neutraliser les oppositions, mais surtout qu'il n'avait, non plus que le gouvernement, compris ce qu'est une pandémie.

Quant à dire que nous ne reverrons jamais le monde que nous avons quitté il y a un mois, si ça signifie que le temps passe irrémédiablement, c'est une banalité. Si c'est pour dire que la dynamique du capitalisme financier mondialisé qui contrôle, sous de multiples formes, tous les gouvernements su monde, que cette dynamique donc est cassée et s'effondre, ce me semble une hypothèse un peu optimiste et rapide.

Quant à la "rupture anthropologique", à notre rapport au temps, à l'espace, aux imaginaires, aux objets, aux autres, je ne crois pas que la situation actuelle soit comparable à celle de 14-18 ni à l'hécatombe de la pandémie de grippe espagnole qui a suivi et avait selon les comptages, environ 100 à 150 millions de morts.

Si cette pandémie est un "grand événement" au sens que les sophistes et Paul Ricoeur donnaient à ce terme, c'est à dire tel qu'il ne soit plus possible ensuite de penser le monde comme on le pensait avant, je crois qu'il est un peu prématuré de le dire.

Mais c'est en effet l'occasion de penser enfin un au-delà du capitalisme financier, un approfondissement radical de l'ordre démocratique et de l'état de droit, et les moyens d'une rupture radicale avec l'effondrement écologique.

Bien cordialement

 

 

"Si c'est pour dire que la dynamique du capitalisme financier mondialisé .../...  s'effondre, ce me semble une hypothèse un peu optimiste et rapide."

Bien sûr, je pense comme vous.  Mais je ne crois pas que l'auteur ait écrit cela.  Je traduis en une ligne à ma façon.  La pandémie très mal maîtrisée a montré en plein jour multes tares du néolibéralisme ambiant.  Et le sens commun ne pourra plus appréhender les choses demain comme hier.  Et l'auteur ne s'est pas mouillé sur les changements.  Sa conclusion craint, mais espère que ce ne sera pas extrême droite.

Moi je pense alors au mouvement des gilets jaune, de son départ pas clair du tout et il a vite évolué dans un sens progressiste, voire révolutionnaire.  Le danger à mon avis est que nous allions extreme droite ou que restions dans le mou.  Exemple, garder Macron, ou le virer pour y mettre un écolo bobo, autrement dit rien changer sur le fond puisque ce seront des pantins.

L'avenir dépendra de nous, de la mobilisation populaire, de porter des politiques à la hauteur.  C'est loin d'être gagné.  Mais il se passe des choses, pas mal de choses déjà organisées (qqs politiques, qqs médias, etc.).  Et il faut nous y préparer dès maintenant. Ca peut le faire aussi.   Profiter du confinement pour y réfléchir et s'y préparer.  Cette dernière idée n'est pas de moi, donc ça fourmille, ça se prépare, et pour avancer il faut y croire tout en restant lucide (tel un joueur d'échecs par exemple).  

Je partage votre point de vue sur l'essentiel. Je voulais simplement suggérer qu'il faut un projet et une volonté politiques et une capacité à unir autour de ce projet et de cette volonté pour aller vers un changement dans cette direction. Et que l'avenir est ouvert: le Pen n'est jamais sûr

Bonne soirée

Je suis assez d'accord quand vous concluez, je cite : "Rappelons au passage qu’en France, les unions sacrées s’achèvent en général en profitant aux droites, voire à l’extrême droite. Cette seconde hypothèse, je la redoute beaucoup pour notre pays." 

Quel paradoxe ! c'est un peu comme si on voulait soigner une jambe cassée en tapant dessus avec un marteau. Malheureusement, les peuples sont assez naïfs et amnésiques pour ignorer ou oublier que les thèses homophobes, xénophobes et ultralibérales ont toujours conduites les société au chaos. 

L'histoire se répète sans cesse car telle est la nature humaine. 

Mon père avait 24 ans en août 1914, quand il est parti. Je détiens les cartes postales qu'il a envoyées chaque jour à sa mère avant son départ au front. Oui, tous croyaient à une guerre courte. Mais ils ne subissaient aucune campagne de mensonges et de désinformation comme maintenant. Mon père a fait presque toute la guerre comme sapeur-démineur au 13ème de ligne. Il n'a été gazé qu'au printemps 1918. Je détiens son petit carnet de notes de guerre. Je trouve qu'un historien devrait s'abstenir d'employer le futur. Le ridicule tue beaucoup moins que le covid-19. Mais le covid-19 tue 10000 fois moins que 14-18. Mon père écrit certains jours : aujourd'hui 50% de pertes. Il a même écrit une fois : 80% de pertes. 

Cette réthorique guerrière est bien décevante de la part d'un historien. Il est vrai qu'il n'a pas connu "la grande guerre" dont il est pourtant un spécialiste, ni même la dernière. Moi non plus, mais les récits d'exodes et de privations que m'ont faits mon grand-père qui était à Verdun et mon père qui s'est battu contre les nazis, on ne les entend pas aujourd'hui. 

Certes il y a des morts, mais mille fois moins (comme le dit le commentateur précédent) que pendant la guerre de 14-18 (8 millions de morts) et dix mille fois moins qu'en 39-40. 

Le constructeur de voitures Toyota vient d'annoncer la prochaine réouverture d'une de ses usines en France. On n'a jamais vu ça en temps de guerre. En 39, l'usine de mon grand-père fonctionnait... pour fabriquer des obus. 

A part le confinement, les Français et la plupart des Européens ont une vie relativement confortable, sans rationnement de la nourriture, avec de l'électricité et des programmes de télévision comme jamais. Et dans un mois ou deux, trois au plus, tout fonctionnera comme avant. La société de consommation repartira de plus belle, et tous les égoïsmes fleuriront de nouveau. 

Monsieur Audoin-Rouzeau, comme il le déclare lui-même, est un conservateur et cela se sent bien dans son analyse. Il répète que les sciences sociales ne sont pas prédictives ... mais on sent bien que c'est lui (et non la science) qui refuse d'avancer des hypothèses de transformation. Est-ce par peur de se voir contredit par les événements futurs ou par peur qu'elles se réalisent ! Bref, il reste tétanisé par le futur, parce qu'il ne veut pas participer à la construction de ce monde futur (qui ne se transformera pas tout, est-il besoin de le préciser). Il suggère que des recompositions symboliques pourraient avoir lieu et pointe les universitaires. Est-ce le début d'une prise de conscience sur lui-même ?

Sentiment partagé au sujet de la sortie de confinement.

Pour ce qui est de la relation avec cette "der des der", et aujourd'hui, c'est re-belotte, un discours prononcé un 11 novembre dans lequel il a tenté une réhabilitation de pétain me revient pas bribes. Discours où, comme d'habitude, il s'écoutait parler plus qu'il se souciait de ce qu'il disait.

Depuis longtemps, jupiter a un besoin frénétique de héros pour se mettre, lui même, en valeur. Et c'est loin d'être un signe de bonne santé. Pour le pays, mais aussi probablement pour lui.

Article intéressant sauf le point de départ qui est faux car ce n'est pas une guerre, dommage d'adhérer ainsi au discours du pouvoir. 

Audoin-Rouzeau ne s'est jamais situé ailleurs que "du point de vue du pouvoir". Il annonce honnêtement, dès le début de l'entretien, sa position "conservatrice" d'énonciation. Et dès cette entame, on pouvait connaître la conclusion de cet entretien : l'inéluctabilité de l'avènement d'un fascisme en France. A force de le prophétiser sur tous les tons... Face à la révolution qui vient, on ressort les vieilles casseroles. Le savoir et la rhétorique historiographiques sont convoquées dans ce sens. Son pendant "progressiste" (au sens macronien) se perdant dans l'érudition dé-connectée du scepticisme intégral : on ne sait pas, on ne peut pas dire, tout est beaucoup complexe... Déjà on avait perçu le même type de déconnades durant les Gilets jaunes: au jeu des analogies  sauvages, la victoire inéluctable du fascisme était toujours la seule conclusion "tangible".

A la simple signature de l'auteur, on pouvait déjà anticiper sa conclusion, hypocritement navrée, qui n'est tout simplement que la ligne néo-conservatrice, pandémie ou pas, à l'heure de l'"union des droites".

Je pense que l'auteur de cet article nous la fait un peut à l'envers, en fait la "guerre" comme ils disent tous, c'était avant, je vois plutôt la période actuelle comme un trêve imposée par mère nature.

la principale question est la suivante : les élites dirigeantes continueront elles à conduire une guerre sans merci contre les peuples tout en détruisant la planète ou ces derniers auront ils les moyens d'imposer un nouveau partage des ressources plus juste, plus équitable et écologiquement responsable ?

En ces temps suspendus, je me demande en quelle mesure cette crise ne va pas mettre à mal - ce qui serait un bien - le présentisme. Voilà plus de quarante ans que nos sociétés stagnent dans ce régime d'historicité (pour reprendre l'expression de François Hartog), entretenu par nos courses sans fin et des politiques de très courts termes...

Pour le retour à notre socle biologique, d'accord, mais c'est surtout encore et encore le retour à la question fondamentale : doit-on conserver le Capitalisme?

En effet , des chercheurs avaient demandé des budgets pour faire de la recherche préventive, ils ont été refusés. (on peut retrouver cela facilement sur internet). Et le virus s'il est biologiquement égalitaire, il tue plus de pauvres, c'est pas le virus qui organise la société. Les premiers de cordées sont à l'abri, les infirmières , les docteurs , les femmes de ménages des hôpitaux sont quoi ? Mais Macron sait vite retourner sa veste!

C'était les médecins qui avaient les moyens de savoir ce qu'il fallait faire, mais où est la démocratie?

N'importe comment si on écoute la plupart des politiques on n'a plus les moyens de faire quoi que ce soit à part de la dette! Effectivement tout est aspiré par les 1%.

Donc il n'y a plus de politique. Le raisonnable se place sur le terrain de la radicalité, avant que des gens comme l'auteur de ces réponses s'en aperçoive, l'anachronique violence aura fait son chemin ... mais c'est une question de vie ou de mort déjà pour beaucoup, et demain pour la plupart des gens. Des intello, des français moyens doivent avoir la catastrophe devant les yeux pour se remettre en question comme si actuellement il n'y avait pas suffisament d'exemples nous faisant voir le mur qui est devant nous!

Je connais même des gens qui attendent impatiemment le discours du sauveur Macron, on aurait tous dû descendre dans la rue avec les gilets jaunes , Macron ne devrait plus être là .

Bien sûr avec le nombre d'imbéciles et de voraces sans scrupule que l'on peut compter dans le monde politique rien ne serait résolu... Je prétends que le monde d'en bas, les sans dent , les tricheurs, les branleurs et autres insultes qu'ils nous ont balancées avec d'autres termes bien sûr, mais de sens identiques, je prétends donc que ces gens là sont plus compétents pour s'occuper de leurs affaires que tous ces parasites de la finance et leurs mercenaires.

Rey Roger

Comme toujours les conditions économiques vont balayer toute prétention au retour de la période ante. Le capitalisme ultra-libéral, basé sur les échanges mondialisés exacerbés, l'accumulation et le consumérisme forcenés, la croissance illimitée ? Cette construction sociétale n'a plus aucun moyen de survivre.

Soyons marxiens, et pas martiens: c'est à dire les pieds bien sur terre. Les organisations sociales, mais aussi les pensées et les construction culturelles qui en sont les conséquences, l'organisation entière des sociétés: tout cela sera et est d'ores et déjà mis en cause.

Je ne crois pas que les secteurs que vous citez (le monde universitaire notamment, c'est à dire grosso modo les intellectuels) soient les plus menacés, je crois même leurs rôles revalorisés.

Ce qui est en revanche en profonde remise en cause sont les entreprises, quels que soient leurs champs d'action. Leurs cadres de fonctionnement, leurs organisations, les hommes eux-mêmes qui les dirigent, vont subir un vaste remue-ménage où tous les symbolismes de pouvoir vont être bouleversés (bonjour Bourdieu). Un tel maëlström de grande ampleur va engendrer des chamboulements majeurs. C'est peut être la fin de deux siècles et demi de capitalisme ? Merci en tout cas pour votre billet.

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  • 14/04/2020 17:57
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Je parie que demain est un autre jour ! De même qu'aujourd'hui n'est pas hier…

 

 

Autrefois les aines veillissaient au coin du fourneau aujoud hui on les colle a L epad et on verse des larmes de crocodiles...
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  • 26/04/2020 23:28
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Utilisation banalisée du « on » un peu surprenante pour un historien. 

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