«Polisse»: raté, ce n'est pas un film sur la police!

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Polisse est le premier film français de la compétition du 64e Festival de Cannes. Et il est à double-fond: le film sur la police (brigade de protection des mineurs) et l'enfance confrontée à la violence est raté. L'autre, sur la fiction, le jeu, les mensonges et les vérités des adultes, est plus intéressant. Comme un film de Maïwenn.

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La France présente cette année quatre films en compétition officielle. Polisse de Maïwenn, L'Apollonide de Bertrand Bonello, The Artist de Michel Hazanavicius, Pater d'Alain Cavalier. La chronique d'une brigade de protection des mineurs à Belleville. Le huis clos d'un bordel chic de la fin du XIXe siècle. Jean «OSS 117» Dujardin muet, en noir et blanc, aux Etats-Unis. Alain Cavalier et Vincent Lindon pour tout casting. Quatre singularités, quatre exceptions, rien de bien représentatif, rien qui permette a priori de dessiner un paysage. C'est aussi bien. Cela nous évitera les synthèses hâtives sur la situation du cinéma national.