Aurore Lalucq : « On ne peut pas compenser la destruction de la nature »

Faut-il donner un prix à la nature pour la protéger des impacts de l’activité humaine ? Dans un petit livre lumineux, les économistes Jean Gadrey et Aurore Lalucq analysent la théorie ainsi que plusieurs cas de monétarisation d’espaces naturels.

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Faut-il donner un prix à la nature pour la protéger des impacts de l’activité humaine ? C’est ce que défendent de nombreux économistes, à l’image de Nicholas Stern, Pavan Sukhdev, Patrick Criqui, ou Jean-Charles Hourcade pour qui il faut rendre payantes les externalités environnementales du système productif. Concrètement, cette vision se traduit par la création de divers outils, plus ou moins efficaces : principe pollueur-payeur, marché du carbone, taxe poids lourds…
Mais comment établir ce prix, dans quel but et au profit de qui ? Dans un petit livre lumineux, Faut-il donner un prix à la nature ?, les économistes Jean Gadrey et Aurore Lalucq analysent la théorie ainsi que plusieurs cas de monétarisation d’espaces naturels. Non, il ne faut pas confondre « monétarisation », « marchandisation » et « financiarisation ». Oui, il faut appliquer le principe de précaution aux outils économiques car le langage monétaire est trop dominant dans nos sociétés. Non, il n’est pas possible de compenser totalement la destruction de la nature. C’est un leurre, entretenu par les promoteurs de projets d’aménagement du territoire qui veulent par ce biais améliorer l’acceptation sociale de leurs chantiers. Ces pratiques sont pourtant appelées à se développer : la loi sur la biodiversité, qui doit être examinée en première lecture au Sénat d’ici à l’été, en généralise le principe.
Aurore Lalucq, codirectrice de l’Institut Veblen et coauteure du livre, s’explique dans l’entretien ci-dessous.  

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