JO du livre (8/8): Le palmarès de Federer se compte aussi en titres de livres

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Même s'il a dû s'incliner à Londres devant le britaninque Murray, l'icône tennistique Roger Federer est en passe de devenir personnage central de la littérature contemporaine, figuration sidérante de la « poésie en mouvement ». Désormais, le palmarès du Suisse s'évalue aussi en titres de livres, de David Foster Wallace à Philippe Roi, en passant par Arno Bertina ou André Scala.

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Le tennis inspire les écrivains. On pense à Nabokov, qui compare le tennis à la chasse au papillon. À cette photo, qu'évoque Mathieu Lindon dans Champion du monde, Marcel Proust transformant sa raquette en guitare, à Valery Larbaud ou à Soljenitsyne. À Gilles Deleuze qui choisit le tennis pour illustrer le T de son Abécédaire. Mais c’est le nom de Roger Federer qui revient le plus souvent dans la littérature contemporaine, quelques titres (de livres) à ajouter à un palmarès (sportif) déjà impressionnant. Le récit permet le souvenir, il est trace, fait œuvre, ce dont le tennisman a conscience, déclarant dans Le Matin (28 janvier 2007) au journaliste Roger Jaunin – par ailleurs auteur d’un Roger Federer, le tennis magnifié, puis d’un Roger Federer : number one (Favre, 2004 et 2007) – : « Mon travail est de bien jouer au tennis, à vous de trouver les mots qui conviennent. »