«Le Redoutable» ou Godard dans la tourmente de Mai 68

Par

La comédie de Michel Hazanavicius, qui brosse le portrait d'un Jean-Luc Godard en pleine crise existentielle en Mai-68, sort cette semaine. Un portrait légèrement iconoclaste et tout à fait admiratif de l’artiste en apprenti révolutionnaire, estime Le Temps de Genève.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Jean-Luc Godard a révolutionné le cinéma. Et comme tout révolutionnaire, Zapata, Danton ou Trotski, le fondateur de la Nouvelle Vague mérite un film, n’en déplaise aux gardiens du temple. L’auteur d’À Bout de souffle n’est pas une divinité intouchable et Michel Hazanavicius sait qu’il est des outils plus légers que le marbre ou la glose pour rendre hommage aux gens que l’on admire. Celui qui a signé deux OSS 117 et The Artist en connaît un bout en matière de drôlerie. D’ailleurs, c’est quand il a prononcé le mot « drôle » que Anne Wiazensky, l’épouse du cinéaste à la fin des années 1960, a accepté de lui vendre les droits de son livre autobiographique, Un an après.