Danse du scalp à “La Nouvelle Quinzaine littéraire”

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Tous les commentaires

c'est pire qu'à la Fifa!!!!

Ce n'est pas la danse du scalp, c'est la Danse macabre...

Au revoir Maurice, au revoir  la Quinzaine.

Morituri te salutant.

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  • 12/10/2015 12:56
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Un aussi beau fruit, si plein de jus, et que personne n'avait encore eu l'idée de presser ? Mais quelle honte !

Si c'est illisible pour les larves de Sciences-Po ...

Commentaire affligeant.

Même si Sciences-Po est une école de formatage de la pensée, penser que tous ceux qui en sortent le sont montre que vous-même l'êtes.

Cliché à rapprocher des clichés racistes.

Pourquoi ne pas dire : les lecteurs de la NQL sont tous des intellos frustrés qui se la pètent?

 

OU : les Guinard sont des c...?

J'aurai au moins compris que vous n'étiez pas de cet élevage...

Ou alors il faudrait répondre à ceci: depuis quand l'artisanat de la NQL alimente les conversations d'un élevage industriel?

Non, les intellos frustrés qui se la pêtent sont les bobos du 9eme, qui brunchent le dimanche matin à l'hotel Amour rue de Navarin, leur petit libé, Inrocks posés sur le Mac Book Air ...

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  • 12/10/2015 13:50
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Une histoire de cuisine sans grand interêt pour les amoureux de la littérature. 

Comme le forage en Antarctique (ou les naufrages de tankers) est une histoire de cuisine industrielle, sans grand intérêt pour les amoureux d'air pur (d'eau claire et viable)... ?!

Je ne vois pas bien le rapport avec ma petite ironie? Merci tout de même.

Ainsi la NQL vacille et se tournerait vers les calculettes, c’est très douloureux. La qualité des analyses me conduisent à regretter de ne pas lire tous les ouvrages présentés et ce depuis longtemps. La Quinzaine a surmonté le danger de disparaître il y a quelques mois avec l’appui de lecteurs convaincus. Une bataille est-elle réellement engagée et les armes fourbies ? Il y a fort à craindre que ÜBER gagne la partie dans cette période où chacun est invité à proposer ses compétences ( ou ses charmes) pour boucler les fins de mois.

Le bénévolat n’a jamais poussé personne à donner le meilleur de soi-même ? Á l’époque de la souffrance au travail, il peut toutefois être source de satisfaction au service des autres (mais   ÜBER veille pour que tout soit monnayable).

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  • 12/10/2015 15:04
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A Antoine Perraud

Petit (mais important) correctif - "Cedant arma togæ" est un impératif : Que les armes laissent la priorité au civil (la toge). Donc : Que la calculette rende la première place à la plume...

D'autre part, bien des bénévoles, au cours de l'histoire des incessantes luttes humaines, ont donné le meilleur d'eux-mêmes, au péril de leur vie !

Ai corrigé, rendant au subjonctif (plutôt qu'à l'impératif me semble-t-il) la première place que s'arrogea, par mon truchement fautif, l'indicatif.

Pour qui sonne le bénévolat ? Ce que vous faites pour – ou plutôt au côté de – Maurice Nadeau peut vous donner, en d'autres occurrences, l'impression de travailleur pour le roi de Prusse.

Cependant, n'allez pas me faire penser que “Défense de la France” ou tout autre réseau de résistance se fût davantage surpassé en cas de rétribution des saboteurs ou diffuseurs de tracts !

Nadeau n'utilisait pas le terme pilotage.

Le pilote qui par ignorance ou négligence aura fait périr un bâtiment, sera condamné en 100 livres d'amende et privé pour toujours de l'exercice du pilotage

Ordonnance d'août 1681 (in Littré).

A compte d'auteur ?

Les termes pilote et pilotage concernaient jusqu'à la fin du XXème siècle la conduite de machines : d'abord des navires (pour les entrées de port), puis des avions et des automobiles.

Piloter, plutôt que diriger, des êtres humains (à l'aide d'un levier de commande?), c'est les assimiler à des machines. Ces termes se sont malheureusement répandus dans l'administration et les entreprises (couplés a des objectifs). Ce n'est pas une raison pour les utiliser. 

La Milice de l'idiome m'est toujours apparue – au choix – ridicule ou dangereuse.

Prenons le risque du ridicule et détaillons pourquoi le terme pilotage est si dangereux (risque de burn-out, suicide etc..).

Dans le temps, avant 1985, qui correspond à peu près à la date d'introduction du vocabulaire cybernétique dans le langage courant, un pilote dans une administration s'appellait un directeur.

Un directeur dirige, il donne une direction. C'est une notion géométrique qui correspond à un plan. A l'époque, il existait encore des conducteurs, qui conduisaient leurs véhicules selon une direction, comme le font également les conduites d'eau ou les gens qui, en société se conduisent bien, c'est à dire respectent des règles ou des réglements.

Un pilote vise un objectif. Nous sommes passé de la droite au point, de la direction par l'amont au contrôle par l'aval. Le pilotage est beaucoup plus précis que la simple conduite, ce qui est très intéressant pour rentrer dans un port avec un cargo, mais catastrophique lorsqu'il s'agit de régir des êtres humains.

refourgué pour l'occase

“À bas la France !”


Le 2 juillet 1925 [mon père naquit le 7], un banquet en l’honneur de Saint-Pol-Roux deviendra le théâtre d’un épisode important de l’histoire du surréalisme, relaté par Maurice Nadeau :

Maurice Nadeau :

« Au cours du banquet, Rachilde se laisse aller à dire, répétant les termes d’une interview donnée précédemment, et assez fort pour que toute l’assemblée l’entendît, “qu’une Française ne peut pas épouser un Allemand”. Or, les surréalistes étaient à ce moment fort amoureux de l’Allemagne ; d’abord parce que ce pays représentait pour les bourgeois français l’ennemi héréditaire incomplètement vaincu que les chaînes du traité de Versailles n’empêchaient pas de vouloir se relever, le mauvais payeur des Réparations que Poincaré avait exaspéré en occupant la Ruhr, ensuite parce qu’il était, selon Desnos, de ces forces à l’Orient qu’on appelait à détruire la civilisation occidentale, enfin parce que, comme l’avait dit Aragon : “Nous sommes ceux-là qui donneront toujours la main à l’ennemi.” À la suite de la déclaration de Rachilde, André Breton se lève, très digne, et fait remarquer à Mme Rachilde que le propos qu’elle tient est injurieux pour son ami Max Ernst, justement invité à ce banquet.

 » Soudain un fruit, lancé par on ne sait qui, vola dans les airs et vint s’écraser sur la personne d’un officiel, tandis que des cris : “Vive l’Allemagne !” étaient vociférés. Le tumulte devient bientôt général et tourne à la bagarre. Philippe Soupault suspendu au lustre dont il se sert comme d’une balançoire, renverse du pied plats et bouteilles sur les tables. Au dehors, les badauds s’attroupent. Les coups tombent de droite et de gauche. Rachilde prétendra plus tard qu’elle fut frappée d’un coup de pied au ventre par un grand escogriffe à l’accent tudesque (elle voulait naturellement désigner Max Ernst lui-même) …

» L’occasion est trop bonne de réduire à néant ces “provocateurs surréalistes”. Et comme on n’en peut venir à bout, on a recours aux défenseurs naturels de la poésie bafouée : les policiers, à qui on désigne ceux qu’il faut passer à tabac. Tandis qu’on entend les cris : “Vive l’Allemagne ! Vive la Chine ! Vive les Riffains !”, Michel Leiris, ouvrant une fenêtre qui donne sur le boulevard, crie à pleins poumons : “À bas la France !” Invité par la foule à venir s’expliquer, il ne s’en fait pas faute : la bagarrecontinue sur le boulevard du Montparnasse. Leiris continuant à défier la police et la foule, manque d’être lynché. Emmené au commissariat, il y est copieusement rossé. Le scandale fut énorme. Les journaux, avec ensemble, crièrent haro ! sur les surréalistes …

» Les surréalistes ne s’en tinrent pas là. Ils publiaient en même temps la “Lettre ouverte à Paul Claudel, ambassadeur de France”. Son Excellence, en effet, dans une interview à Comœdia, n’avait rien trouvé de mieux que de traiter l’activité surréaliste de “pédérastique”, ajoutant, détail inattendu dans ce débat, qu’il avait bien mérité de la patrie pour avoir, durant la guerre, permis la vente par l’Amérique de “grosses quantités de lard” à la France en guerre. La réponse fut virulente :

“… Nous saisissons cette occasion pour nous désolidariser publiquement de tout ce qui est français en paroles et en actions. Nous déclarons trouver la trahison et tout ce qui, d’une façon ou d’une autre, peut nuire à la sûreté de l’État plus conciliables avec la poésie que la vente de «grosses quantités de lard» pour le compte d’une nation de porcs et de chiens…”»

[Maurice Nadeau, Histoire du surréalisme, p. 79-812]  



redécouvert par la grâce d'un mien "adversaire" médiapartien, Marc Daniel Levy : Les surréalistes : "Vive l'Allemagne !" "À bas la France !"




Max ERNST, "Au Rendez-vous des amis", 1922


De gauche à droite, au premier rang : l'écrivain français René Crevel, surréaliste désespéré et révolté qui se suicida en 1935 ; Max Ernst sur les genoux du romancier russe Dostoïevski, qui mourut dix ans avant la venue au monde de Max Ernst ; l'écrivain et médecin français Théodore Fraenkel ; l'écrivain Jean Paulhan, qui deviendra le directeur de la Nouvelle Revue française, le poète Benjamin Péret, un des plus ardents surréalistes ; l'écrivain et plasticien allemand Johannes Theodor Baargeld, qui fit la joie des dadaïstes avec ses collages ; le poète Robert Desnos qui abandonnera le mouvement surréaliste en 1930.

Au deuxième rang : le poète Philippe Soupault qui participa au mouvement dada, puis fonda avec Breton et Aragon, en 1919, la revue Littérature ; le peintre, sculpteur et poète français Hans Arp, qui associera surréalisme et abstraction ; l'artiste surréaliste français Max Morise, qui tint de tout petits rôles au cinéma ; le peintre et architecte italien Raphaël (1483-1520) ; le poète Paul Éluard, lié au dadaïsme puis au surréalisme ; l'écrivain Louis Aragon, l'un des fondateurs du surréalisme, dont le peintre ceint les hanches d'une couronne de laurier ; l'écrivain André Breton, centre dynamique du surréalisme ; le peintre italien Giorgio De Chirico dont la "peinture métaphysique" fut appréciée par les surréalistes ; enfin, Gala Éluard, une institutrice russe, épouse de Paul Éluard et maîtresse de Max Ernst. Elle deviendra l'épouse de Salvador Dali.


 

source Patlotch : LITTÉRATURE INDISCUTABLE : bonnes pages et mauvais esprits

 

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Il ne s'agit pas des N(ouvelles) L(ittéraires), mais de la Quinzaine du même métal.

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