Pour écrire Le Vrai Sang, Valère Novarina s'est isolé dans les montagnes. Au terme d'une journée de travail, il s'autorisait une descente dans la poudreuse. Cette fois, il voulait d'abord écrire, retourner au « théâtre utopique », en livrer des kilomètres, un texte cinq ou six fois trop long pour la scène, comme un roman théâtral. Revenir en somme à l'époque où il ne mettait pas lui-même en scène. Coucher d'abord le texte sur du papier avant de le coller au mur, le remettre à plat en jeu d'épreuves avant de le confier enfin aux comédiens, à relever, ressusciter, dit-il.