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Valère Novarina: «Le langage est offensif»

15 janvier 2011 | Par Sylvain Bourmeau

Ecrivain devenu metteur en scène et peintre, artiste total en somme, Valère Novarina a voulu revenir d'abord au texte, au théâtre utopique de ses débuts pour Le Vrai Sang, une nouvelle pièce tranchante, tout juste créée à l'Odéon, là même où il connut, en 1966, le choc Genet avec des Paravents encadrés de CRS. Entretien vidéo et extrait du texte.

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Pour écrire Le Vrai Sang, Valère Novarina s'est isolé dans les montagnes. Au terme d'une journée de travail, il s'autorisait une descente dans la poudreuse. Cette fois, il voulait d'abord écrire, retourner au « théâtre utopique », en livrer des kilomètres, un texte cinq ou six fois trop long pour la scène, comme un roman théâtral. Revenir en somme à l'époque où il ne mettait pas lui-même en scène. Coucher d'abord le texte sur du papier avant de le coller au mur, le remettre à plat en jeu d'épreuves avant de le confier enfin aux comédiens, à relever, ressusciter, dit-il.