Nadia Comaneci, l'ange déflagratoire de Lola Lafon

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Le 17 juillet 1976, aux J.O. de Montréal, un elfe roumain entre dans l’imaginaire mondial. Son défi à l’équilibre, à la perfection et à l’espace suspend le temps et dérègle les ordinateurs qui ne peuvent enregistrer sa note : 10. Elle a quatorze ans, mesure 1,47 m et chacun retient son nom, Nadia Comaneci. C’est cette figure que Lola Lafon place au centre d’un roman plus proche d’une vie potentielle que d’une biographie : l’exactitude ne sera pas sa règle, charge à la fiction de remplir les blancs et silences du récit officiel, à la littérature de dire ce qui échappe, cette icône et « idole pop ». « Ce que la petite a effectué à l’instant dézingue le déroulement des chiffres, des mots et des images. Il ne s’agit plus de ce que l’on comprend. On ne saurait noter ce qui vient d’advenir. »