L’étoffe des anciens rêves

Par Norbert Czarny (En attendant Nadeau)

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Ni l’homme ni la femme n’ont de nom. On les voit et les entend à travers « il », le personnage principal nommé avec la même distance. C’est un garçon d’une douzaine d’années, et il a une toute jeune sœur, atteinte d’une malformation à la hanche que l’on soignera à l’hôpital. Cette famille vit à Paris, dans le même immeuble que Maria Silva et son fils Pépito, ami du personnage principal. Tous deux discutent, se font quelques maigres confidences, s’interrogent. L’un est originaire du Portugal, alors sous la férule de Salazar, l’autre a ses origines en Orient, dans un pays que l’on devine désormais hostile aux siens. La famille a dû quitter précipitamment cette terre lointaine, dans laquelle elle avait toujours vécu et prospéré, fréquentant la haute société dans laquelle on aimait porter des robes dessinées par les grands costumiers de Hollywood. La référence.