L’édition scientifique, entre prédateurs et profiteurs

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Les revues scientifiques sont au cœur de la diffusion des savoirs et de l’évaluation des chercheurs. Face à la captation du marché par de grandes entreprises, des résistances s’organisent. Entretien croisé avec Hervé Maisonneuve et Frédéric Hélein.

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Pour un chercheur, publier ses résultats dans des revues spécialisées est une activité cruciale, lors de laquelle se joue sa renommée. Ces revues, initialement fondées par des sociétés savantes, sont de plus en plus contrôlées par un oligopole de multinationales de l’édition, qui accumulent des profits phénoménaux. Depuis une décennie, le modèle économique de l’édition scientifique bascule vers une logique d’accès libre aux articles, les frais de publication étant couverts par les chercheurs. Mais des groupes peu recommandables ont développé des revues dites « prédatrices », publiant n’importe quoi dans le seul but d'encaisser le paiement des chercheurs.

Où va l'édition scientifique ? Comment les scientifiques peuvent-ils reprendre le contrôle de ce maillon essentiel à la diffusion de leurs recherches ? Entretien croisé avec Hervé Maisonneuve, médecin de santé publique, et Frédéric Hélein, professeur de mathématiques à l’université Paris VII.

© Mediapart

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