«Contrechamp» : Cannes, derrière les paillettes

Par et Olivier Alexandre

20 millions d’euros de budget et 5 000 journalistes accrédités, un chiffre multiplié par 5 en 40 ans… Le Festival de Cannes, qui débute ce mercredi 13 mai avec un nouveau président, Pierre Lescure, et de nouveaux sponsors, vaut-il une telle mobilisation financière et médiatique ? Entretien avec son délégué général, Thierry Frémaux.

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CONTRECHAMP. Thierry Frémaux © Mediapart

Pour ce nouveau numéro de Contrechamp, l’émission vidéo et long format de Mediapart qui décrypte chaque mois les conditions de production et les processus de création de ce qui nous est donné à lire, voir ou entendre, c’est le délégué général du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, qui est notre invité.

Non pas pour évoquer une sélection de films que vous ne verrez qu’à l’automne prochain, des stars dont vous avez légitimement le droit de ne pas vous soucier ou des soirées paillettes dans lesquelles vous ne pourrez pas entrer... Mais parce que le Festival de Cannes, c’est surtout une machine aux rouages complexes et des enjeux politiques, esthétiques et commerciaux loin d’être négligeables.

D’autant que le 68e Festival de Cannes, qui ouvre ce mercredi 13 mai et durera jusqu’au dimanche 24 mai, se situe à un tournant, avec le retrait de son président emblématique, Gilles Jacob, remplacé par Pierre Lescure, qui, lors de sa conférence de presse, a notamment annoncé la venue de nouveaux sponsors, en particulier Kering, la holding de François Pinault, et Mastercard, aux côtés des mécènes habituels que sont Renault, L’Oréal ou Chopard... 

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