Yannick Haenel avance masqué

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Un brûlot littéraire ? Une ode emportée à l’insurrection générale ? Un retour de flamme anar ? Il y a de tout cela dans le dernier roman de Yannick Haenel, Les Renards pâles, mais pas seulement. Serait-ce un livre malin et propre à séduire ceux qu'il fustige ? Extrait en fin d'article.

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Il peut être tentant, parfois, de tout simplement descendre un livre un peu trop encensé alentour. À peu de frais, on a des airs d’esprit fort. Mais comme la touche « esprit fort » est précisément l’un des travers des Renards pâles, on s’en abstiendra, quitte à frustrer les lecteurs avides d’avis tranchés, en cette période d’offre éditoriale pléthorique. Il y a des reproches faits à un livre, des irritations, qui pour un lecteur sont plus riches que la lecture symbiotique, confortable comme un fauteuil dont on connaît le moindre ressort.