Eric Reinhardt explore l'intime

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L'Amour et les forêts est un tournant dans l'œuvre d'Éric Reinhardt, le récit d'une libération. Celle de son héroïne, Bénédicte Ombredanne, en proie au harcèlement conjugal. Celle de son auteur, surtout, comme il le confie à Mediapart dans un long entretien.

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L’Amour et les forêts est un portrait de femme, une héroïne fin de siècle en pleine modernité, aussi forte qu’elle est vulnérable, aussi déterminée qu’enfermée dans les nœuds d’un mariage qui ne la satisfait pas, en butte à un mari jaloux et violent. Mais contrairement à ce que l’on a pu lire ici ou , cette femme, Bénédicte Ombredanne, n’est pas une Bovary contemporaine. Certes elle est une lectrice de roman, certes elle vit en province (en Lorraine) et son union suinte l’ennui. Mais elle ne s’évade pas dans l’adultère chronique. Son mari la traque, la piste, la harcèle et lui fait vivre un enfer. Bénédicte s’échappe, devenue @fionarose elle rencontre @Playmobil677 sur Meetic. Christian sera l’amant idéal pour une parenthèse enchantée – « une île sublime et odorante, charnelle, sonore, dont les splendeurs s'intensifiaient à mesure que les jours s'écoulaient, et que s'amenuisait la possibilité qu'elle puisse jamais les retrouver » – mais là n’est pas la liberté de Bénédicte Ombredanne.