Les paraboles d’Olga Tokarczuk

Par Jean-Yves Potel (En attendant Nadeau)

Chez Olga Tokarczuk, la raison laisse la place à des croyances troublantes. On devient addict ou on n’aime pas du tout. En cela, son dernier livre traduit en français est une bonne introduction à l’œuvre récompensée par le prix Nobel de littérature 2018. Maniant la tendresse et la curiosité de l’ordinaire, l’écrivaine polonaise nous entraîne dans des histoires qu’elle dit « bizarroïdes ».

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Olga Tokarczuk est une conteuse. Elle écrit des histoires dont elle fait des paraboles, mais sans conclusions édifiantes ni consolations. Elle préfère l’empathie. Elle goûte le hasard, ses enchaînements, ses plaisirs, ses cruautés, et s’en accommode. Ses récits, souvent courts, peuvent être tressés en un imposant volume comme ceux des Livres de Jakub, et enivrer, tant ils sont inattendus.