Pour l’architecture aussi, Mai 68 est un moment de bascule

Par

À l’occasion d’une exposition parisienne à la Cité de l’architecture et du patrimoine cet été, retour sur les nouvelles manières d’enseigner l’architecture et de penser la ville, après le séisme Mai 68, en compagnie de deux des commissaires de l’exposition, Éléonore Marantz et Jean-Louis Violeau.

Cet article est en accès libre. L’information nous protège ! Je m’abonne

« C’est comme si les architectes avaient sauté à l’élastique, mais sans élastique. » Avec cette formule efficace, le sociologue Jean-Louis Violeau, dans les premiers moments de la discussion organisée dans les locaux de Mediapart, tente de décrire la rupture que représentent Mai 68 et les années 1960 au sens large pour l'architecture en France. Après l'éclatement des Beaux-Arts de Paris, l'architecture s'enseigne différemment, les manières de penser la ville évoluent, d'autres préoccupations s'invitent, à commencer par l'environnement.

Existe-t-il un « style 68 » ? Une architecture de gauche ? Quelles leçons les grands architectes français d'aujourd'hui en ont-ils tiré ? À l'occasion d'une exposition à la Cité de l'architecture et du patrimoine qui se tient à Paris jusqu'au 17 septembre, retour sur le séisme Mai 68, en compagnie de deux des commissaires de l'exposition, Éléonore Marantz et Jean-Louis Violeau. À signaler, la publication d'un petit livre en forme de catalogue de l'exposition, aux éditions B2.

Cette émission est aussi disponible en podcast

Pas de mobilisation sans confiance
Pas de confiance sans vérité
Soutenez-nous