Achille Mbembe : « Pas de monde sans circulation libre des hommes » 

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Pour Achille Mbembe, la répétition des drames liés à la fermeture des frontières marque la poursuite d’une « idéologie de la sélection entre différentes espèces humaines ». Mais elle masque aussi le « devenir-nègre du monde », c’est-à-dire aussi bien la marchandisation des hommes que la possibilité d’une « montée collective en humanité ».

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Achille Mbembe, d’origine camerounaise, vit entre l’Afrique du Sud, où il enseigne l’histoire et la science politique à l’Université du Witwatersrand de Johannesburg, et les États-Unis, puisqu’il est également professeur à Duke University. Il fait aussi quelques escales régulières à Paris, cette fois-ci à l’occasion de l’ouvrage qu’il vient de publier aux éditions La Découverte, Critique de la raison nègre.