Climat : « L’industrie intimide les chercheurs »

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En 2093, la civilisation occidentale a disparu, submergée par les flots, les pollutions et les guerres climatiques. Des historiens tentent de comprendre ce qui s’est passé depuis la seule nation de l’ancien monde à avoir survécu : la Chine.

Le nouveau livre d’Erik Conway et Naomi Oreskes, L'Effondrement de la civilisation occidentale, est un texte bref, provocateur, d’histoire-fiction. Après le succès international de leur précédent ouvrage, Marchands de doute, une remarquable histoire des réseaux climatosceptiques et de la fabrication de l’ignorance sur le dérèglement climatique (voir ici), les deux chercheurs ont pris le détour de la science-fiction pour décrire les affres contemporaines face à la crise climatique. Mais leur récit imaginaire est nourri de faits bien réels, observés et compilés par les deux auteurs. Parmi ceux-ci, ils notent les pressions exercées par les industries du pétrole et de l’énergie sur les scientifiques. Une véritable guerre juridique et économique, que Mediapart a demandé à Naomi Oreskes de raconter en plus amples détails, alors que des climatologues dénoncent les intimidations subies par les auteurs du dernier rapport du Giec (voir ici).