Louis Wolfson est de retour (1) : le jeune* öme *sqizofrène

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Avant d’évoquer le livre de Louis Wolfson qui paraît aux éditions Attila, retour sur son premier texte, Le Schizo et les langues, publié par Gallimard en 1970, livrépoque dit François Cusset, livre-séisme qui en diverses étapes aura passionné Queneau, Pontalis, Deleuze, Sartre, Foucault, Lacan, Le Clézio ou Paul Auster… Document ou littérature ? Ou question hors sujet…

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« Le jeune homme schizophrénique était maigre comme beaucoup de gens dans de tels états mentaux. En effet, il semblait plutôt dénourri. Peut-être même était-il dans un état de marasme ; du moins sa mère semblait-elle quelquefois penser ceci. » Ainsi s’ouvre Le Schizo et les langues. Un manuscrit qui arrive aux éditions Gallimard le 12 novembre 1963, posté depuis Brooklyn. En français, mais un français venu d’ailleurs. Instable, inventif souvent, qui capte immédiatement l’attention. L’auteur, inconnu, se nomme Louis Wolfson.