Berlin et Schönberg au cœur d’un brillant premier roman

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Sans doute est-ce parce que Noémi Lefebvre a longtemps mûri ce texte qu'il ne ressemble pas à un premier roman. L'Autoportrait bleu vaut d'abord pour la musique, celle de sa langue et celle de Schönberg, au cœur de ce bref et dense volume. Entretien vidéo et extrait.

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Les phrases sont longues, sinueuses, circulaires presque parfois, la fille parle beaucoup, se parle, saoule littéralement le lecteur, emporté, comme dans un tourbillon, le temps d'un vol, en avion, pris dans les flux de conscience ascendants et descendants, chaud et froids, sous stress dans l'air pressurisé d'une cabine. L'Autoportrait bleu est un premier roman classique contemporain, comme on peut dire que la musique de Schönberg – au cœur du livre – est classique et contemporaine. Son écriture doit à l'allemand, énormément. Une autre musique, celle de Thomas Bernhard n'est jamais très loin.