Pour une éthique de la vulnérabilité en temps de pandémie

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Bonsoir. J'ai eu la même pensée que vous : ouvrage qu'il faudrait faire lire à beaucoup de dirigeants politiques. 

J'avais entendu un jour sur France Inter qu'aux Etats Unis des cours d'empathie sont délivrés aux étudiants en médecine. On devrait inclure de tels cours dans toutes les écoles françaises, de l'école primaire aux études supérieures.

Nvo commentaire : Je vole a emmanuel Levinas quelques mots pour vous remercier a nouveau " le soufflede vos mots conjugues me font voir l'envol de l'oiseau aux ailes repliees qui fera de moi un lecteur assoiffe James

La difficulté du soignant peut être au sein de l'institution chosifiante et non démocratique de trouver une place avant même de poser un acte lévinassien   

Je pensais que c'était le culte de l'argent qui engendrait des sociétés compétitives. Le dépassement de soi peut avoir de multiple origine, pas seulement sociétale.

Chère Livia, faites nous donc un article sur le racisme social... avec la même verve.

Pour vous le dire sans détour, je n'adhère pas à votre éthique de la vulnérabité.

Nous n'avons pas besoin de nous représenter notre prochain comme vulnérable, mais comme ayant les même droit que nous. Si la vie retire un de ces droits fondamental à un être, il est de notre devoir de lui restituer. Car un sdf, qui a le coprs meurtri, la peau malade par la rue est un homme en train de mourir. S'apitoyer sur son sort ne le sauvera pas. Mais nationalement, nous devons faire en sorte que personne ne dorme sur le bitume. Et pour cela ce n'est pas seulement cela le tissu associatif qui doit travailler. C'est la solidarité nationale dans l'esprit de chacun.e qu'il faut raviver. Il n'est pas question là de vulnérabité, mais de reconnaissance à tout un chacun.e de ses droits quelque soit son origine sociale.

Je crois en l'expression de la solidarité nationale.

Une nouvelle utopie.

Chère Livia, je vous invite à lire Au bagne, d'Albert Londres. Un livre reportage datant de 1923 sur les conditions de vie des bagnards... et la misère de ces hommes y est décrite et dénoncée, et je vous invite à regarder attentivement l'état de déhumanisation de nos sdf, la silimitude entre la rue et le bagne est frappante.

En 1924 grâce au travail journalistique d'Albert Londres, et à son engagement humain, le bacne sera supprimer par le gouverneur de Guyane.

Aujourd'hui nous ne construisons plus de bagne, parce que la rue est devenue le bagne. Il suffit d'exclure. Et le bagne, la rue se chargera de finir le travail d'exclusion. La mort.

Quand un journaliste reçoit un prix Albert Londres, qu'il se souvienne qu'Albert Londres dénonçait pour rétablir la justice.

 

Votre système de contrôle informatique m'empêche de fournir une réponse à Livia Garrigue...

Je suppose que cela fait partie des vulnabilité du participatif...

:)

La selection des interlocuteurs est-elle une vulnérabilité de cette journaliste...

Il semble que oui.

Un bon cerveau performant, ça suffit pas. Une expérience de camp comme l'a traversé Levinas, l'a surement fait plus progressé dans sa philosophie existentielle que d'être l'objet d'un culte universitaire, comme Heidegger, flirtant avec les hauteurs et les miasmes nazies.

L'empathie, la compassion, éléments constitutionnels d'une intelligence heureuse, en relation avec l'autre, font saisir les interactions du monde. On en revient à Bouddha, qui se fit la malle du palais de son père, conscient d'être dans le mensonge et l'ignorance. 

Merci Livia Garrigue d'attirer l'attention sur la réflexion et le travail de Corine Pelluchon, une démarche tout entière consacrée au souci de l'autre (il faut lire ce dernier mot lato sensu, car il porte en lui tout le vivant : l'humanité, les animaux, notre terre et leurs relations). La lecture des livres de cette philosophe ne met que mieux en lumière l'incurie, le cynisme et la brutalité de Macron et son équipe. La tarification à l'acte (T2A) mise en place dans les hôpitaux avec l'appui de Jean Castex à l'époque révèle que pour le pouvoir en place seules comptent la rentabilité, la concurrence et l'enrichissement de ses affidés. La suppression de l'ISF au début du quinquennat de Macron était une plus grande priorité que l'amélioration de notre système de santé. 

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