Que vient faire Georges-Marc Benamou à la Villa Médicis ?

Par
Le conseiller du président Sarkozy, Georges-Marc Benamou, voit sa carrière de courtisan couronnée par un bâton de maréchal : la direction de l'Académie de France à Rome. Mais le poste ne saurait être une sinécure et devrait s'avérer un enjeu culturel majeur pour l'Europe à venir.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le 16 juillet 1992, au métro Bir-Hakem à Paris, en face de ce qui fut jadis le Vélodrome d'hiver, le président Mitterrand, venu à l'occasion du cinquantième anniversaire de la rafle du Vel' d'hiv, s'était fait siffler (« Mitterrand à Vichy ! ») par quelques excités du Bétar, à la plus grande fureur de Robert Badinter, qui s'était dressé en répétant : « Vous m'avez fait honte ! » Après ces incidents, le Président avait déambulé en surjouant la quiétude et le détachement, plongé avec ostentation dans une grande conversation avec un jeune courtisan, qui courbait l'échine vers son auguste interlocuteur : Georges-Marc Benamou.