Emmanuel Venet: un roman familial où les maux comptent triple

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Le narrateur de ce roman est un homme de vérité. Hélas pour lui. C’est un symptôme. Parmi d’autres, qu’il décrit avec l’exactitude qui lui est chère : « Le syndrome d’Asperger, atypie du développement appartenant au spectre de l’autisme et qui ressemble à l’idée que je me fais du surhomme nietzschéen, me rend asociognosique, c’est-à-dire incapable de me plier à l’arbitraire des conventions sociales et d’admettre le caractère foncièrement relatif de l’honnêteté. » Autour, dans la famille, on s’exprime souvent en termes plus abrupts, mongolien ou schizo, quand il énerve trop.