Jean Echenoz, piéton du monde

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Dans son précédent roman, 14, Jean Echenoz concentrait la Première Guerre mondiale en une centaine de pages et cinq destinées. Avec Caprice de la reine et en sept récits, c'est le monde qu'il arpente. Rencontre avec un écrivain « explorateur autant qu’historien » et premières pages du recueil en fin d'article.

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Jean Echenoz n’a de cesse de surprendre ses lecteurs : chaque fois qu’il a semblé se couler dans un genre, c’était pour mieux le subvertir – ainsi du roman policier, du récit d’aventures, des biographies imaginaires (Ravel, Courir ou Des éclairs) ou du roman de guerre avec 14… Son dernier ouvrage, Caprice de la reine, est un nouveau détour, au sens tout autant géographique que formel : sept récits comme autant de lieux composent ce recueil, malgré son titre qui, Echenoz s’en amuse à la fin de notre entretien, caméra éteinte, pourrait faire croire à un roman historique à la Chantal Thomas.