Théâtre : à Avignon, le chant funeste des Afghanes

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Présenté au festival Off, le spectacle « Je Hurle » met en scène l’immolation d’une adolescente afghane dont la famille refusait qu’elle écrive de la poésie.

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Tantôt cris de douleur, âpres et perçants comme un coup de poignard entre les épaules, tantôt appels à la vie, à la mort, à la liberté, d’une intensité extrême, on ne peut guère imaginer la violence absolument foudroyante que contiennent ces deux vers scandés, que l’on appelle landays. On ne les entend jamais parce qu’ils sont jetés au ciel par les femmes pachtounes d’Afghanistan et du Pakistan sur le chemin des champs, du puits ou de la rivière.