«La Zone d’inondation»: et Roman Sentchine marcha sur les eaux…

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Oui, c’est bien tentant. On aimerait évoquer le goût explosif des tomates sibériennes, comme si le bref été concentrait les saveurs ; l’extension du temps quand, pendant des mois, le jour luit quelques heures sur la neige derrière la palissade penchée ; les ombres pêchés dans la rivière qu’ici nous nommerions fleuve ; l’écriture de Roman Sentchine qui magnifie nature et humains, la force de son récit qui fusionne social et intime, l’inscrivant dans une longue tradition littéraire russe, et la renouvelant.