Savitzkaya, conteur virtuose

Par Hugo Pradelle (En attendant Nadeau)

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Le nouveau livre d’Eugène Savitzkaya est un conte. Il en a tous les ingrédients, il en reprend tous les codes et les formes. On y reconnaît une habitude de lecture étrangère, c’est-à-dire qui admet immédiatement, naturellement, l’incongruité, l’invraisemblance. On y entend à la fois la folie d’un monde déréglé et l’étrange apaisement angoissé des formes archétypales de la littérature populaire. C’est une expérience bizarre, perturbante. Qu’on le dise d’emblée, c’est déstabilisant mais jouissif ; on y est mal à l’aise et on y retrouve des sensations profondément enfouies ; on y reconnaît tout sans en rien connaître…