Octobre 17. Larissa Reisner, une déesse guerrière qui emporte l’Armée rouge

Par Jean-Jacques Marie
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Son article fait l’effet d’une bombe. Le lendemain, furieux, Félix Dzerjinski, le président de la Tchéka, obtient du bureau du comité central du Parti communiste la décision d’interdire toute critique de la Tchéka dans la presse."

On peut donc être trotskyste et ......lucide ! 

Ce qui n'est pas le cas de tout le monde au vu de certain commentaires à propos de Makhno  ! 

Billet très intéressant.

Pour l'anecdote :  "le champagne que l’imagination fertile des matelots fait couler à flots n’est que de l’eau, dont il n’est même pas sûr qu’elle soit bien chaude." En effet ! À Pétrograd en 1920, l'électricité ne revenait que pendant la nuit, et l'on cherchait partout du bois pour se chauffer, comme le raconte par exemple Zamiatine dans la nouvelle "La caverne"...

Du point de vue des garçons qui font la guerre, la beauté est ce qui attire l'attention, l’intelligence et le courage ce qui subjugue et motive, un militant n’énumérera pas dans le même ordre qu'une militante les qualités d'une militante parce qu'il est d'abord homme, c'est à dire être sexué et que ça l'a défini en premier avant tout engagement postérieur de la raison au service de la question sociale. Il n'est point de point de vue objectif surtout lorsqu'il s'agit de témoigner sur la capacité d'un être à entraîner les autres.

Une base historiographique plus que ténue. On est dans la légende littéraire. La Baraka de davidovitch et les sagas de militaires en campagne. Les mêmes épisodes, les mêmes "bobards" ponctuent l'histoire "blanche". A noter le même ton/style des ouvrages de JJ Marie sur la Guerre civile russe - Crontadt ( 2005, fayard), La guerre civile russe 117-1922 (2005, Autrement) et le livre de Domnique Venner "les blancs et les rouges, histoire de la guerre civile russe 1917-1921 (1997, Pygmalion). Ces histoires sont "réversibles" : tout s'est joué dans les aléas et l'héroïsme d'un conflit militaire épuisant, les seuls signes négatifs ou positifs sont attribués à des acteurs qui ont eu le même type d'opérations à conduire. Le Régime issu de cette guerre civile aurait été sans doute parfaitement semblable, si les blancs l'avaient emporté. Les historiographes mettent le plus souevnt en avant les figures militaires "bolcheviks", en omettant soigneusement que le gros des troupes et de l'encadrement fut le même que celui de l'armée tsariste et des armées blanches, avant que de nouvelles "générations" sortent des orphelinats et des académies de Staline. Ces histoires, dans la mythologie créé développée par les appareils communistes internationaux de propagande, occultent les véritables tournants du conflit, qui furent à la fois diplomatiques et politiques (les évolutions diplomatiques russo-allemandes notamment). L'historiographie des grands hommes et de héros romantiques-hégeliens, le genre biographique prosopographique qu'ont privilégié (et brillamment illustré) les historiens "lambertistes", à l'extrême-limite évoque un imaginaire ancien, qui avait incomparablement sa faculté et sa force politique (le mythe, la mythographie bolchevik révolutionnaire), en tant que "force de suggestion subjective" aux effets réels, mais ne résisterait précisément pas à un approfondissement scientifique de ces "biographies et prosopographies" (les courants contemporains d'historiographie se basant sur des dépouillements exhaustifs d'archives, de reconstitutions démographiques, concernant cette période, dressent de tout autre tableau, beaucoup mois lyrique, moins"dramatique", moins "cinématographique", mois "photogénique". L'analyse socio-historique en terme de "plongée brutale dans l'anomie", la lutte ultradestructrice d'ochlocraties en furieuses compétition, du coin de la rue, à des théâtres d'opération de pillages, de massacres, de taux d'homicides inouies, de "terres brulées", de pogroms de toutes sortes de catégories de population,.. parfois très vastes et ce, sur une très longue durée (10 ans, 20 ans, 30 ans pour les contrées martyrs comme l'Ukraine). Si les purges de masse dans l'appareil d'état et du parti, à partir des années 30, passèrent comme "une lettre à la poste", c'est sur fonds d'hyperviolence et de système concentrationnaire naissant dès 1918. De ce point de vue l'appareil de terreur bolchévik, ne fut que la plus impitoyable des "machines de guerre nomade" alors déchainés de la Chine aux rives du Bosphore. C'est sa capacité à "terroriser l'arrière", qui lui permet de tenir ces "fronts en lambeaux", fluctuants. C'est sa capacité à se projeter dans un terrorisme extérieur de pression sur les puissances occidentales et américaines, qui lui permet de "retourner" les chancelleries, d'abord l'Allemagne post-wilhemmienne, avec le Traité de Rapallo et ses clauses secrètes, puis les USA - le pétrole de Bakou coula vers l'europe occidentale et les USA, durant toutes cette période, sans interruption, et les maitres du Kremlin, troquèrent une partie du pétrole de la Caspienne, contre la mainmise sur la géorgie mencheviks et l'Azerbaïdjan plutôt Kémaliste. Des Individus comme le futur grand maître de l'atome russe, Lavrenti Beria, avaient déjà plus de pouvoir en 1920, comme agent au moins triple, que Lénine et Trotski, et leur équipe de Marionnette de Moscou et du Komintern. L'or das anglais, du Turc, des fonds secrets américains... achetaient les armées, aussi bien pour combattre que pour les faire débander. Les Bolcheviks disposaient eux-aussi de fonds colossaux (via des banques suédoises et finlandaises - via aussi des deals secrets avec les bourgeoisies et armées nationale Lettones et Lituaniennes en voie de formation- La stabilisation avec la Turquie d'ata Turk, Mustapha Kemal en 1924, entraina la reconnaissance internationale de l'URSS, sorte de "DAECH" qui aurait réussi.

Rémy Dholland livre (toujours en vrac) des choses (parfois) intéressantes. Faites le tri et servez-vous.

++++

Ah, Jean-Pierre, il faut savoir remettre en question ce que l'on croit savoir, même quand on sait beaucoup, et je sais que c'est votre cas.

Pour cela, mesurer à quel point l'investissement personnel dans une théorie, et je sais que c'est votre cas, rend difficile la remise en question.

Pour vous donner une idée de cette difficulté, constatez seulement autour de vous à quel point il est difficile de renoncer à une croyance religieuse inculquée depuis l'enfance, alors même que ses postulats feraient rire un enfant de dix ans si on les lui présentait pour ce qu'ils sont et non comme la parole divine. Et on tue, on meurt pour eux.

A l'évidence, la dictature du prolétariat est une version laïque de ces funestes billevesées.

Vous avez eu foi en des tas de choses qui n'ont plus cours (et moi donc !). Etes-vous bien sûr d'avoir fait un ménage complet ?

Rémy Dholland, j'approuve l'ensemble de votre réponse moins chaotique qu'à l'accoutumée. D'autant plus que votre critique initiale des faiblesses de cet article nettement hagiographique était parfaitement justifiée.

A ceci près, peut-être, que vous auriez facilement pu laisser les six derniers mots de l'autre côté du point final. Quand le ton monte un peu, le taulier sort vite le nerf de bœuf de dessous le comptoir, ici.

Dans l'esprit de Karl Marx, "dictature" est la charge de ce qui dit, et décide (même construction que dans législature, magistrature, etc). Selon le même,la classe dominante dit, et décide.

Nous vivons évidemment sous la dictature de la classe bourgeoise, et les communistes (ou socialistes) sont convaincus que la société a besoin, en attendant une société sans classe (dans laquelle l'Etat pourra "dépérir") d'une transition où la classe dirigeante sera celle des travailleurs. Si la classe des travailleurs dirige la société, plutôt que l'oligarchie financière, cela s'appelle la "dictature du prolétariat". En termes plus vagues : pouvoir du peuple, cad : démocratie.

Dans l'usage actuel "dictature" est le pouvoir abusif et malfaisant exercé par un chef, toujours un peu cinglé (une sorte de "jupiter", quoi), et la camarilla de ses complices. Cela n'a rien à voir avec le sens donné par Marx à ce syntagme.

On peut critiquer et répudier ces conceptions, mais mieux vaut les connaître.

«Si la classe des travailleurs dirige la société, plutôt que l'oligarchie financière, cela s'appelle la "dictature du prolétariat". En termes plus vagues : pouvoir du peuple, cad : démocratie.»

Dictature du prolétariat  =  pouvoir du peuple = démocratie... Il me semble avoir déjà entendu cette chanson quelque part. Et vous faites comment, pour établir ce que vous appelez la démocratie ?

C'est bien joli de revenir à Marx, qui n'est pas vraiment entré dans le détail de la méthode révolutionnaire, tout en glorifiant tout de même la rude chanson du canon. 

Mais cela ne gomme pas Lénine et Trotski et Staline et Mao et Pol Pot et leurs centaines (oui, leurs centaines) de millions de morts de guerres civiles, d'exécutions sommaires, de famines provoquées, de tortures dans les prisons et dans des goulags d'extermination par le travail et la faim et le froid qui ont servi de modèle aux KZ nazis.

Je savais bien que vous étiez fort savant, mais je vois aussi que le ménage n'est pas terminé. Les leçons du 20e siècle restent encore à tirer, et je ne m'exempte pas de cette tâche, en particulier pour essayer de répondre de manière crédible à la question que je vous pose au premier paragraphe.

Mais pour pouvoir répondre à cette question, encore faut-il avoir pris la pleine mesure des tragiques échecs du passé.

Le fait que vous arriviez a placer une lettre après l'autre pour former des mots prouve que vous avez encore quelques facultés intellectuelles. Peut importe que le résultat d'ensemble donne l'apparence de la démence. Continuez a vous exprimer et à bien prendre votre traitement.

"La perspective de la révolution permanente peut être résumée de la façon suivante : la victoire complète de la révolution démocratique en Russie est inconcevable autrement que sous forme d'une dictature du prolétariat appuyée sur la paysannerie. La dictature du prolétariat qui mettra inévitablement à l'ordre du jour, non seulement des tâches démocratiques mais aussi des tâches socialistes, va en même temps donner une puissante impulsion à la révolution socialiste internationale. Seule la victoire du prolétariat en Occident garantira la Russie d'une restauration bourgeoise et lui assurera la possibilité de mener à bonne fin l'édification socialiste."

"Staline" de Trotsky dans "Appendice"-1940 / marxistes.org

Lénine et Trotsky comme tous les révolutionnaires russes, du moins les "vieux" ne se faisaient aucune illusion sur le devenir de la révolution russe surtout après l'échec de la révolution allemande. A postiori il est tout de même devenu clair que la lutte de classe en Russie après la guerre civile et l'échec de le révolution allemande a tourné en faveur de la bourgeoisie et que Staline ne fut que son instrument bureaucratique à partir du moment où la bureaucratie l'eut choisi. L'idéologie de cette bureaucratie fut celle du "Socialisme dans un seul pays" tournant le dos à l'internationalisme dans le seul but de défendre ses privilèges naissants. Idéologie tout à fait comparable a celle des sociaux patriotes de Blum au PS ( On peut ajouter LFI ).

Mais ce n'est ni la fin de la lutte de classe ni la" fin de l'histoire". Pour imposer leurs revendications, les exploités, c'est à dire l'immense majorité des salariés dans le monde et pays par pays cherchera toujours a socialiser les moyens de productions. Ce sont eux qui font les Lénine, les Trotsky et les Larrissa Reisner. Qu'il y ait des coup de grisou, des reculs et des catastrophes prouve que la bourgeoisie se défendra comme elle peut avec des Pol Pot s'il le faut. Cela indique aussi que les révolutions sont nécessairement violentes et..inévitables. Ce furent les masses russes et autres qui furent violentes contre le tsarisme et la bourgeoisie russe, pas un Lénine ou les bolcheviks seuls. Robespierre lui aussi fut violent...et même les maquisards français le furent répondant a d'autres violences.

Bref tirez les leçons du passé, proche ou plus lointain, que vous voulez mais épargniez nous vos leçons de morale jésuistiques à deux balles.

Belle réponse de «vieux-croyant».

La bourgeoisie a «choisi» Staline et Pol Pot parmi les dirigeants éprouvés du Parti communiste (bolchevik) et de l'Angkar cambodgien tout aussi communiste. Comme au marché aux légumes. «Vous le voulez moustachu ? barbichu ? parlant anglais ? chinois ? moldave ? géorgien ? Un moustachu géorgien ? Très bien, je vous mets celui-là, vous en serez content»...

Ben voyons. Pour triompher, le prolétariat n'a donc qu'à «choisir» un dirigeant prêt à trahir parmi ceux de la bourgeoisie. Fillon ou Le Pen feront l'affaire, si on les paie bien, on connaît leur vénalité. Et le tour sera joué. Dommage seulement que personne n'y ait pensé plus tôt.

Vous avez tout compris, et si vos théories ne marchent pas et ne convainquent personne en dehors d'une infime minorité (il y a aussi toujours des gens instruits qui croient que la Terre est plate) vous n'y êtes pour rien et les autres sont des «jésuites à deux balles» (dans la nuque ?).

Dommage pour vous et pour le monde, si vous vous creusiez un peu plus le citron on finirait peut-être par trouver une solution. Le bon vieux Marx ne s'en est pas privé, lui, avec de magnifiques résultats en ce qui concerne sa compréhension du capitalisme.

Jean Nô intervient opportunément pour revenir sur la quasi-équivalence que vous posez entre «dictature du prolétariat» et «en termes plus vagues : pouvoir du peuple, cad : démocratie».

La citation de Trotski fournie par Jean Nô (avec référence) donne un éclairage complètement différent : «la victoire complète de la révolution démocratique en Russie est inconcevable autrement que sous forme d'une dictature du prolétariat appuyée sur la paysannerie».

Sachant que la paysannerie représentait alors environ 80% de la population russe, la dictature du prolétariat n'est pas celle du peuple mais d'une classe (c'est d'ailleurs de l'orthodoxie marxiste de base), en l'occurrence d'une classe tout à fait minoritaire. S'il avait triomphé de Staline, Trotski aurait lui aussi été voué à devenir un tyran sanguinaire (ce pour quoi il avait lui aussi montré quelques prédispositions en tant que chef de l'Armée rouge) pour maintenir l'oppression d'une minorité sur la majorité du peuple russe.

Aussi justifiée par ailleurs qu'ait été, et elle l'était indubitablement, la révolte contre le tsarisme, la guerre et l'oppression capitaliste alors naissante en Russie. Mais, manifestement, la méthode léniniste-trotskiste-staliniste était gravement défectueuse du point de vue de ceux qui souhaitent la paix, la fraternité et le socialisme.

Ah oui, pendant que j'y suis :

«On peut critiquer et répudier ces conceptions, mais mieux vaut les connaître»

Si savant que vous soyez, ne prenez pas les gens de trop haut, Jean-Pierre. Je me permets de vous le dire en toute amitié et camaraderie. Si vous avez raison, eh bien vous avez raison, et cela suffit. Dans le cas contraire, cela la fiche un peu mal.

Je n'ai pas écris que la bourgeoisie a choisi Staline mais qu'elle s'est appuyée sur la politique  du PC d'alors dominé par la bureaucratie stalinienne. De fait la politique du PC russe défendant les intérêts de sa propre bureaucratie au détriment de ceux du prolétariat et de la paysannerie a frayé la voix au l'abandon de la propriété collective ( qui ne l'était plus que sur le papier ) et a l'abandon de l'internationalisme. ( dont la propriété collective ne pouvait se passer pour espérer subsister )

Il est difficile d'avoir un début de discussion si vous ne discutez qu'avec vous même. A moins que tout raisonnement dialectique vous soit impossible.

Je vous fait remarquer que la théorie s'est vue entièrement vérifié par la pratique quand a l'histoire de l'URSS; lisez ou relisez la "Révolution trahie" ou "Staline" par exemple de Trotsky et les historiens un peu professionnels c'est a dire autres que Staliniens ou appointés par les cercles obscurantistes et intéressés de la bourgeoisie.

Le "bon vieux Marx" ne s'est pas contenté d'étudier le capitalisme, il l'a fait en construisant ou reconstruisant une internationale, ce qu'on fait Lénine et Trotsky a sa suite et ce qu'il reste toujours a faire. Il est vrai qu'on ne trouve pas la recette au marché aux légumes ni aux moustachus et barbichus. Cependant Le "programme de transition" continu a donner quelques informations n'en déplaise a bien des "extra lucides".

"s'il avait triomphé de Staline" et "voué à devenir un tyran sanguinaire (ce pour quoi il avait lui aussi montré quelques prédispositions en tant que chef de l'Armée rouge) pour maintenir l'oppression d'une minorité sur la majorité du peuple russe."

Manifestement vous ne connaissez pas ses analyses de la situation en Russie avant comme aprés la guerre, ce qui explique que vous en restiez a du niveau de CM2.

Si on vous comprend bien il aurait fallu attendre que l'exode rural rende minoritaire la paysannerie pour virer le tzar. C'est ce que pensaient les Cadets et les menchéviks sans trop le dire...

Amen.

Marx n'a pas construit l'Internationale:
toute neuve (d'ailleurs parrainée par Napoléon III!) il est arrivé pour en prendre la direction, pour ensuite la conduire dans le mur.

J'imagine un article sur un révolutionnaire russe que le résumé de 7 lignes présente comme un comme "un dieu olympien", "sa beauté et son engagement attisant la révolution"....

notre dieu Jupiter Macron a écrit un bouquin "Révolution" toutes les andouilles réactionnaires le trouve beau et louent son "engagement" , le voici-donc, notre héros...laughing

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J'ai eu une réaction différente, faute, je le crains, de m'être vraiment intéressé à l'héroïne. Ce sont plutôt quelques touches de la peinture rapide faite du cadre historique, qui m'avaient intéressé. J'avais failli écrire des horreurs à propos de la chance qu'eut Trotski, mais je me suis retenu.

faut-il donc être moche pour être crédible ?smile

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En fait, c'est plutôt que je ne vois pas très bien  l'intérêt de la question.....

Allons ! Parlons du physique de Léon Trotski ! Beau mec, je dirais. Je suis heureux que Frida Kahlo se soit montré sensible à son charme, jusqu'à ce que l'épouse y mette bon ordre.

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Iouri Annenkov – qui fit le portrait de Trotski pour "une exposition artistique consacrée au cinquième anniversaire de l'Armée rouge" – est plus compréhensif pour Trotski. Je crois qu'il lui pardonne pas mal de choses parce que Lev Davidovitch n'était pas bouché à l'émeri en matière d'art, et qu'il avait un certain sens de l'humour. Sur le plan politique, en revanche, il ne le met pas à part – à juste titre, à mon humble avis.

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Les femmes c'est comme les lapins il faut les tenir par les oreilles !

Domski ou Tomski ? laughing

En fait, que s'est-il passé entre Lénine, Staline et Trotsky ?

On sait, Staline a fait poursuivre Trotsky jusqu'à la mort, pourquoi ?

Est-ce que Staline n'aurait pas également éliminé Lénine, trop pressé de prendre le pouvoir ?

Pourquoi Staline a-t-il eu recours à la terreur collective, aux massacres, famines, déportations, délations…? Était-ce vraiment une nécessité politique ou un vice de puissant ?

En réalité l'URSS organisait le mythe mondial de la révolution, et ça c'était beaucoup plus important. La disparition de ce mythe a eu des conséquences économiques et politiques considérables.

Sur la fin : le mythe s'est écroulé durant la deuxième moitié des années soixante-dix. Et cela s'est joué un peu plus à l'est. Concernant l'Urss, qui menait une politique de puissance, un vieux discours (confondant patrie du socialisme et grande puissance, les mensonges peuvent être efficaces...) permettait à l'opposition politico-sociale en Occident de s'y adosser, ce qui incitait le patronat à certains compromis. Mais, dès la fin des années soixante-dix, compte tenu de l'effondrement susdit et de l'accès à la force de travail chinoise, la messe était dite.

L'implosion de l'Urss, une dizaine d'années plus tard a juste été le "ite, missa est" final, même si un certain effet de surprise a joué, par effet d'habitude. Gorbatchev a joué un rôle de transition pacifique que les historiens lui reconnaîtront sûrement.

Eh bien pour répondre à vos questions, plutôt que d'improviser un discours qui serait forcément superficiel, je vous recommande les ouvrages de Jean-Jacques Marie, l'auteur de cet article. Il est certainement l'historien vivant le plus compétent sur ces questions.

Vous me dites ce qui s'est passé, mais vous ne dites pas comment ? 

L'URSS était quand même une puissance économique et politique mondiale, avec de nombreux relais politiques internationaux, qu'est-ce qui explique son effondrement aussi brusque ?

La médiocrité des arrivistes communistes, la bureaucratie étatique, la double politique intérieure-extérieure, la concurrence américaine… Il est certain que maintenir un empire aussi vaste et compliqué était une gageure et qu'il aurait fallu beaucoup de génie et d'intelligences pour lui imprimer une dynamique expansionniste ?

M'enfin s'il faut croire au génie et à l'intelligence américaine, dits du monde libre, on voit déjà de quoi ils sont capables au Moyen Orient ?

On savait depuis longtemps que la puissance de l'Urss était factice. Sauf sur le plan militaire, et encore, elle s'essoufflait à suivre les USA, en dépit d'un budget secret pharaonique. La planification peut avoir son charme, mais celle de la classe bureaucratique soviétique ne fonctionnait pas, semble-t-il. Cela depuis très longtemps. 

Les analyses sur l'URSS ne manquent pas : Souvarine, Castoriadis, Roy Medvedev, Nicolas Werth, A.Besançon, etc – de gauche à droite. Je crains de ne pouvoir vous résumer en quelques lignes des milliers de pages. La littérature russe du vingtième siècle raconte aussi beaucoup de chose. Bienvenue au Goulag. Et, sur la gabegie bureaucratique, lisez par exemple le roman de Doudintsev, L'homme ne vit pas que de pain...

Les Américains font depuis longtemps leurs propres erreurs, parfois immenses.

Si vous recommandez les ouvrages de Jean-Jacques Marie (qui n'est pas "l'historien vivant le plus compétent", parce que ce type d'objet n'existe pas, parce que déjà la formule n'a strictement aucun sens), il y a un strict antagonisme ente sa vision du Régime actuel du régime du Kremlin et celle défendue par Mélenchon: même si la conclusion converge vers un scenario inéluctable de "destruction de l'union européenne", chez le premier le phénomène est perçue comme soumission profonde du régime russe aux diktats de l'Hypercapitalisme, agent actif de dissolution des "acquis d'octobre" (1945) (voir tout "code du travail" dans toute zone d'influence poutinienne !), tandis que le second entonne un "chant pseudo-anti-impérialiste", où la Russie pourrait devenir un "point d'appui" à une lutte nationale et sociale désormais réduite à à une "Ligue mondiale anti-américaine", d'états, tous plus ou moins despotiques, aux territoires sous-productivement désolés. En outre Monsieur Mélenchon, développe depuis au moins vingt ans, et il est vrai que de ce point de vue monsieur Mélenchon a toujours "annoncé la couleur", en toute transparence, personne ne pourra dire qu'il a été "trahi" par lui - comme jadis Jean-Pierre Chevènement ne renia ni jamais ne cacha ses engagements et ses méthodes "ultranationalistes" - , une "philosophie de l'histoire", proche d'un certain "illuminisme" de la Franc-Maconnerie latino-américaine, qui me semblent tout même loin des "conceptions politiques profondes", qui se sont toujours voulues d'un "marxisme-Engelsisme-léninisme" orthodoxe, revendiqué jusque dans les travaux les plus scientifiques, sinon toujours parfaitement illustré dans une méthodologie historiographique qui n'est pas précisément celle de "Marx historien", ni même, fort heureusement, de "Lénine historien". D'une histoire essentiellement "politique évènementielle", biographique et prosopographique, d'une histoire narrative, et non une histoire des "masses", des "structures" des histoires des autres acteurs interagissant avec l'Acteur central de l'histoire proposée (le Parti, ses grands hommes, ses aventures et péripéties). Jean-Jacques Marie est un super "spécialiste" de l'histoire du parti bolchevik. Un expert reconnu mondialement. Il a eu et a le mérite d'étouffer et de "falsifier" quantités de romans et de narrations-interprétations contre-factuelles. Ainsi les Historiens, dans leur indénombrable "collectif" sont d'abord les plus pertinents des Censeurs.

A vrai dire, c'est moins l'article de Jean-jacques Marie qui me déplait, que la façon même dont mediapart a décidé d'évoquer les révolutions russes de 1917, sous l'angle anecdotique. Ce centenaire mériterait des Tribunes de fonds, pour "réévaluer" beaucoup de perspectives, déjà avec un débat et une réflexion, sur les moyens et le optiques épistémologiques historiographiques elles-mêmes, dans un pluralisme d'approche, sorte de "manifeste méthodologique", où l'on pourrait apprécier la qualité propre à chaque "approche", de "faire sens" dans le rapport au passé commémoré. Il est à noter que très peu de publications scientifiques ne sont même "risquer" à l'exercice. Simplement sur la connaissance du monde et de la civilisation russe, la France est académiquement sous-développée, particulièrement dans son hémisphère gauche, qui croit qu'il est préférable de spéculer sur l'ignorance en ces matières, que de faire jaillir une trop grande clarté. Le schème historicisant de "La révolution russe" comme élément du folklore de la Culture estudiantine et de la jeunesse scolarisée en Europe de l'Ouest des années 50 à 80 - Origines, développements, crépuscule, postérité". Cà serait peut-être cà le vrai sujet de la rubrique.

 

Si vous n'avez pas le courage d'entreprendre de fortes lectures, vous pouvez au moins consulter le passage du "Programme de Transition" de LT (ça se trouve, sur Internet) au moins le passage consacré à l'URSS. Vous y verrez l'allusion aux luttes de fraction dans la bureaucratie, et ces quelques lignes éclairent pas mal les évènement survenus presque 50 ans plus tard.

Autre conseil de lecture éclairant "la stratégie du choc"de Naomi Klein. Là encore, lisez les pages consacrés à l'effondrement de l'URSS. Eh ! Il a quand même fallu que Eltsine fasse tirer au canon sur la Douma...

celle défendue par Mélenchon

Je ne cesse pas de répéter que Mélenchon, avec toute l'estime et l'affection que je lui porte, n'est pas un théoricien et que ses incursions dans ce domaine sont faibles. 

C'est un pragmatique qui se trouve être aujourd'hui le meilleur animateur de mon camp, qui est celui des travailleurs, rien d'autre. Sa position vis-à-vis du régime russe n'est pas fondée sur une conception de ce régime. C'est si vrai que de Gaulle avait la même position vis à vis de l'URSS de Brejnev et de la Chine de Mao. Il s'agit de l'indépendance de la France, et donc d'une diplomatie équilibrée. C'est purement pragmatique.

On peut être un politique de grand talent sans être un théoricien. De Gaulle n'avait rien d'un théoricien, il était convaincu, par exemple, que les communistes voulaient instaurer le communisme en France !!! 

J'appelle "théoricien" quelqu'un qui a une compréhension profonde des ressorts de l'histoire (ce qui, hélas, ne rend pas capable de prévoir l'avenir). Quand Mélenchon parle du "Peuple" et affirme que de nos jours, du fait de la dégradation dramatique de l'environnement, "il y a un intérêt général humain", il énonce une bêtise. 

En un sens, il y a toujours eu "un intérêt général humain" car une société juste a toujours été, abstraitement, préférable. Mais les gens et les classes ne raisonnent pas ainsi. Le pire des Oligarques peut vous concéder sincèrement que l'espèce humaine est en danger, du fait des privilèges de la classe dominante, mais il ne renoncera pas à un seul privilège. Il ne le peut pas. Ni psychologiquement, ni socialement, ni économiquement, il ne le peut pas.

Je défends l'intérêt de la classe des travailleurs (ouvriers, paysans, artisans, employés). Raison pour laquelle, aujourd'hui, je suis avec la FI, avec les conceptions qui sont les miennes.

Salut,

"De Gaulle n'avait rien d'un théoricien, il était convaincu, par exemple, que les communistes voulaient instaurer le communisme en France !!!"

Je pense plutôt que en dépit des dirigeants staliniens ( et non pas communistes, ne confondons pas les victimes et les bourreaux...) De Gaulle craignait une révolution en France ( révolution bien sur nécessairement communiste, socialiste ) comme partout en Europe. Il trouva en Thorez fraîchement revenu d'URSS un bon ministre du " produire d'abord, la révolution on verra plus tard ".

Pour ce qui est de LFI elle défend, peut être, "les intérêts de la classe des travailleurs ( ouvriers, paysans, artisans, employés )" ( avec les paysans et les artisans il faudrait je crois bien parler "des" classes car ceux ci font partie de la petite bourgeoisie ) mais et tu sembles l'oublier LFI défend aussi les "petits entrepreneurs" et autres " indépendants, c'est à dire la plus grosse partie de la bourgeoisie française.

De même j'ai vu dans une vidéo de jlM que celui ci avait un faible pour l'uniforme du général en chef des armées impérialistes françaises  et celui des conscrits qu'il veut ressusciter. Évidement il va y avoir nettement moins de jeunes et moins jeunes qui vont affluer dans LFI. Bref aux prochaines élections LFI peut faire sans problème des listes communes avec...les gaullistes, de Gauche pour commencer.

Ce qui pouvait apparaître pendant la campagne comme un discours électoraliste pour râteller large des voix s'avère bien une palabre nationaliste genre Chavez, Péron et tutti quanti. Les "justiens" avait raison de ne pas appeler à voter pour lui, je dois reconnaître que j'ai eu quelques illusions. C'est le mot qui convient : illusion.

Donc c'est encore raté pour la "transition" qui ici est un " sans issu ". Je ne pense pas que tu vas rester sous le "charme" très longtemps.

"Pour ce qui est de LFI elle défend, peut être, "les intérêts de la classe des travailleurs (ouvriers, paysans, artisans, employés)" (avec les paysans et les artisans il faudrait je crois bien parler "des" classes car ceux ci font partie de la petite bourgeoisie) mais et tu sembles l'oublier LFI défend aussi les "petits entrepreneurs" et autres " indépendants, c'est à dire la plus grosse partie de la bourgeoisie française."

Je suis d'accord que LFI est un parti petit-bourgeois (dont tolérer les revenus jusqu'à vingts smics, au lieu de seulement deux), mais ça ne donne pas raison à votre propagande classique trotskiste pour qui, nouveau patron, "les paysans et les artisans sont des bourgeois, donc on peut les soumettre et en faire des salariés-esclaves du Parti".
La plupart des paysans et artisans gagnent peu, voire encore moins que peu...
Qui veut se mettre en esclavage le travailleur libre, l'accuse de bourgeoisie.

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  • 22/07/2017 12:30
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Quand l'histoire des femmes reste un champ de bataille...

https://www.revue-ballast.fr/svetlana-alexievitch/

A propos de " La guerre n'a pas un visage de femme"

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J'ai un doute sur le lien entre le choix de ce prénom et celui de l'héroïne du billet. Je suis preneur de références, je n'ai pas le temps pour l'instant.

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Comme je n'ai pas le temps de la lire en russe, cette correspondance, je vais me fier à la traduction de S. Benech, grande traductrice de Chalamov, et mettre mon nez dans cette histoire un peu trop fleur bleue pour un vieux sagouin. Laros, c'est aussi la mouette, et Larissa une ancienne ville. La mouette, hein...

Quelques jours plus tard : j'ai bien trouvé les déclarations de Chalamov, mais pas de réponse de Pasternak à ce sujet. Dommage que l'auteur du billet ne précise pas ses sources. Je crois davantage à un pieux mensonge de Pasternak, qui ne pouvait guère utiliser le prénom Olga pour son héroïne...

Une lutte des purs et des impurs au sein du parti bolcheviks, une tragédie morale, où viennent se mêler ces "faux-témoins" par nature que sont les littérateurs et les dramaturges.Une quasi lutte manichéenne, aussi, les beaux contre les laids, les brillants contre les inéduqués, les loyaux contre les fourbes... et à la fin ce sont les laids, incultes et fourbes qui gagnent ! (Loi de l'histoire n°1, inconnue de Marx). Oui le bouillant et délicat Sergo, qui n'avait jamais assassiné personne, quand il n'était pas saoul ou en colère, a été cyniquement liquidé par son agent Béria (qui avait fait tout le "boulot", avec ses bandes d'agents triples, sur le terrain dans le Caucase, qui avait assis la réputation de Sergo O. dans l'historiographie des "vieux bolcheviks"). Pour ne pas seulement évoquer Orlando Figès, Simon Sebag Montefiore ou Françoise Thom, décrivent aussi tout au long de leur existence, la "face noie du bolchevisme", et la "racine bolchevik" du Stalinisme (le "banditisme caucasien", le recours à l'or et à des deals avec des puissances étrangères etc. etc.). La meilleure des littératures est celle qui simplement "exprime" la détresse extrême, "anti-messianique", de ces temps.

Ich verstehe :

Aucun de ces deux écrivains n'était trotskyste, léniniste, militant révolutionnaire, dirigeant, ou historien. Il semble simplement que la beauté de Larissa Reisner était faite de toute sa personnalité et non de sa seule apparence, et que son intelligence et sa sensibilité en étaient partie intégrante. 

Cette série a été présentée comme un ensemble de Portraits,  avec, sans aucun doute, le regard subjectif de ceux et celles qui les ont brossés :

Pour le centenaire de la révolution russe, Mediapart vous propose quatorze portraits, quatorze destins exceptionnels forgés dans la tourmente révolutionnaire de Petrograd .

L'esthétisation héroîco-morale rejoint ici une version néo-aristocratique de l'histoire comme "destins exceptionnels forgés dans la tourmente", anti-axiologique, post-chrétien, post-métaphysique en effet, qui n'est ni plus ni moins, comme le formulait Walter Benjamin, que l'esthétisation de la violence politique et la politisation de la violence esthétique, qu'il désignait comme fascisme dans l'art (la propagande, la publicité...), et "art fasciste" - le totalitarisme "euro-asiatique" étant encore de nature différente. Elle est une version en miroir de ses clones de l'historiographie "néo-people" monarchiste (de Bern au jeune champion de football hongrois). L'hagiographie du martyrologue de toutes les familles régnantes de Russie, les répressions inouïes des "campagnes anti-réligieuses" et de la "mise hors la loi" de tout "culte d'église", la terreur, la pression fiscale, l'arbitraire dans l'exploitation que subirent tous ces malheureux et ces damnés, les dizaines de millions d'assassinat... Tout est effacé de vos "révolutions en dentelle". Sous les charniers, la plage

A différents égards, je me permettrai de faire "résonner" une idée que j'ai entendu émise par Marc Ferro en ce début d'année 2017, à l'adresse, avec plus d'ironie glaciale que de déférence, des "autorités russes", autrement dit WW. Poutine, de faire de 2017 une Année d'Hommage à toutes les Victimes. Un journal "démocrate" comme MDP pourra apporter sa contribution, peut-être, à cet Hommage à toutes les victimes, de l'année 1917, et des suivantes, à tout ce "cycle infernal" de victimes, peut-être avant que de flatter les narcissismes d'identification, sur tel ou tel héros le moins indélicat de ces immondices de boucherie (à tout prendre, Benoit XV et Thomas Garrigue Masaryk). Il faudrait aussi prévoir de la pragmatique géopolitique: comment éviter les catastrophes type 1914-1917 ?

Le pape François est décidément bien seul, et semble prêcher dans le Désert ? Cependant par le succès planétaire de la Béatifications des adolescents de Fatima, le Pape François aura été le Seul leader européen mondial, à lancer des signaux d'avertissement et des appels à la désescalade idéologique. Ses rencontres au plus haut sommet de l'Islam spirituel, concourent activement à la désescalade de pièges tendus aux communautés de croyants s'accroissant, et aux dangers de "choc de civilisations". Etudier en profondeur toutes les conséquences de politiques terroristes antireligieuses du "régime bolchevik et du "socialisme réellement existant" , particulièrement dans les pays et contrées d'aire linguistique, culturelle et religieuse, musulmane , jusqu'à nos jours et notre actualité, serait sans doute bien utile. Nouer des liens d'amitié intellectuelle avec ces jeunes nations d'asie centrale ex-soviétique par exemple, suppose d'abandonner ipso facto beaucoup d'optique et de présentation occidentaliste. Il faut tout de même partir d'une base de constat empiriquement "partagé", de faits établis, scientifiquement (par convention mutuelle d'évidence) , pour envisager un "dialogue historiographique" et envisager des convergences culturelles. Je crains que la tonalité même, jusqu'à présent, de la série, ne soit guère recevable hors de l'étroitesse linguistique de notre hexagone, à moins de renforcer encore davantage la fiction d'une hyperpuissance d'un bloc "syndicalo-rouge" en France, dissuadant tous les investisseurs crédibles qui pourraient redresser nos comptes dégradés. Paris, le dernier pays au monde où l'on édite une Pravda !, pour célébrer la "fougueuse" (comme Sergo. O) aventure de Lénine et ses Apôtres. Chacun sait bien que la "légitimité" de Poutine, tient en ce que, une majorité de personne "croit" que c'est le rédempteur du léninisme, alors même qu'il en est l'Héritier le plus parfait. Les services russes entretiennent eux-même ce mythe d'une toujours active "fraction Reiss" au Kremlin. Qu'un "esprit d'octobre" translucide, émanant de la momie de Lénine guide le destin de la "Révolution mondiale", ou, si l'on décidait de rapatrier les "restes" du Fondateur de l'Armée rouge, du côté de Kazan  (le Frère du Général de Villiers a des idées et des projets assez décoiffants dans le registre "parc d'attraction historique", une "trotskyrevivalmania" pouvait réenchanter les libres combattants du Donetsk) (j'en profite pour donner des idées de business à l'ex-front de gauche, pour renflouer les caisses, après la "mise à sec de Bruxelles") ?

Doninus vobiscum Rémy ! Bien le bonjour à "la Fraternité  sacerdotale Saint -Pie-X. Le vin de messe à l'air fameux cette année ! Pour ce qui est des cendres du "fondateur de l'armée rouge" elles continuent certainement de voyager au grès des vents autour du globe, vérifiez qu'il n'en ait pas dans votre calice. Si vous en buviez non seulement vous péririez dans d'horribles souffrances mais plus grave encore le Paradis vous serait bien sûr refusé...Amen.

Vous écrivez la seule chose vraiment énergique, drôle et sensée de toute cette saga et commentaires. Pourtant ces récits sont fascinants, et vous n' y pouvez rien:  décrire le tragique du tragique, fait de vous un empêcheur de rêver en rond, c' est admirable et terrible.

 

Le paléo-trotskysme est vraiment au mieux de sa forme avec ce genre d'article: cette vision événementielle et providentielle de l'Histoire, on dirait du Stéphane Bern évoquant Marie-Antoinette.

A quand une discussion sérieuse du désastre intellectuel et moral que fut dès le départ la phase bolchévique de la révolution russe, plutôt que cette collection de vignettes romantiques ?

Écrit ailleurs, dans le fil de discussion sur l'affreux Naftali Frenkel :

Je crois d'ailleurs voir où M. Delarche souhaite aller : vers une critique radicale du léninisme, qui a encore ces adeptes, un siècle plus tard. On pourrait conseiller à ces derniers de lire J. Baynac (La terreur sous Lénine), Soljénitsyne, bien sûr, et le grand théoricien que fut JW Makhaïski (Le socialisme des intellectuels), en y ajoutant le grand travail de présentation de son traducteur, Alexandre Skirda.

C'est ça, ou quoi, sinon ?

La chute du tsarisme, grâce aux bolchéviques, fut donc d'après vous un "désastre intellectuel et moral". Interressant.....

Conseillez lui aussi de lire " Tintin" au pays des soviets ". Vous connaissez ?

La chute du tsarisme, c'est la révolution de février.

Oui, pendant que le Parti bolchévique, courageuse avant-garde, donnant l'exemple révolutionnaire, se planque de cette "émeute".
Le Parti bolcho: de simples opportunistes petits-bourgeois, manipulant le peuple pour mieux l'exploiter.

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  • 31/07/2017 22:15
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Petite erreur peut-être déjà relevée dans les commentaires: l'insurrection décabriste a eu lieu en 1825, pas 1925.
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Jean-Jacques Marie est historien. Spécialiste de l’histoire soviétique, il est l’auteur de nombreux ouvrages et a notamment rédigé des biographies sur Staline, Lénine, Trotski et Khrouchtchev. Dernier ouvrage paru : La Guerre des Russes blancs. 1917-1920, Tallandier, 2017. Sa bibliographie complète est à lire ici.