«Le Météorologue», roman des turbulences

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Tous les commentaires

Merci pour cet article qui me donne envie de lire "Le Météorologue"... malgré la (légère) déception de l'entretien vu sur une chaîne TV cet été... Je lis toujours vos articles, passionnants. Mais pourquoi sont-ils aussi peu nombreux ?

Bonjour, le film sur les Solovki, vous avez raison, a été diffusé sur Arte le 6 août dernier, vers 22h30: quelques personnes, en plein été , ayant pu le louper, et surtout parce qu'il est en résonance directe avec le livre - on y croise certains des protagonistes du roman - il nous a semblé intéressant de l'ajouter.

Mais l'entretien, non! Nous l'avons réalisé la semaine dernière...

Quant au nombre d'articles (merci, au fait): six en l'espace d'un mois, peut mieux faire sûrement, mais...

Décidément, cher Dominique Conil, vous êtes fâché avec les noms propres, c'est Elisabeth Kapnist la réalisatrice et non Klapnist. Pour le reste, bien sûr qu'on mourait beaucoup aux Solovki et encore plus sur la Kolyma mais je maintiens que votre expression "industrie de la mort" induit une facheuse confusion avec les camps d'extermination nazie, alors que, même dans les lieux et les périodes les plus mortifères, la mortalité dans les camps du goulag ne s'est jamais approchée de celle de Birkenau ou de Sobibor. Une fois de plus, il suffit de lire Nicolas Werth. On ne gagne rien à entretenir cette confusion, surtout lorsqu'on est politiquement à gauche.

"Propriétaire", "experte", coupeuse de cheveux en quatre, non vraiment pas. Et je ne crois pas que mes livres soient réservés aux spécialistes. Depuis la parution de mon livre, j'ai partagé informations, documents et contacts avec bien des amis écrivains et cinéastes, dont Olivier Rolin. Par ailleurs, les informations dont je vous parle sont accessibles en deux clics sur internet.

N'empêche, j'ai maintenant hâte de me plonger dans la lecture du Météorologue.

 

Oui, décidément fâchée avec les noms propres ( hélas, une tare que je traîne depuis longtemps, un vrai calvaire). Et vous, avec les vérifications de base: chère, je ne suis pas un garçon-:)

Désolée, à propos de cette "industrie de la mort", mais là encore, lisez le livre, regardez le film, pas de moi. Et je ne crois pas que cela induise une confusion entre camps d'extermination nazis et camps du Goulag: industrie de la mort n'est pas inapproprié quand on parle de l'exploitation folle des prisonniers russes et de l'usage économique qui fut fait de leur travail, avec main d'oeuvre épuisée et inépuisable. Mort industrielle le serait davantage quand on parle des camps d'extermination nazis: la seule production recherchée était la mort.Vous avez raison, bien sûr, de distinguer, jamais inutile: ce n'est pas du tout la même histoire.

Je ne vais pas discuter ici du taux de mortalité dans les camps du Goulag, qui au demeurant ne fut pas le même selon les périodes: vous devez le savoir, les chiffres varient grandement.Car si une comptabilité exacte fut tenue des exécutions, on ne peut en dire autant des morts de faim, d'épuisement,  de la Kolyma, ou d'ailleurs. Il me semble que sur ce point, il est difficile de conclure. Comme moi, vous avez dû être frappée par ceci: pas une famille qui n'ait perdu quelqu'un. Comme pendant la guerre, mais en URSS puis Russie on a parlé aussitôt des morts de la guerre, il a fallu beaucoup plus de temps pour parler de ceux du Goulag.

Merci de rappeler les travaux de Nicolas Werth, sur lesquels d'ailleurs s'appuie Olivier Rolin, à plusieurs reprises. Et j'espère que l'on ne contentera pas de consulter votre site: Les eaux glacées du Belomorkanal sont un vrai livre.

 

J'ai aimé le film sur les Solovski, et puis O. Rolin c'est quelqu'un de bien. On a du plaisir à le voir et à l'entendre, à le suivre dans ses pérégrinations et rencontres, - aussi têtu  que respectueux pour les personnes croisées . Parmi elles, bcp de femmes : courageuses, tenaces elles aussi, modestes et fortes. Elles sont les gardiennes de la mémoire, donc des livres de Solovski. Il les aime ces femmes-là, cela crève les yeux. Elles lui redonnent du courage quand il est près d’abandonner. Elles croient en lui, en son projet.

L’un des fils (une des entrées) : les livres des Solovski/ la culture dans les camps. Paradoxe que votre bel article reprend : « Au total, 30 000 volumes, dont des éditions, qui sont autant de trésors, de nombreux livres en langues étrangères. Au milieu des billots de bois, des baraquements, des « isolateurs » terribles, un havre, une anomalie. »

De quoi tenir face à la barbarie pour les damnés du goulag et en même temps une espérance organisée par la répression…

Un bel article qui donne envie en contrepoint du film de lire Le Météorologue.

« À quoi tient un livre ? », écrivez-vous. « Un vrai livre, s’entend. Ici, peut-être, à une empathie affirmée mais discrète, une émotion en sobriété, à un genre de modestie, un « tout ce que je sais c’est que je ne sais rien », qui tranche avec toute une cohorte de romans français « russes » où le péremptoire ne manque pas (ni les erreurs, parfois). »

Il est vrai que la littérature est un peu comme la météorologie : prédictive (en avance sur son temps) mais pas exacte…  

Ces bouquins sur la Russie nous changent des sempiternels romans américains, veine épuisée.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.
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Merci pour ce bel article qui me fait courir chez un des derniers libraires de la place. Le grand Olivier Rolin, baroudeur romantique, nous emporte à nouveau dès les premières ligne de son livre. Il y a un soleil qui brille de l'intérieur chez Le Rolin. Bravo !

Elle, et c'est une double réponse, Vancouver ( à Taky Varso, aussi): tant de visages de femmes, dans ce film ( et ce livre). Anastasia: la peur ? Hein ( un peu sourde) ? La Peur ? A jamais. ( c'est de mémoire, sans doute approximatif). Le courage, aussi, à jamais.

André Faber: soleil intérieur, et persistant, qu'André Markowicz sut rassembler.

 

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.
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