L'Opéra de Paris succombe au gaspillage

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1 commentaire sélectionné par Mediapart

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encore une fois, comme JFC, je suis profondément choqué

Stéphane Lissner démission!

Votre titre est peut-être un peu court, n'est-ce pas ?

Naïf... Comme si tous ces abus proviennent des décisions de ce Stephane Lissner...?...

C'est l'Etat, le ministre de la culture, celui du budget, et TOUT LE PARLEMENT qui se gavent tout autant, qui sont coupables !...ainsi que, surtout la 5eme république et sa constitution bananière, QUI DOIVENT DEMISSIONNER !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 

C'est un peu long, mais c'est à eux de l'exprimer en un mot.

Exemple;"détournements de fonds publiques à l'Opéra de Paris".

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  • 22/06/2014 13:23
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Je ne suis malheureusement pas surpris. Quand on voit l'équipe qui dirige l'Opéra de Paris, on voit une oligarchie...

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Des grandes, blondes et célibataires qui, en plus, ont droit à la retraite, c'est proprement scandaleux. La retraite ça devrait être réservé aux petits bruns crétins et machos.

Bernard Haddad est en grande souffrance...

Et le plus vexant de tout, c'est que vous ne le dépubliiez même pas.

Je n'ai fait que cela, n'êtes-vous pas en mesure de le constater ?

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  • 22/06/2014 13:37
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C'est incroyable !

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On va redire les choses autrement, pour éviter la censure:

Si, ...  si... C'est même le quotidien banal: C'est la France.

République bananière bafouée, que tout le monde vole. République bananière humiliée, république spoliée, détournée, ruinée... Mais RRRépublique pas encore libérée !

Révélations ou étouffement des affaires, cela ne changera rien: Marine a,  chaque jour, encore plus raison sur "le système".  C'est comme cela que l'ont appelle toutes ces hordes de voleurs, menteurs, tricheurs d'en haut... et traitres en cravates.

Marine Le Pen reste hélas, le seul recours, et la punition suprême... que la Gauche comme la Droite  impose aux français.

Même si  je ne vote pas pour elle, Elle sera la prochaine Présidente de la république, qui veut parier avec moi ? 

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

L'Opéra de Paris est un bon exemple des disparités qui existent entre intermittents du monde culturel.

Intermittents à l'Opéra de Paris c'est plutôt bien loti, et pour peu que l'on ai été bien parrainé à son embauche et bien dans les papiers du syndicat, ça assure une bonne stabilité de l'emploi, cela même avant d'être titularisé.

Je me souviens qu'après un passage à l'Opé, l'un des emplois les plus convoités était de pouvoir être parrainé pour entrer à la télé au Buttes Chaumont. Là c'était la cerise sur le gâteau.

Mais c'était certainement une autre époque... Clin d'œil

L'Opéra de Paris est un bon exemple des disparités qui existent entre intermittents du monde culturel.


Les acteurs du monde culturel dont vous parlez et qu'évoque l'article ne sont précisément pas des "intermittents", mais des salariés sous contrat ! Merci de ne pas confondre.

Le "statut" dont je parle s'appelait par exemple : "machiniste remplaçant (temporaire), rémunéré à la semaine" à l'entête de l'Opéra et ça pouvait durer quelques années, au mieux jusqu'à la titularisation.

Entre 2 "contrats" l'indemnisation chômage était quasi équivalente au salaire que vous perceviez, et sans aucune démarche particulière.

Voilà je voulais juste souligner une certaine disparité entre les précaires-temporaires-intermittents, si vous préfèrez.

Comme je l'ai dit les temps ont changés, du moins c'est ce que l'on peut penser.

"Dominique Legrand est parvenu à un compromis social unique : zéro grève !"

???

Vérifiez s'il vous plait.

Oui, c'est une erreur factuelle dans cet article. Il y a régulièrement à l'Opéra de Paris des grèves de machinistes. Cela conduit occasionnellement à ce que certaines représentations d'opéra se fassent sans décors ni accessoires (mais en costumes). Je peux citer quelques exemples de telles représentations auxquelles j'ai assisté : Le Barbier de Séville (2008), Les Noces de Figaro (2010), L'Italienne à Alger (2010) [production qui était meilleure dans la mise en scène ainsi improvisée sans les décors que dans la mise en scène d'origine...], Otello (2011), etc. Ce ne sont pas les seuls exemples. Dans ces cas-là, on n'est pas allé jusqu'à l'annulation de la représentation, mais des représentations ont effectivement été purement et simplement annulées en raison de grèves. J'ignore si cela s'est produit récemment pour des opéras, mais il faut signaler que la première du ballet L'Anatomie de la sensation de Wayne McGregor en 2011 a été annulée.

La questions des applaudissements à la fin des représentations a de quoi susciter l'étonnement. Dans les maisons d'opéra "normales", l'orchestre reste dans la fosse jusqu'à la fin des applaudissements. À l'Opéra de Paris, les musiciens restent jusqu'à ce que le chef monte sur scène pour saluer et ils s'en vont en général juste après. Si le rideau est relevé et que le chef salue à nouveau, il se trouve face à une fosse vide...

Pour ma part, je me réjouis de l'arrivée de S. Lissner pour remplacer N. Joel...

Au lieu de crier à l'erreur factuelle, tentez une mise en perspective : signalez donc une grève intervenue en 2014...

Vous auriez pu trouver vous-même un tel exemple : le 27 février 2014, les représentations de l'opéra Madama Butterfly (Bastille) et de la soirée mixte de ballets "2000Q" (Garnier) ont été annulées...

Pour l'orchestre restant présent dans la fosse lors des applaudissements, travaillant régulièrement dans une vingtaine d'opéra principalement public, je constate que la totalité des musiciens en fosse lors des saluts est assez rare, à part si le chef est vraiment apprécié.

Après je n'ai pas d'avis définitif sur est ce bien ou non, beucoup de monde participe à une production et n'est pas sur scène pour les saluts, à part quelques rares maison pour la première et la dernière.

Le 20 mars 2014, la Flute enchantée s'est jouée en version de concert pour cause de grève (j'ai renoncé à y assister pour ce motif) ; j'ai ouï dire que Mme Butterfly, en début d'année, avait subi un sort similaire. Il s'agissait déjà de la convention collective des intermittents.

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Bjr M. Perraud,

"prime d'applaudissements"??? c'est une expression à vous, une blague, ou bien c'est réel?

Je ne peux pas y croire.

crdlmnt

VF

 

Oui ..Tout ce que décrit Mr Perraud nous laisse pantois .. Une telle gabegie des deniers publics , et que de privilèges!!

Cela ne peut pas s' inventer malheureusement ..!

L'assertion sur la prime d'applaudissement relève peut-être d'une forme d'exagération diffusée en interne à l'Opéra de Paris. Un musicien, abonné à Mediapart, m'écrit : « La seule chose qui ait pu être demandée était la prise en compte de la présence des artistes pendant les applaudissements dans le calcul de leur temps de travail. Cela paraît légitime puisque de fait ils sont alors encore en représentation, donc à la disposition de leur employeur. »

Le comportement et l'attitude des musiciens de l'Opéra de Paris n'est pas unique, et se retrouve fréquemment chez les musiciens sortis du CNSM (Conservatoire National de Musique), regardez les frères Capuçon quand ils apparaissent à la télé par exemple, et vous comprendrez comment le conservatoire forme des élites, et leur fait bien comprendre qu'ils sont l'exception, la crème de la crème; on retrouve d'ailleurs cela dans nombre de nos grandes écoles, où on promeut l'exception, et on fabrique des têtes qui ne passent plus les portes; ceci n'est pas un problème propre à l'Opéra de Paris, c'est un fait culturel français qui veut que nos élites savent qu'elles en sont, et qu'elles doivent se comporter comme tel, il en va de même à Polytechnique, à l'ENA et ailleurs...

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  • 22/06/2014 14:52
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Le haut magistrat "multi casquettes" Bernard Stirn qui dirige le conseil d'administration de l'opéra de Paris depuis de nombreuses années n'est étrangement pas cité dans l'article...

Si vous tentiez de dénoncer l'une de mes sources, vous ne vous y prendriez pas autrement !...

Monsieur Perraud excusez-moi de m'être interrogé 

A rapprocher de l'article "Piteuses économies à la maison des écrivains" ...

Clin d'œil

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Amusant : avant même d'avoir lu votre commentaire, j'avais trouvé ce « talentueux et vénéneux ».... comment dire... en situation ! Mais chut...

// Pour comprendre le modèle culturel en France, j’invite toujours les étrangers à envisager les relations entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni... //

Allons allons, notre modèle, si cabossé soit-il, vaut tout de même mieux qu'une chanteuse à faunes !

Quant à l'article, je n'ai pas qualité pour en juger le contenu, mais je le crois quand il stigmatise toute une élite auto-proclamée (et une parmi beaucoup) qui se goinfre avec un argent public pourtant en voie de raréfaction.

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on a clairement le sentiment de réglements de compte personnels , cela gêne la lecture ; et le ragot ( dans le style courrier des lecteurs écrit par la rédaction ) sur Millepied , Gayet etc..est inepte

Rien ne vous interdit de considérer que c'est inepte. Rien ne m'interdit de rapporter des propos, avec la distance qui vous permettra précisément de considérer que c'est inepte.

Si vous m'engagiez à une forme d'auto-censure, au nom de ce qui ne se fait pas, je vous répondrais avec vaillance qu'il faut parfois ne pas s'en tenir aux conventions des valeurs bourgeoises...

En espérant que vous ne m'en voudrez pas de traiter les lecteurs en êtres responsables, lucides et pensants, soyez assuré(e) des mes sentiments cordiaux.

Piteux spectacle en coulisses avec des rémunérations absurdes et exhorbitantes alors que ceux qui devraient être légitimement rémunérés pour leur travail d'excellence ne le sont pas. 

J'ai dû rater quelques épisodes fâcheux.

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Article rigoureux et sans concession qui nous éclaire sur les coulisses de l'Opéra.

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Article édifiant mais la critique de la nomination de Benjamin Millepied est au ras des paquerettes. On peut certainement se demander en quoi Laurent Hilaire avait démérité. Mais le talent de Millepied est reconnu et il ne doit rien à sa femme.

A la lecture d'un tel bilan, contrairement à ma tendance, je ne peux que me dire que la libéralisation complète à du bon dans ce secteur non régalien. Que le prix de marché et le rapport de force règnent pour assurer le meilleur équilibre dans un monde d'où 99% des contribuables sont exclus!

Mais je crois aussi que mieux vaut Stéphane Lissner à 30000 € par moi hors prime si c'est lui qui assure les recettes en face qu' un malade totalement absent du débat. Je ne savais pas que l'Opéra de Paris était devenu une entreprise philantropique vouée à assurer les arrières de personnages mal assurés et entourés de profiteurs de la situation!!!

Dilettante musicale, j'en apprend des vertes ! Bravo Monsieur et écrit avec envol !

Le coup des applaudissements est incroyable et que dire du machiniste martiniquais !

Cela dit, les rares fois où j'ai eu l'occasion d'aller à Bastille et d'y ammener mon fils, les mises en scène étaient tellement prétentieusement ridicules que je préfère d'autres lieux ....

Je ne suis pas indignée par les indemnités, pourvu que ce soit des incompétents qui partent.

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  • 22/06/2014 23:15
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L'exemple vient du haut de l'échelle du pouvoir

On se sert, onsert les copains, on...gaspille...l'argent public!

 

pire qu'à la SNCF, la honte...

"indemnités de départ à hauteur de 1,8 million d’euros" … arrêtez avec votre charabia "à hauteur de", "au niveau de" … "indemnités de départ de 1,8 million d’euros", c'est pas mal non plus, et en plus, c'st français !

Je ne peux que vous donner raison : je me suis montré poreux à l'idiolecte technocratique !

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il serait plus judicieux de vendre tout ce Barnum au plus offrant voir (moyen Orient-dixit-pétroleuses) ça fera quelques heureux de plus , pour les autres ? YouTube les comblera, quant a Puccini , Mozart, Wagner, and Co. ils mufteron que Quick, Tonton rejoindra son deuxième sarcophage , un peu d'air que diable!  

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Paradoxalement, le Metropolitan Opera de NY offre chaque soir plus d'un millier de places à moins de 30 euros. C'est largement plus que l'ONP et sans subvention de l'Etat.

Depuis des années, l'ONP augment ses tarifs à des niveaux hors de proportions avec l'inflation, soit directement, soit en changeant le plan de salle. Parallèlement la notoriété des distributions s'est effondrée (on entend rarement ou jamais des chanteurs exceptionnels comme Jonas Kaufmann, Juan Diego Florez ou Anna Netrebko). Le répertoire est limité et ne défend aucunement l'opéra français (si on veut entendre Halévy ou Meyerbeer il faut aller en Belgique, en Allemagne, à Londres mais pas à Paris).

Moins bien, plus cher, sans spécificité ni âme : beau tableau.

Et il ne faudrait pas mettre en cause l'utilisation de l'argent public ?

L'art lyrique était bien servi par le palais Garnier, c'est sur que Tonton c'est offert une revanche , et au passage elle permettait de démocratiser les places , la cinquième semaine plus la retraite a 60 balais, My god quelle generosité, quelle bravoure, l’opéra a la Bastille, il fallait oser. Mais!

Ce Mammouth, est'il gérable? sa qualité est réelle le personnel est très qualifié et il se donne a fond, les moyens pour réaliser les spectacles son parfaitement adéquats, je l'ai vu de l’intérieur (stagiaire un mois) on sent une jalousie, une rivalité entre la danseuse de la république et les modernes de la Bastille, des castes se côtoient les directeurs ont leurs équipes et ça doit frotter, Garnier, monument irréformable tout le monde le comprend, Bastille machine immense , il faut voir la Scène de l’intérieur et les kilomètres de couloirs pour trouver les ateliers .

Fallait'il un deuxième Opéra?, a Garnier la place a 1000 FF, son coût réel était du double ,qu'en est'il aujourd'hui a Bastille? Bonaparte n'est plus, la cassette du Roi est vide, Merkel ne doit pas sourire, Hollande a d'autres soucis, la Belgique c'est bien passé de gouvernement pendant un an, la Kulture est'elle vitale?, qui a vu un nouveau Ravel, un Debussy, un Chopin ? qui crée ? ou? quand?

Qui fait mieux que Mozart? qui, qui?  Aujourd’hui tout le monde s'il le souhaite peut avoir a sa disposition la Culture, et il n'aura assez de quatre vies pour comprendre et apprécier ce qu’était le génie de l’espèce humaine jadis , du sur mesure, a la main, quoi! la Kultura industrielle de masse ?

Allons!      tenez:http://www.youtube.com/watch?v=xFMeZHb5Ors 

Il faut parier que ces indemnités de licenciement seront totalement exonérées d'impôt !!!!!

C'est scandaleux à plusieurs titres : d'abord parce que c'est en grande partie de l'argent publique (donc provenant de notre travail), ensuite parce que dans une période où beaucoup, bien qu'ayant toujours fait leur travail correctement, se retrouvent au chomage avec des indemnités minimum (par exemple : 1 mois de salaire pour 10 ans d'ancienneté) et pour finir on demande à tous des efforts (cf : intermittents du spectacle) pendant que certains, bien que déjà nantis, bénéficient d'une forme de favoritisme.

Pas beau à voir... A quand une gouvernance juste et efficace dans notre pays ?

 

 

Le jour où l'Etat a décidé de remplacer les fonctionnaires par des contractuels, il a ouvert la boîte de Pandore. "Déplacer un fonctionnaire", c'est facile et cela ne coûte rien. Se débarasser d'un cadre qui a un contrat de 5 ans à 10000 euros/mois, cela coûte horriblement cher.... On en est à un point tel que changer l'équipe dirigeante d'un établissement public, cela revient à plusieurs millions...

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  • 23/06/2014 08:45
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Je constate que le prix des places a augmenté considérablement, sous la direction ( si je comprend bien, le mot ne convient guère) de Nicolas Joël, tandis que parallèlement, s'affirmait une dilection quasi exclusive pour l'opéra italien. Exceptons une tétralogie discutable. Plus de Britten (une reprise), plus de Janacek (sinon des reprises), pas de Weber, pas de Schoenberg, pas de Stravinski, quasiment pas d'opéra français.A la gabégie, correspondent parallèlement la timidité des programmes, le désir de flatter le public en invitant des stars, une politique de création inexistante. Quant à ce qui se joue à la Maison des écrivains, je suis tout simplement indigné. 

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  • 23/06/2014 17:00
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Je tiens à réagir à votre article. Je suis salarié de l'Opéra de Paris en qualité de technicien. Certains raccourcis me semblent tout à fait exagérés; on peut et on doit dénoncer les abus tout à fait scandaleux concernant le prix de cette transition de direction, mais de là à dire qu'un tiers des salariés se la coule douce, comme vous y allez...

Ce qui me choque et m'inquiète profondément, c'est que cet article donnerait raison à celles et ceux qui veulent supprimer purement et simplement la subvention de l'Etat à l'Académie Nationale de Musique, en faisant passer notre institution pour un puits sans fond où une pseudo-élite cultive son entre-soi; par pitié, ne généralisez pas autour de quelques cas particuliers, on peut dénoncer le traitement réservé à une trentaine de salariés, mais faites la rapport avec les 1600 salariés que comptent la maison; notre subvention couvrait juqu'à présent 55% de notre budget, l'Etat nous fait descendre au-dessous de 50%, le reste étant couvert évidemment par la billetterie et le mécénat, et cet état de fait sera le défi de Stéphane Lissner, réussir comme il a pu le faire à Milan à la Scala à faire tourner la maison avec une baisse significative de subvention, et je lui souhaite de réussir !

 

Il ne s'agit pas, dans cet article, de nourrir je ne sais quel populisme, mais de revenir à la vertu et à l'éthique propres au service public. Je comprends votre crainte concernant les récepteurs de telles informations sur la gabegie dans laquelle votre maison a versé, mais il ne faut pas s'interdire de révéler un scandale sous prétexte que cela pourrait faire le jeu d'esprits mal intentionnés.

Je sais qu'en ce moment, à l'Opéra de Paris, certains se formalisent de l'article tout en convenant qu'il dit vrai. Ce sont les ravages de l'esprit de corps, de cette « aliénation » parfaitement analysée par Karl Marx.

Je vous propos de lire autrement les choses : l'article prend fait et cause pour deux tiers du personnel, souvent pressurés, sans aucune gratification, vivant parfois dans le silence une forme de souffrance au travail, mais œuvrant d'arrache-pied pour que continue de s'imposer un outil magnifique et performant, dont la réputation d'excellence n'est pas usurpée malgré des abus qui devront cesser. À tous les niveaux...

Bien à vous cordialement,

AP

Ma méfiance vient du fait de certaines exagérations, et même si vous prenez fait et cause pour deux tiers du personnel, pensez-vous franchement qu'un tiers se gave sur le dos de notre institution ? Un tiers du personnel, cela ferait entre 500 et 600 salariés ! Cela donne de l'eau au moulin des populismes à l'oeuvre un peu partout en France en ce moment; il n'y a pas 500 salariés qui se gavent comme des oies à l'Opéra, croyez-moi, ils sont bien moins d'une centaine; nous en dénonçons fréquemment les abus contrairement à ce que pourrait laisser penser votre article, le syndicat majoritaire à l'Opéra a dénoncé depuis très longtemps les abus liés à des rémunérations délirantes ou des réformes scandaleuses, comme le déplafonnement de la Caisse de Retraite de l'Opéra à l'initiative (et au bénéfice) de Hugues Gall, les salaires mirobolants du directeur technique qui gagne 3 fois le salaire de certains danseurs Etoiles, le coût de certains accords catégoriels pour certains personnels.

Ce qui me semble aussi un peu hasardeux, c'est d'isoler le coût de cette transition de direction sans la mettre en perspective avec celles qui se sont pratiquées par le passé, le départ de Hugues Gall en 2004 en reste encore le plus bel exemple avec des primes de départ qui commençaient à ressembler à celles d'une entreprise du CAC 40; la seule transition qui n'a rien coûté est celle de Gerard Mortier, nous aimerions bien sur qu'il puisse en aller de même aujourd'hui, mais c'était tout à fait exceptionnel; je peux comprendre aussi qu'un directeur entrant préfère travailler avec ses équipes qu'avec celles de la direction précédente, cela ne me choque pas.

Encore une fois, les abus que l'on peut constater à l'Opéra de Paris (et je ne les mets pas en cause, bien au contraire), sont un mal que nous connaissons dans beaucoup de grandes institutions françaises, où le pantouflage fait partie de notre exception culturelle, vaste chantier que d'éradiquer ces pratiques...

Cordialement.

Une question idiote. Combien d'intermittents à l'opéra de Paris. 

Ai-je pensé à vous complimenter (vous-même et/ou F.Bonnet) pour le titre ? C'est un très bel alexandrin.

Merci, c'était Bibi...

S'agit pas de rater un compliment, quand même !

Je vous demande de vous arrêter !

RigolantClin d'œil

Ce qui se passe à l'Opéra de Paris n'est que le pâle reflet de la politique. On ne peut pas réellement y trouver des scandales alors que dans la politique ...! Stephane Lissner a fait du bon travail à Milan.

Ce qui me choque davantage dans le gaspillage des deniers publics; c'est un appartement de fonction, des gardes du corps etc pour un chef d'état qui a vendu la France!

 

 

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  • 24/06/2014 23:31
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Remplacer des fonctionnaires, souvent mal ou peu payés, par des contractuels hors de prix et qui arrivent là par copinage, où est l'intérêt pour l'Etat ?

Six de mes commentaires dépubliés à  cette heure, pour ce seul article, décidément, Antoine Perraud veille à ce que rien ne vienne troubler son spectacle : à croire qu'il est tout le temps sur le pont ! Pourtant, rien de bien méchant, dans mes commentaires, juste un peu d'ironie, peut-être.

Est-il si malséant de proposer ceci ?

"Au train où ça va, le temps de applaudissements à Perraud devrait être compensé par Médiapart auprès des lecteurs par des abonnements gratuits ! "

Ah ! quelle différence avec le bon temps où il publiait des photos de moi sur un fil, dont une me représentant sortant de ma douche ! Après cet excés d'honneur, pourquoi cette indignité ? 


avez vous reçu mon commentaire apportant un démenti à votre remarque sur les musiciens recevant "une prime " si ce n est pas le cas je m empresserai de vous le reformuler ... je suis navrée que vous n ayez pas contacté un representant de la commission .nous avons un president et des secrétaires qui auraient pu corriger cette fausse information . Sachez que pour l 'orchestre de l'opéra qui est présent tant sur le paysage lyrique,chorégraphique  qu'orchestral votre article est une véritable insulte  à l esprit d'équipe ,à son professionnalisme et à son dévouement .

Catherine Cantin 



Une réponse, Monsieur Perraud ?

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Et si l'argent possédait en réalité plusieurs natures, ressortait de plusieurs pouvoirs ? Protéiforme — sous l'officielle uniformisation de l'office comptable ?

Ainsi, le gaspillage d'argent et la gabegie sont l'essence même de l'opéra. S'il est un genre musical qui peut s'analyser en regard d'une histoire du "potlatch" (dilapidation jaculatoire d'argent), c'est bien celui-là. Avec la Voix comme substrat fantasmatique… En matière d'art, mieux vaut ne jamais oublier la dimension du Sublime. Comme si l'argent ici était un contre-don (plutôt qu'un salaire dans l'économie ordinaire), jeté en offrande à des dons de nature divine ?…

Encore une Bastille à reprendre ...

Mais faut être sur MdP pour lire certains commentaires qui font un lien avec F.H. et ses gardes du corps ...

Sans blague : est ce F.H qui a créé la fonction de garde du corps ?

Et un président n'a pas besoin d'être protégé ?

J'ai le souvenir d'un N.S qui ne pouvait sortir sans une batterie de GdC,  plus des centaines de policiers , plus des monteurs de spectacles politiques pour  vendre aux médias , les contestataires étant remisés ....

Mémoire courte et c'est préoccupant .

Merci à A. Perraud pour l'article .

Mes enfants sont musiciens dans un orchestre de province qui fait du bon travail , opéras inclus .

Mais ils ne se font pas des couilles en or , c'est le moins que je puisse dire .

Alors ces abus dans la capitale sont d'autant plus écoeurants .

 

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Pour cet article, j'ai pu bénéficier d'informations livrées par plusieurs sources fiables internes à l'établissement public, qui m'ont évidemment demandé de protéger leur anonymat. J'ai contacté Martin Ajdari, directeur de cabinet d'Aurélie Filippetti, qui fut, en 2009, le premier directeur général adjoint de l'Opéra national de Paris, chargé d'épauler Nicolas Joël, hors d'état de diriger. Martin Ajdari ne m'a pas rappelé. Idem pour le prochain directeur général adjoint – il succède à Christophe Tardieu –, Jean-Philippe Thiellay, qui s'est montré d'une discrétion à toute épreuve. Le DRH de l'Opéra poussé vers la sortie, Dominique Legrand, réussit à échapper au moindre entretien durant une dizaine de jours – tout en me clamant avec habileté son désir ardent de me parler…

Additif du 1er août : nous avons reçu, ce jour, un courrier daté du 30 juillet 2104 et signé de Frank Gali, président de la Commission d'orchestre de l'Opéra national de Paris, que nous ajoutons sous l'onglet “Prolonger” de cet article.