Quand Hanif Kureishi joue au psy

Par
Arrivé à la cinquantaine, Hanif Kureishi, écrivain londonien d'origine pakistanaise, a rêvé puis écrit Quelque chose à te dire, un gros roman qui sortira fin août et qui revisite les quarante dernières années à travers la figure d'un psychanalyste : identité, culture pop, immigration et filiation...

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Né en 1954 dans le Kent, d'un père pakistanais et d'une mère anglaise, Hanif Kureishi a grandi dans la banlieue londonienne, à Bromley précisément dont il est devenu, aux côtés de David Bowie, l'une des gloires locales. Enfant de la pop et de la philosophie, il se lance au milieu des années 70 dans l'écriture de pièces pour cette pépinière d'auteurs qu'est alors (et toujours) le Royal Court Theatre sur Sloane Square. Il écrit les scénarios des films de Stephen Frears My Beautiful Laundrette et Sammy et Rosie s'envoient en l'air avant de publier un premier roman très remarqué en 1990, Le Bouddha de banlieue puis, notamment, Black album, Intimité (qui sera adapté au cinéma par Patrice Chéreau) et plus récemment Contre son cœur, un magnifique livre autobiographique sur son père.
Depuis longtemps passionné par la psychanalyse, Hanif Kureishi aura attendu d'atteindre la cinquantaine pour la mettre au cœur d'un roman-somme qui brasse tous ses thèmes de prédilection : pop culture, identité, immigration, filiation, philosphie, théâtre... Quelque chose à te dire, qui paraîtra fin août aux éditions Bourgois, impressionne par la qualité de son intrigue (quasi-thrilleresque), son incroyable galerie de personnages et la densité de son propos. Pour lire les premières pages, cliquez ici.