Caroline de Mulder: stilettos et real politik en Ouzbékistan

Par

La narratrice de Nous, les bêtes traquées, est une créature vacillante, au langage bousculé, accompagnant passionnément l’avocat qui travaille pour une ONG. Son handicap : elle ne peut pas pleurer. Il y aurait de quoi, pourtant. Caroline de Mulder est l’une des invitées du Festival littéraire de Mediapart, le 1er octobre.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Il faut arriver à hauteur de la page 196 pour trouver une description peu charitable mais complète de Marie : « pauvre fille camée, refaite de partout, saccagée ». Une de ces « pattes cassées » qu’affectionne Max, avocat de l’ONG Clarity, qui se verrait bien sauver le monde, et que n’émeuvent que les filles paumées et les causes difficiles. « Sa maladie, à Max, c’est la violence, et pour se sentir vivant rien ne lui suffit. »