Rhea Galanaki: «Se promener dans Athènes, c’est acquérir une conscience politique»

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« Tu te trouvais dans cette avenue du centre d'Athènes, face au cinéma que tu avais vu brûler. Changeante et laiteuse, la lumière diurne enveloppait son agonie dans un rideau de tulle. Le jour se cacherait bientôt derrière ce paravent pour changer de vêtements et s'habiller de noir. À Athènes, une nouvelle nuit allait tomber, plus sournoise que l'eau de l'oubli, plus vide que le regard d'un sans-abri, plus funeste que la flamme ayant embrasé la cité. Athènes était désormais une mère devenue folle. »