Cinéma et politique : la rencontre Corsini-Guédiguian

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L'importance d'aller au cinéma. Oui.

"La salle de cinéma, c'est aussi un espace politique, un espace de démocratie" dit Robert Guediguian. On regarde les films avec d'autres et on peut en discuter, avec eux...

Quelle déception ce Guediguian. Expliquer que le PS et les verts veulent renforcer le service public hospitalier alors qu'ils ont fait le contraire au gouvernement !!!

Et appeler cela le communisme !!!Ce monsieur est sans doute un grand cinéaste mais comme penseur de la politique, 0.

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N'exagérons rien. 

Dans le quasi désert  - derrière des apparences mi-gauches, mi-César -  du french cinéma, certains (dont lui)  pourraient  - on dit : pourraient -  sauver l'honneur. 

Quant à l'appel tranquilou au "communisme", pas inintéressant ... mais tellement problématique !

""" Ah ! Que le bonheur est proche ! Ah ! Que le bonheur est loin ""

Citation de " La Salamandre "

tongue-out

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  • 22/11/2021 19:44
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Quelle tristesse que ce découragement et le manque (me semble t il) de connaissance du "programme basé sur les communs" proposé par l'union populaire !

Le PS d'aujourd'hui se fiche de l'hôpital et de l'éducation, par exemple .. Jadot n'est pas bien loin de ces orientations.. ils ne sont plus du tout de gauche pour moi, ces gens là  !

Et donc comment voter pour ces gens là si l'on veut que ça change vers un "communisme" pas minimal ?

Ce n'est plus un pb d'ego, pour moi, mais bien d'idées.. 

Salut à

vous

D'accord avec toi PSI (quel drôle de nom...)

je n'ai regardé que la moitié de l'émission mais jamais abordé les programmes

seuls mes noms sont lancés : mélenchon, jadot, hidalgo, fabien

Seule la FI a élaboré un programme

On attends la réaction des autre sur chaque point de  ce programme

c'est ça un accord et dialogue possible

Guedigian se trompe 

la pseudo union de la gauche du printemps marseillais s’est faite CONTRE la volonté de la majorité de la FI MARSEILLE 

Il s’est agi ( très habilement) de mettre en place le PS à la sauce GUERINI dont PAYAN est l’héritier en tant que professionnel de la politique 

Si c’est ça l’avenir de la gauche, c’est pour le moins désespérant

assez de toutes ces arnaques 

C'était tellement mieux sous Gaudin ? Arrêtez de cracher dans la soupe svp.

Les marseillais on fait un choix démocratique en 2020. Ils jugeront sur les actes.

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  • 22/11/2021 19:53
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J'adore vos films et je suis d'autant plus surpris et découragé de vous entendre dire qu'il n'y a aucune proposition politique pour remettre à flot l'hôpital, par exemple.. et mettre les objectifs sociétaux au centre et non plus la finance et l"enrichissement de quelques-uns ..

Soit vous ne lisez pas le programme de l'union populaire soit je n'y ai rien compris ! Mais il y a vraiment de très riches et passionnantes propositions dedans .. à lire et à critiquer.. avant de dire qu'il n'y a rien !

Ca tombe bien , il vient juste de sortir !

Mais pourquoi ce serait à Mélenchon de se retirer ? Pourquoi ne demande t-on pas à Jadot de se retirer ? 

En 2017, il fallait déjà que Mélenchon se retire. En fait, lorsqu'on est de gauche,  il faudrait systématiquement faire le deuil d'un choix de gauche au profit du centre gauche. Ça me fatigue à la fin. 

Sur l'union des gauches on ne peut qu'applaudir. C'est mal parti... Et tous les leaders des partis (et leurs lieutenants) en sont responsables.

Mélenchon lui, a un programme complet (je n'adhère pas à sa politique internationale s'agissant notamment de la Chine) mais ne veut faire aucun  compromis et préfère l'avènement d'une droite ultra-dure ou la continuité du macronisme ce qui est presque pareil). Les autres ne pouvant espérer que 4% , voire 2%, sont de la même farine : irresponsables. Jadot veut bien un accord mais seulement avec Hidalgo...(qui refuse) : c'est maigre!

Mais c'est bien joli les beaux discours, seuls les actes comptent. le second soutient un maire qui détruit complètement l'une des villes où il habite, son âme, remplace les classes populaires et moyennes par les bobos trentenaires et quadras friqués à partir, n'est pas très net avec les promoteurs.  Or il ne moufte jamais, face à la misère. les aberrations politiques,  concrètes là où il vit. Et pourtant, il y a matière. Il n'est pas le seul, certes.

Quant à son cinéma... 

Guédidian (et Ascaride) ce n'est pas Jean Vilar....ni Jean-Louis Barrault...

Le PC embourgeoisé (comme les Pinçon Charlot qui racontent la même chose depuis 20ans : des évidences pour ceux qui vivent ou ont vécu les rapports de classe -leur docu sur le château de Canisy est d'une platitude et obséquieux et à rire)

Tout est "à prendre" dans les propos, prises de position de Catherine Corsini, extrêmement concrète, précise, dotée d'un grand sens politique au sens noble du terme basé sur le chemin de la rencontre, de l'écoute, une femme  dotée d'une empathie et d'un désintéressement qui sont .. devenus remarquables car rares. Ce qu'elle dit sur l'hôpital est d'une grande justesse. ABANDON et sans doute le mot qu'il convient de retenir pour définir la situation de l'hôpital, des soignants et rajoutons-le des patients en bout de chaîne fort maltraités, voire pas du tout traités (le paroxysme de la maltraitance) , cela avec un cynisme,   une perte de considération gravissime et totale pour l'humain dans nombres de services obsédés par la rentabilité d'abord. Abandon aussi par la Gauche de ses fondamentaux, de ses convictions, de son électorat historique, Abandon du travail de réflexion, du travail tout court, au profit de la courses aux postes et de la bataille des égos, abandon de la nécessité impérieuse de faire des compromis pour construire ensemble, donc 'écouter l'autre ce qui n'équivaut pas à se compromettre, se renier, abandon du combat pour la majorité qui souffre socialement. La fracture n'est pas née avec le Covid, elle s'accélère depuis les années 2007 -un tournant majeur et l'avènement de Sarkozy- , se retrouve dans  des communes, régions y compris celles encore dirigées par la Gauche clientéliste et hors-sol, notamment en IDF où quelques rares édiles résistent à l'opportunisme et la cupidité.

Le combat est  quotidien, pour chaque citoyen , mais de plus en plus difficile face à l'anomie, face à la fracture sociale accrue consécutive aussi à des changements urbains et sociologiques dignes de tremblements de terres ;  dans les métropoles. et alentours notamment..( et maintenant dans les villes moyennes de province)

Sur l'expérience de Marseille, tout à fait d'accord avec Guedidian...pour le reste, il est beaucoup distancé avec le réel, le terrain  que Catherine Corsini. la Fracture, qui est d'abord sociale ce qui détermine presque tout le reste, nombre de citoyens la vivent tous les jours en province,  dans la ville, qu'ils soient actifs, chômeurs, retraités, jeunes.... y compris à l'hôpital. Un lieu à part où les individus dans leur vulnérabilité se retrouvent à nu et parfois nouent un dialogue avec des personnes qu'elles n'auraient pas côtoyer au dehors..le film de C Corsini est bien sûr une fiction, intéressante. .Mais ne rêvons pas, l'accès aux soins est redevenu fragmenté, pas identique pour tous, les prises en charges médicales également. Il y a ceux qui ont droit à un interne ou une infirmière surbookée, et ceux qui moyennant de l'argent -y compris à l'AP, ont affaire au chef de servie qui les prendra en charge au plan médical, leur donneront accès à des innovations thérapeutiques  et se dérangera la nuit si nécessaire.. et puis il y a les autres.

Une seule interrogation : qu'est-ce aujourd'hui que le progrès, revendiqué de toutes parts? on comprend bien à quoi Catherine Corsini se réfère, néanmoins ce mot doit désormais être pris avec des pincettes car au nom d'un prétendu progrès, multinationales et états enserrent les peuples dans un carcan liberticide, avec le support des nouvelles technologies (robotique, domotique, hyperconnexion chronophage et souvent anethésiante (réseaux sociaux) le recul du droit du travail et de l'emploi qualifié via la digilitalisation systématisée, les fusions/disparitons  d'entreprises en chaîne; les externalisations dans les pays à bas coût de main d'oeuvre, la compression des services publics et transfert accéléré vers le privé de ce qui a construit l'Etat Providence.

l'avenir c'est "l'Industrie 4/0"  selon Macron....

Sur l'engagement des jeunes, il existe, notamment dans les associations, mais il  n'est pas majoritaire  : la plupart des jeunes actifs non CSP++  ou en situation de précarité, rament comme ont ramé leurs aïnés en situation identique. Et les collectifs via le travail se sont totalement atomisés. l'abstention est massive dans ce segment de population, et  tout comme avec Gilets jaunes, les jeunes doivent renouer avec le Politique.il est vrai qu'en termes d'élection présidentielle, chacun peut s'accorder pour dire que nous serons sans doute confrontés à un non-choix, la Gauche politique ayant organisé depuis plusieurs années sa défaite annoncé. Là encore, il faudra bien secouer, investir le cocotier partisan, les partis constituant toujours des structures et lieux essentiels,

Faire des vidéos drôles sur les réseaux sociaux ne fera pas avancer les droits sociaux ni les libertés publiques.https://www.lemonde.fr/campus/article/2021/11/22/sur-facebook-la-generation-z-trolle-la-culture-start-up-et-le-monde-de-l-entreprise_6103086_4401467.html

la jeune génération doivent investir le syndicalisme pour le revivifier,  peser collectivement avec leurs aînés sur les politiques publiques et les accords paritaires. Contrairement à ce qu'insuffle le discours et l'action présidentiel et gouvernemental, médiatique, mais aussi sociologique, on est tous dans le même bateau. La solidarité ne se divise pas;

"Youpeee!" m'exclamais-je en mon for intérieur, commençant à écouter et regarder (pas trop) ce nouveau numéro d'À l'air libre, ils ont invité des artistes car ce n'est pas si courant; et, surtout, pensais-je, des artistes qui n'ont rien de particulier à "vendre", contrairement aux autres medias qui se dépêchent d'user de l'opportunité d'une sortie de bouquin, d'une exposition etc pour convier les unes ou les autres à venir discuter. Bon, en fait, je m'étais un peu trompé, car les deux convives avaient bel et bien un livre à signaler et un film en salles actuel.

(Encore un effort, parfois, Mediapart, pour vraiment te démarquer de tes consoeurs/confrères et tu seras vraiment presque parfait... wink).

Fort heureusement, il était instructif d'entendre Catherine et Robert disserter sur la situation politique du moment, le rôle et les façons d'agir (ou plutôt de ne guère agir) des partis. J'ai cru, à un moment que Guédiguin faisait exprès de ne pas signaler le NPA quand il évoquait l'éventail des sensibilités de gauche ("de Mélenchon à Jadot" répétait-il) puis, finalement, la mémoire lui est revenue, même s'il cite Besancenot plutôt que Poutou (son secrétariat a dû oublier de mettre ses fiches à jour). Ouf!

En tout cas, merci à tous les deux. Corsini, impeccable, exprimant sans barguigner qu'elle ne comprend pas que les différents partis ne s'unissent pas une bonne fois pour toutes pour contrer la fronde déplorable d'une extrême droite qui n'en peut mais de s'étendre, ou encore quand elle souligne, avec justesse, qu'il ne suffit pas d'adresser un chèque culture de 500 euros pour cultiver la jeunesse, que c'est d'abord une question de volonté de transmission, voire d'instruction aux domaines des arts. Rejointe, en cela par Guédiguian rappelant et fustigeant la parasse trop facile qui consiste à consommer de la série sur sa plateforme au mépris des vraies salles, de la vraie présence dans les cinémas pour, éventuellement, partager, à la sortie, impressions et ressentis à propos de ce qui a été vu, au même endroit, en même temps.

Pourquoi faut-il, en 2021, encore répéter ces mantras, ce qui devrait être certitudes et non pas simple rappel d'évidences? Notre époque qui n'a plus rien d'épique (la preuve) est décidément bien affligeante... frown

Et puis, ils ont tous deux aussi raison sur un point: nos politiques ne bossent pas assez. Pour connaître les réalités et le quotidien de certaines/certains. Plus soucieux de leurs prébendes que de l'intérêt général. Evidemment, il ne faut pas le répéter trop non plus, au risque de paraître proférer "les politiques= tous pourris", ce qui, bien sûr, est inepte.

N'empêche, actualité commerciale ou pas, pour ces deux créateurs, heureusement qu'on peut les écouter, les suivre quand ils réveillent, peu ou prou, un sursaut citoyen qui ne devrait jamais faillir, surtout à la veille d'une échéance électorale.

Mediapart devrait en inviter d'autres... car les artistes demeurent, qu'on les apprécie ou non, selon les personnalités, de vrais veilleurs qui, sans relâche, savent ce que militer (avec ou sans filtre d'oeuvre) veut dire.

Guédiguian président ! Corsini premier ministre ou l'inverse. Merci pour cette lueur d'espoir, il reste au moins deux belles personnes dans ce pays.

C'est toujours interessant les cineastes blindés de thune qui viennent parler de la réalité sociale.

Non. Pas "blindés de thunes". Ils gagnent bien leur vie tant que leurs films marchent, mais ils réinvestissent dans la production indépendante.
Et si un film fait un flop, ils sont dans la difficulté.
Savez-vous que Guédiguian dirige Agat-Films, qui a produit plus de 2000 films, est le plus gros producteur indépendant en France ?
Saviez-vous que Catherine Corsini, à la suite d'un insuccès, s'est vue imposer par une production toute son équipe artistique et technique, et confisquer le chéquier de régie ?
Le cinéma coûte cher, mais leurs moyens ne sont qu'une marge de manoeuvre.

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  • 23/11/2021 15:46
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Je recommande vivement d'aller voir

LA FRACTURE

Un vrai film d'action dans le huis clos d'un service d'urgence.

Et j'ai bien peur qu'il soit -plus que jamais-  d'actualité 

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  • 23/11/2021 17:54
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Interroger des cinéastes dits de gauche (ce qui est le cas) sur notre situation politique, pourquoi pas ? 

Mais c'est assez banal, et en un sens, tout le monde le fait. 

Beaucoup plus intéressant eut été de les questionner sur leur conception précise de ce qu'est, pour elle et lui, un cinéma vraiment "politique" ?

N'est-on pas, dans ce secteur de MDP, censé parler "d'art" ? 

Allons plus loin : qu'auraient-ils à dire sur la QUESTION DES CODES ET DU STYLE d'un tel cinéma ?

Ajoutons le coup de pied de l'âne : ... surtout à une époque où les cinéastes français encore intéressants ne dépassent jamais un "académisme de gauche sociétale".   tongue-out

Cordialement.

.

 

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  • 23/11/2021 18:20
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Ajout - (après re-vision, car on est sérieux, s'pas) - à 9 min., l'ami de Marseille frôle la question. Il fallait rebondir !

Et que l'on ne nous dise pas que ce n'était pas le sujet ! 

CDT.

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