Merci patron !: «On est plus forts qu'on ne le croit»

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C’est un film qu’on aimerait voir avec François Hollande sous les ors de notre République qui ploie sous le poids de sa déchéance. Dans le molleton élyséen, entre 21 heures et minuit, ces heures bientôt plus considérées comme du travail de nuit pour tous ceux qui courbent l’échine au crépuscule pour gagner leur pain, leur loyer, leur vie quand le président aura signé, avec Manuel Valls, les derniers bons à tirer sur le code du travail. C'est un film qu'on aimerait voir avec le président parce que les blagues, les gags, les calembours, c'est son truc. Les arnaques aussi. Tromper, berner, filouter ceux qui l'ont porté au dôme de l'État. Son discours de gauche du Bourget, « mon adversaire, il n’a pas de visage, pas de nom, pas de parti, c'est le monde de la finance », c'était du pipeau. Du spectacle. Guignolesque. Comme ses envolées à l'oreille des ouvriers, des PSA, des Goodyear, des Arcelor, des masses de précaires, chômeurs, « sans dents » de souche ou binationaux qu'il n'en finit pas de déchoir de leurs droits et de plumer à coups de réformes anti-sociales, appliquant mieux que la droite avant lui la bible du Medef.