« Autopsie des ombres », éclat de guerres contemporaines

Par

 Autopsie des ombres, de Xavier Boissel, regarde un monde qui se désagrège, une Europe véritable terrain vague. Si pour l'ex-casque bleu de retour du conflit yougoslave « il n’y a plus de lieu possible », la fiction est cet espace où les fragments trouvent un sens. Entretien vidéo et extrait du livre en fin d'article.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Dans Paris est un leurre (Inculte, 2012), Xavier Boissel évoquait déjà la guerre : « à la fin de la première guerre mondiale, vers 1917, l’Etat-major français décide de planifier une réplique de Paris et de ses environs destinée à duper les aviateurs allemands susceptibles de venir bombarder l’agglomération parisienne ». Xavier Boissel arpentait cette ville fantôme et analysait ce « simulacre », ce « leurre parisien — digne d’une chronique de Bustos Domecq ou d’une grande fiction de Philip K. Dick ». La guerre est pour l'écrivain un temps comme un lieu qui condensent Histoire et fiction, un espace du conflit, au-delà des seules armées en présence.