Il faut du courage pour témoigner d’une guerre et nommer ses responsables, de même qu’il en faut à celles et ceux qui dénoncent leurs agresseurs et racontent ce qui leur est arrivé. Il en faut aussi pour faire un roman qui parvient à reconstituer le contexte dont il est issu, qui constitue sa chair même, et qui réussit dans le même temps à le dépasser pour créer un entre-deux où ni la réalité ni la fiction ne l’emportent totalement, pour faire entendre les subtilités de sa langue, mener son lecteur à une empathie profonde pour ses personnages. Le Darfour, cette région à l’ouest du Soudan où se déroule l’action, est pourtant si loin, la guerre qui y sévit depuis 2003 si complexe et si brutale.
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