Et si l'expérience zapatiste ouvrait des pistes pour sortir du capitalisme?

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Il y a vingt ans, l’insurrection des zapatistes du Chiapas inaugurait un cycle de dissidence et de résistance aux effets destructeurs de la mondialisation néolibérale. Jérôme Baschet en dresse un bilan théorique et pratique pour imaginer le monde de l’après-capitalisme à partir de quelques exemples concrets.

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Il y a tout juste vingt ans, en janvier 1994 et en protestation contre l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), les zapatistes mexicains dissimulés sous leurs passe-montagnes s’emparent de sept villes du Chiapas, dont San Cristóbal de Las Casas. Fondée en 1983 comme un classique foyer de guérilla, l’Armée zapatiste de libération nationale (AZLN), devenue l’organisation politique et militaire de centaines de communautés indiennes, inaugure ainsi un cycle de résistance aux effets de la mondialisation néolibérale, avec l’émergence d’un mouvement « altermondialiste » qui se structure à l’occasion du sommet de l’OMC à Seattle, en 1999.