Misères et vertus du rituel électoral

Plusieurs ouvrages remettent sur le métier le vieux débat concernant les mérites comparés de l’abstention et de la participation aux élections. Entre défense désenchantée du vote comme outil de « paix civile » et dissidence volontaire au profit d’autres engagements, passage en revue des arguments échangés. 

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La tenue du second tour des élections municipales, dimanche 28 juin, peut être envisagée de deux manières. Les plus attachés à la vie démocratique sous régime représentatif se réjouiront que la crise sanitaire n’ait bouleversé que de quelques semaines le calendrier électoral prévu. Les plus critiques de ces opérations n’y verront que l’organisation à tout prix d’un mécanisme de sélection d’élites locales, déconnecté des enjeux massifs qui affectent notre vie collective depuis l’apparition du Covid-19. 

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