Julia Deck: Viviane Elisabeth Fauville, dit-elle

Par

Jeu de piste, jeu d'identités, roman policier, scènes de vie ordinaires : dans son premier roman, Viviane Élisabeth Fauville, Julia Deck – invitée du Festival littéraire de Mediapart le 1eroctobre – passe avec ironie d'un registre à l'autre. Un psychanalyste est retrouvé baignant dans son sang... mais c'est plutôt des errements d'une femme dont il s'agit.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Viviane Élisabeth Fauville se présente dès son titre comme un portrait de femme : un nom se déploie, masque d’identités multiples, prénom double, nom de jeune fille masquant celui d’épouse – en passe d’être effacé par un divorce –, patronyme dont la première syllabe est un appel au faux, à une méconnaissance fondamentale de soi : « Est-ce nous qui ne sommes pas celles que nous croyons – c’est une possibilité. » Le titre annonce les derniers mots du texte : « cela devient de plus en plus flou ».