En 1971, Jean Eustache réalise un « documentaire » qu’il décide d’appeler Numéro zéro. Deux heures d’entretien autour d’une table entre le cinéaste et sa grand-mère, Odette Robert. Deux caméras fixes, les claps visibles à l’écran, le récit d’une vie à la fois banale et rocambolesque… Tout le film est là, à l'exception d'un bref prologue – Odette rentrant des courses –, dont Eustache a tenu à confier la réalisation à un autre, le cinéaste espagnol Adolfo Arrieta. Le nouveau film de ce dernier, Belle Dormant, est d'ailleurs visible en salle en ce moment.