Paroles d'exils (1/6): «L'impression d'être une femme invisible»

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Il existe autant d’exils que d’exilés, mais un arrachement commun se révèle souvent cuisant: une terre, une culture, des souvenirs, des sensations deviennent des fantômes incontrôlables ou apprivoisés, c’est selon. En ce monde qui semble rétrécir, nous vous proposons six mémoires dilatées, six vie amplifiées, six parcours accrus par l’expatriation.
Pour commencer, Liliana Andreone, 60 ans, venue d’Argentine et qui travaille au Théâtre du Soleil, dans le bois de Vincennes à Paris.