Enrique Vila-Matas, de l'électricité dans l'art

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Avec Marienbad électrique, Enrique Vila-Matas nous convie à une conversation intime, affectueuse, avec l’artiste Dominique Gonzalez-Foerster, exposée à Beaubourg. Intime : aux sources de leurs créations. C’est à la fois réjouissant et stimulant. Passage en revue et entretien vidéo.

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Le visiteur est sorti très troublé de l’expo Dominique Gonzalez-Foerster, 1887-2058. Il a marché droit vers les deux hommes de l’accueil, qui bavardaient, accoudés au tourniquet. Quelque chose n’allait pas, là-bas, dans « la pièce avec un téléphone et une radio ». Quelqu’un avait dû dérégler la radio, dit-il. On entendait en sourdine quelque chose comme Francis Cabrel. Les messieurs de l’accueil commencèrent à sourire. Non, non, dirent-ils, c’est bien ça. Le visiteur ne voulait pas les croire : mais enfin, s’exclama-t-il, Chérie FM, ce n’est pas le genre de Dominique Gonzalez-Foerster, si ? Cette question-là resta sans réponse.