« Victor et Macha » : le livre du rire et de l'oubli israélien

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Elle dérange, Alona Kimhi, ex-émigrante soviétique à l'âge de six ans, en passe de devenir écrivain israélien majeur. Féroce, drôle, dynamitant la geste sioniste, incontrôlable, brouillant les frontières entre intime et historique, militante. Un plaisir de lecture. Entretien vidéo et extrait du livre.

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Souvent, les romans ou les nouvelles d’Alona Kimhi commencent derrière une fenêtre. Quelqu’un regarde une portion de monde, généralement plutôt grise. Arrêt sur image. Dépressifs, obèses, transsexuels, jeunes femmes psychiatrisées, le regard des personnages d’Alona Kimhi est celui d’êtres en marge, condamnés à déranger pour exister. Pour autant, son œuvre ne respire pas la mélancolie : on penche davantage vers la joyeuse férocité. Avec, et c’est tout son art, l’électrique sensibilité qui parcourt ses textes.