LITTÉRATURE

Joseph Andras: il est temps de parler du livre

Refuser un Goncourt du premier roman, comme l'a fait Joseph Andras, qui signe De nos frères blessés, fait plus de bruit que le prix lui-même. Au point d’occulter la seule chose qui compte, le livre. Et celui qui l’habite, Fernand Iveton, unique Européen condamné et guillotiné pendant la guerre d’Algérie.

Dominique Conil

28 mai 2016 à 11h35

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Ah, que la vie est compliquée. Joseph Andras, qui signe De nos frères blessés, a refusé le Goncourt du premier roman, indiqué qu’il ne souhaitait ni paraître, ni parler. Mais, au moment où tout se tasse, le voilà qui s’explique dans L’Humanité (le journal qu’il lit souvent), rompant son vœu de silence (avec autres entretiens à venir, dans L'Obs, El Watan, L'Orient Littéraire… et très prochainement, Mediapart). Il évoque son refus d’être récompensé au nom de la « cohérence » ; il ne croit pas aux médailles, à la concurrence, etc. Au nom de la même cohérence, on se dit d'abord que le plus simple, quand on ne veut pas recevoir de prix, est encore de ne pas accepter d’y envoyer son livre.

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