Rire en islam

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Les textes sont formels : loin de proscrire la jovialité et la plaisanterie, la culture musulmane fait la part belle aux rieurs, qu’ils prennent les traits du fou, du parasite ou du Bédouin comme ceux du calife et du Prophète, les deux principales figures d’autorité.

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Les attentats terroristes perpétrés à la rédaction de l’hebdomadaire Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 ont à nouveau posé la question de la place de l’humour dans la conscience musulmane en général, et dans l’Islam [1] en particulier. Islam et humour sont-ils par essence antithétiques ? Pour répondre à cette question, il faut remonter aux formes du rire et à ses finalités, étudier ses manifestations et ses colorations, dévoiler ses lignes de force et ses limites. Dans cette perspective, les sources littéraires, philosophiques, théologiques et politiques médiévales offrent un bel observatoire des controverses que suscite la place de l’humour dans la société musulmane dès l’apparition de l’Islam, notamment lorsqu’il est question de figures d’autorité comme le calife et le Prophète.