Patrick Chamoiseau : « La radicalité est nécessaire »

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Vous peut-être chère madame sans besoin vitaux.

Mais pas moi. je ne m'acclimate pas du tout, j'essaie de résister à ma petite place, c'est tout mais c'est comme le colibri, j'essaie de faire ma part et de lutter contre des gens comme vous, en les faisant réfléchir un peu.... enfin comme la Marguerite.

je suis d'accord avec vous.

s'acclimater c'est abdiquer et subir...... le résultat est là....

AGE DU FAIRE

Vous avez raison de résister, c'est ce que j'ai fait toute ma vie...

 

 

 

Remettons nos actes en question quand à leur apport au bien commun.

Cessons de croire à un homme ou un parti providentiel, cessons de croire à l'arrivée d'un "grand soir".

Tout à fait d'accord mais pour cela il faudrait abandonner certains schémas et manières de penser surtout sur les droits acquis. Nous les percevons comme des droits individuels: "J'ai cotisé donc j'y ai droit". En réalité, qu'il s'agisse de la sécurité sociale ou des retraitres, ou des droits au chomage rémunéré, nous en faisons une affaire personnelle et oublions qu'il s'agit de droits collectifs. C'est  la faille de notre système social et les soit disants révolutionnaires ne font pas leur travail d'éducateurs; même les plus démunis collaborent à leur disparition en agissant comme des consommateurs de "droit", sans nous soucier de la structure collective qui leur sert de support. Je vous laisse réfléchir.

j'interviendrai plus tard en changeant de police.

 

Certes, JEA JOUANY et SPIRALOU, vous abordez tous deux deux formes de problématiques complémentaires.

En réalité, l'humain que vous abordez tous deux, par rapport au droit des acquis sociaux, par rapport à une solidarité avec les plus faibles ne prend pas en compte la réalité de la société dans laquelle nous surnageons. Cette dernière a été calquée sur le principe de la consommation. L'humain, selon sa situation financière est soit un produit de consommation en évolution ou constant, soit un produit de consommation dépassé et exclu "du rayon". Il y a l'humain en tête de gondole et celui en solde !!!

Il n'est donc pas étonnant que ceux en tête de gondole s'arqueboutent et s'accrochent désespérément à leur place, que ceux relégués en bas de rayon exigent à retrouver leur situation initiale. Ils ont payé pour cela et ils exigent qu'on leur rende à maxima leur investissement.

Tout cela pour dire que notre société a perdu son humanité au profit de celle dite de consommation. Aucun chef d'Etat, suite à 50 années de changements sociaux et politco-financiers, ne peut modifier ce cours sans risquer une révolution violente dont les plus jeunes seraient les sans-culottes prêts à trimballer la guillotine sur toutes les places de France.

Un an avant les élection je disais ce qu'il allait arriver et préconisais sur 6 mois de faire des réserves alimentaires pour les mois à venir après les élections présidentielles,  de ne pas aller voter et de suite commencer à débrayer en masse avec non payement des crédits et autres impôts factures etc. après  bien sûr avoir retiré les billes des banques . Ils n'y avait que cela pour essayer de changer quelque chose, le reste comme je le disais n'est que fumisterie !

 

Puis attendre qu'ils viennent non pas négocier mais proposer quelque chose de vivable Ou qu'ils n'aient pas d'autre solution que de se "dévoiler" ...

 

sachant que :

 

Notre standing de vie telle que nous l'avons toujours connu est fini pour la simple raison qu'avec la chine et l'inde qui "émergent" , la planète ne supportera tout simplement pas le même mode vie pour 7 milliards d'individus (si l'on voulait être égalitaire).

 

En 1995 une étude sérieuse donnait le résultat suivant : de la manière dont vit un américain ou européen , la terre ne peu supporter en continu que 700 millions d'individus avec ce mode de vie.

Ramené a la démographie   actuelle cela représente 10% de la population mondiale , le chiffre vous "cause" ? (sans prendre en compte que tout c'est considérablement dégradé mais bien sur depuis tatcher onmet cela sur le compte d'un réchauffement climatique ...)

 

Je vous laisse deviner la suite ... 1997 etc. c'est d'ailleurs à ce moment que je me suis mis en "grève ilimitée" ... fini de contribuer à cette folie furieuse !

 

A mon avis tous ces "enfumages économicos/politiques" ne sont mis en avant que pour masquer la réalité aux peuples et par la même occasion leur baisser leurs niveaux de vie.

 

Tout cela pourrait se faire intelligemment et en concertation "globale" mais que diraient les peuples ? ... Répartition équitable des richesses ... pour tout le monde, tous les terriens ...

 

Croyez vous sincèrement qu'en face "ils" sont prêt à cela ??

 

Alors comme en 29 on nous concocte des pseudos crises... "eux" dans l'histoire n'y perdront rien car avec les billes qu'ils auront soutirés aux plus faibles en leurs "démontant"  leurs niveaux de vie ils pourront continuer à "jouer" avec  chez les chinois et les indiens... de gros futurs marchés ... oui car contrairement a ce l'on pourrait croire, chez nous nous avons les "technologies" (on ne parle pas trop des nanotechnologies , entres autres, qui seront le prochain eldorado et qu'ils gardent en réserve ...). Ce n'est pas pour rien que l'on importe un max de "tête" de ces pays ...

 

Les seul "accros" actuels sont que chacun d'eux veulent garder/récupérer un max de billes (bien sur je parle des financiers/politiques surtout €uropéens car ces gens sont très bien au courant des tractations internationales et bien sur ne veulent rien lâcher de leur statuts et ce au détriment de leurs propres concitoyens.

 

Les chinois en attendant que cela se "stabilise" freinent chez eux mais la "machine" est en route, ils ont leurs milliardaires pour donner envie au peuple de jouer au loto ... et préparent une monnaie mondiale stable ...

 

Alors si vous pensez que des Mélenchon et autres politiciens (peut importe lesquels, ils savent très bien tout cela et ont tous de la "progéniture) vont vous changer tout cela ...

 

Les belles marches et autres manifs mèneront à un moment ou a un autre aux débordements qu'ils cherchent pour , au non de la sécurité et de la démocratie nous faire franchir un échelon très supérieur et d'un coup ce système  fachiste qui est  déjà complètement verrouillé.

 

En admettons qu'un Mélanchon ou autre FG arrive au pouvoir, il aura le pouvoir de faire quoi ... les états ont été pillé et il ne restera pas grand chose à partager car le pognon et ce qui le détiennent n'ont d'autre frontière que la biosphère terrestre (pour le moment ... projet de colonisation de mars calé et en cour depuis 1986 ...) et croyez vous sincèrement que l'argent se rapatriera ??

Donc même en les portant au "pouvoir", vous jouerez leur jeu. ...

 

Vous savez, leur jeu

" Ils jouent à un jeu. Si je le leur dit que je le vois ils vont me punir car j'aurais transgressé les règles. Je dois donc jouer le jeu de ne pas voir que je joue à un jeu."

 

Ces  gens là poussent les pays "riches" à s'autodétruire (futures guerres civiles ?) pour arriver à leur résultats  car "partage" ne  figure pas dans  leur dictionnaire "terrestre". C'est la finance qui mêne le bal et tous les politiciens sont à leurs bottes ... ou se font "suicider" ...

 

Alors si vous suivez les politiciens et leurs "bons" conseils et autres programmes du même acabit ... bon courage car la répartition est pressante et inévitable.

 

Cela fais au moins 2 décennies que certains essayent d'attirer l'attention sur ce sujet (perso depuis le traité de Maastricht et je ne pense pas être le seul ...) mais comme par hasard tous l'évitent ... Sauf certains qui parlaient de décroissance (avec raison) mais politiquement vite enterré car politico/financièrement pas viable pour eux (explications ci dessus) .

Donc en est là et si tous les peuples continuent à croire et espérer en ce système, dans dix à 15 ans pour la grande masse de nous autres ce sera pire que la "survie" pendant la dernière guerre mondiale... les bombes en moins... la "grèce " en plus ...

 

Continuez donc à marcher , courrez même , mais arrêtez de gémir sur votre sort ou faites réellement ce qu'il faut pour infléchir tout cela !

 

La prochaine réelle révolution sera celle là et aucune autre , inventer  et mettre en place le système qui permettra au monde de vivre ensemble globalement en répartissant et cela devient plus qu'urgent. Vous pensez réellement changer quelque chose avec une VI  république a tout cela !!???

 

C'est triste à dire mais le reste n'est que bla bla de politiciens, de financiers et de "vendus" ...

 

vous vous dites "démocrate, pour la liberté, l"égalié la fraternité"  que faites vous de concrêt pour palier à cet état de fait qui devient pressant ??

quel partit en parle ???

chacun consciement ou non ne cherche qu'à sauver ses "miches" ....

les politiciens eux savent très bien à quoi rime tout cela ... ils essayent juste d'empêcher une émeute globale le plus longtemps possible , vous trimbaler d'un faux problème à un autre le temps qu'ils assurent leurs arrières !!!

 

"Dimanche marchez pour une IV mais lundi commencez à courir pour vos "miches" car dans pas 10 ans de cela vous verrez ce que vous vivrez si vous ne faites rien de censé !"

 

bon dimanche

Cool

 

le non - agir ...

réflexions :

1. « Le grand but de la vie n’est pas le savoir mais l’action » disait Thomas Huxley. Ni l’un ni l’autre, rétorque Lao Zi : le secret du bonheur est de se fondre dans le rythme du Tao, de retrouver le courant de la Nature. L’action est en effet à la fois discriminante (une direction plutôt qu’une autre), violente (aller à contre-courant) et illusoire (penser pouvoir se soustraire aux lois de la nature par son action).

2. Un appel à ne rien faire ? Non pas puisqu’il est dit que le Sage continue à agir. Il le fait par contre sans se forcer : il ne reste pas « immobile dans le courant d’une rivière » (proverbe japonais) mais le suit, respecte sa nature profonde.

3. Un appel à se fondre dans la masse et à suivre les modes ?  Au contraire, le Sage s’éloigne de la superficie et de la décadence de la société pour retrouver le contact avec les fondamentaux. Sa non-action pourrait ainsi s’apparenter à la désobéissance civile d’un Henry David Thoreau qui partit vivre dans les bois et qui précisait « la seule obligation que j’ai le droit d’adopter, c’est d’agir à tout moment selon ce qui me paraît juste »[1] « Selon ma nature dans le Tao » dirait le sage taoïste.

4. Dans un monde qui prône la vitesse et la croissance, le simple geste de ne rien faire est un puissant levier pour changer de paradigme : ne pas acheter tel ou tel produit, ne pas prendre sa voiture, ne pas allumer sa TV, ne pas suivre l’actualité imposée par les médias,… Là où l’action formatée rend esclave, la non-action libère !  C’est dans ce sens que l’on peut dire que la non-action agit !

5. « Qui n’avance pas recule » dit un proverbe latin. Cette obligation à l’action, à l’activité trépidante, est l’une des causes majeure du stress et de la déliquescence de notre société. Cf. mon ouvrage l’Obsession de la performance. Au « travailler plus pour gagner plus » de Sarkozy, il convient de répliquer par « le droit à la paresse » de Paul Lafargue.

6. « Le secret du succès, c’est de faire coïncider vocation et vacances » disait Mark Twain. « Choisissez un travail que vous aimez : vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie » disait bien avant lui Confucius. Pourrait-on dire, en paraphrasant Lao Zi que l’homme heureux « travaille sans travailler » ?

 

Cool Je présume que vous vous adressez à quelqu'un d'autre car même si je ne suis pas complétement d'accord avec vous, je ne me sens pas concerné par votre réponse. Rigolant

ce n'était pas une réponse à mon 1er post ... juste de quoi réfléchir un peu en mettant des choses en parallèle...

Clin d'œil

Effectivement, le consumérisme a tué "l'humain".

Le citoyen a été asservi à son désir de "consommer". Un désir toujours accru par la publicité et le "marketing" qui rend conscient ce qui été inconscient.

Le problème est que ce consumérisme repose sur la loi du marché. Laquelle comporte des conditions nécessaires :

Une offre non limitée.

Une demande solvable.

Or nous voyons que l'offre ne peut être illimitée (ressources planétaires non suffisnates pour une consommation par tous de ce que consomment les pays occidentaux, et la crise financière montre que l'endettement a ses limites et ne rend pas la demande solvable.

décidement, vous êtes l'as du copier coller mr SCHLACHTER

on vous retrouve

et puis

toujours pareil, et toujours hors sujet

Les imposteurs supposés n'ont-ils pas une marge de manoeuvre gouvernementale plus que resserrée ? Entre d'un côté l'omc, le fmi, la banque mondiale illégitimes et illégales, et, de l'autre la commission européenne fondamentalement anti-constitutionnelle ;> Posons ouvertement la question de savoir quels sont les projets politiques de ses instances antidémocratiques ? Première question :o Pourquoi Barroso a été promu et félicité durant le crash boursier en cours et ses 25 millions de chômeurs en Europe ?

 

Mais on n'a pas entendu parler Hollande pendant les années Sarkozy, pas une seule fois. Pas une seule fois pour les Roms, pas une seule fois pour les Africains.

 

Le PS aurait dû batailler jour après jour contre Sarkozy. On ne l'a presque jamais entendu, et jamais porté par des mots qui dévoilaient le changement radical apporté par Sarkozy. Business as usual.

 

Pas une seule fois. Et pour cause.

Pourquoi "capitalisme débridé" ?

Le capitalisme tue. Cette idéologie tue. Que l'on ajoute l'un ou l'autre terme du genre "libéral", "néolibéral" ni change rien. Appelons les choses par leur nom:

"le capitalisme tue".

Bjr,

Moi j'avais acheté à l'époque "Texaco" qui a été prix goncourt, il me semble et que je n'ai toujours pas lu. Je pense que je vais m'atteler à la tâche sans plus tarder.

Oui je pense qu'il est temps, demain je vais à la bibliothéque et je le demande.

Puisque vous en êtes là, je vous recommande aussi "La Lézarde", premier roman d'Édouard Glissant, prix Renaudot 1958, un des plus beaux romans que j'ai jamais lu. D'autres romans de Glissant reviennent sur les mêmes personnages : Le quatrième siècle, La case du commandeur, Mahagony.

Je me suis toujours demandé qui tenterait d'adapter La Lézarde au cinéma, car il y a un souffle épique, une histoire, une atmosphère,une poésie, une mystique, et, quand on le lit, les images naissent irrépressiblement. Je me le demande encore.

Soyez radicalement pour l'indépendance des Antilles et de la Guyane.

Les clichés selon Patrick Chamoiseau - vidéo 4'

http://www.dailymotion.com/video/xm3hsb_les-cliches-selon-patrick-chamoiseau_webcam

Merci.  Pas du tout inintéressant à visionner

Mais "pacte républicain", dans le  cas en particulier, est aussi un "sacré" cliché

Il n'a pas l'air d'en avoir conscience.

Magnifique interview ! Je ne connaissais pas Patrick Chamoiseau et je constate que je partage son analyse... Je vais lire ses ouvrages.

Cinquième République: promesses électorales non tenues, captation du pouvoir par les mêmes castes, corruption, prévarication, impunité. Si la sixième République ne donne pas de solution à ces problèmes, elle ne servira à rien et ne sera que vent.

Je crois que si nous percevions mieux ce que l'Etat ne peut pas faire, nous serions plus exigeants quant à ce qu'il doit faire. Et que pour le percevoir mieux, il conviendrait de cesser d'entretenir l'illusion que le politique peut tout et qu'il s'incarne dans un homme.

tout à fait d'accord........

les politiques et les médias sont responsables envers le peuple de la situation actuelle.

 

Bonjour,

Vous avez bien résumé la problèmatique actuelle. Il faut que le peuple français prenne un peu de maturité! Mais beaucoup de gens ont interet à faire accroire (j'aime bien ce mot) le contraire.

Qu'est-ce qu'une nation ?

L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert a formulé la définition de la nation selon les Lumières : « une quantité considérable de peuple, qui habite une certaine étendue du pays, renfermée dans de certaines limites, et qui obéit au même gouvernement (1) ». Pas un mot sur l’histoire, la culture, la langue ou la religion : c’est ainsi qu’est venu au monde le citoyen, affranchi de ses particularités. C’est sur cette base que furent libérés par la Révolution les juifs et les esclaves noirs : pour la première fois dans l’histoire moderne, tous les habitants d’un même pays obéissant au même gouvernement devinrent des citoyens libres et égaux en droit, relevant tous des mêmes lois. Cette conception de la nation, il convient de le préciser, n’exprimait pas une réalité sociologique ou culturelle, mais représentait l’effort héroïque des penseurs des Lumières pour dépasser les résistances de l’histoire, libérer l’individu des déterminismes de son temps, notamment de la religion, et affirmer son autonomie.

(Zeev Sternhell. Le Monde Diplomatique . Décembre 2010).

J'ai aussi trouvé cette interview sympathique mais expliquer qu'il faut changer radicalement de représentations est un peu court. On risque d'attendre quelques siècles avant que ceci ne se produise.

Je n'ai pas saisi ce qu'il dit, ou ce qu'il veut dire, lorsqu'il dit ceci : "Allons-y, cette 6e République devra reconsidérer ses rapports aux peuples dits Dom-Tom, et faire exploser cette absurdité selon laquelle l'unité ne peut se concevoir que dans l'indivisibilité !"

La République est une et indivisible. Il vaut mettre ce principe à bas ? Donner l'indépendance aux DOM-TOM qui n'en veulent évidemment pas ?

Il ajoute ensuite : "Il nous faut entrer en relation". Je pense qu'il voit la Republique comme un tout englobant des parties.

"Changer radicalement nos systèmes de représentations, et donc, notre imaginaire du monde, changer d'échelle, aller à des refondations, sont une exigence qui ne correspond plus aux temps politiques nationaux et aux petites conquêtes cycliques du pouvoir.
(...)  se crée une petit cercle d'effervescence de l'imaginaire. Ce petit cercle va tout changer(...)  
 
Où est ce lieu ?
Il est nulle part et partout, il est individuel et collectif, il est territorial et non territorial, il est dans une refondation totale de nos systèmes de représentations, et dans le sens que nous accordons aux choses fondamentales. Cette mutation est déjà en cours un peu partout, mais elle est invisible pour nos vieux systèmes de représentations (...)"

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Qu'il est dynamisant de lire de tels mots!!!

Ce lieu du changement qui est "nulle part et partout", il est chez les Colibris impulsés par Pierre Rhabi, il est dans les SEL, dans les espaces de gratuité, les Incroyables Comestibles, la diffusion du végétarisme etc etc...
Et ce changement, il est aussi dans le refus éclairé (*) du "T.I.N.A linguistique", il est dans la mise à distance volontaire de l'anglais généralement perçu comme "indispensable". Il est dans la montée discrète ("invisible")  mais bien réelle de l'espéranto un peu partout dans le monde, et "partout" dans la société...  Mon blog en témoigne, ainsi que les deux éditions participatives qui traitent du sujet: Rencontres avec l’Espéranto    et  Informations bilingues: français-espéranto

Ainsi, parmi les 33841 personnes qui ont signé la pétition pour l'espéranto option au bac, il y a un assez grand nombre de linguistes et d'élus locaux, ainsi que  quelques  "politiques"... dont Jean-Luc Mélenchon et Pierre Rhabi.  Voir "seconde liste" sur cette page...


Moi aussi je vais lire cet auteur qui dit si bien des choses justes en interview...

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* PS: "éclairé" car ce refus se veut souple et le meilleur allié d'un multilinguisme n'excluant pas forcément le recours à l'anglais, mais en remettant cette langue à une place qu'il n'aurait jamais dû quitter... celle d'une grande langue de culture en aucun cas "meilleure" que les autres...

«Où est ce lieu ?
Il est nulle part et partout, il est individuel et collectif, il est territorial et non territorial, il est dans une refondation totale de nos systèmes de représentations

Les néo-libéraux vont vous répondre que ce lieu imaginaire, c'est le marché et sa libre concurrence des prix les plus bas.

Sur la forme : je ne crois pas être péremptoire, je dis ce que je pense, personnellement, en argumentant. Sur le fond : je vois bien la générosité incontestable qui préside à l'espéranto — mais je persiste à critiquer ses présupposés intellectuels, philosophiques : à savoir le fait de croire, naïvement ou de façon réductrice, selon moi, que le fait que les langues soient "étrangères" les unes aux autres poserait un problème technique, que l'on pourrait donc régler techniquement. Qu'il suffirait alors d'adopter un artefact linguistique consensuel pour contourner le problème en question.

Je pense l'inverse : que l'extranéité des langues les unes aux autres est la richesse qui permet de se comprendre, en nous donnant la nécessité de traduire, celle d'interpréter, bref de créer un sens infiniment ouvert, comme l'est toute vraie parole. (J'opposerais à la vraie parole les slogans de la pub, ou les bien nommées langues de bois, de quelque provenance qu'elles soient…)

De plus, la notion de "langue maternelle" (il peut y en avoir plusieurs) est à considérer dans sa radicalité : la Mishna duTalmud ne demande-t-elle pas que les Juges du Sanhédrin parlent 75 langues (ce nombre symbolise alors la totalité des langues connues), ou bien qu'il y ait un Juge par langue : pour pouvoir entendre chaque accusé dans sa langue maternelle ? Cette exigence dit à la fois le péril qu'il y a à traduire, mais aussi la nécessité qu'il y a à traduire, puisqu'en définitive les langues sont irréductibles les unes aux autres. Que penser dès lors d'une langue artificielle ? (cet adjectif n'est pas en soi péjoratif, mais on ne peut le contester à propos de l'espéranto…)

Très justement, vous parlez de l'hébreu : la recréation artificielle de cette langue par les sionistes a posé et pose encore des problèmes que je n'hésiterais pas à qualifier de dramatiques… Je termine donc par cette longue mais passionnante citation d'Aharon Appelfeld, un des plus grands écrivains vivants :

"En hébreu l'on désigne par « mi safa le safa », (d'une langue à l'autre), cet écartèlement schizophrénique de porter en soi des langues en sachant aussi qu'il faudra en tuer la plupart pour plonger dans l'inconnu d'une autre langue. Ainsi on peut affronter l'exil dans l'exil de la langue d'origine. Par là même on arrive à le vaincre, ou du moins à le mettre en cage. Appelfeld a souvent ce cauchemar : « Parfois je me réveille, avec l'angoisse que cet hébreu acquis avec tant de peine disparaît. Je veux l'attraper, je ne peux pas ».

L'hébreu qui, pendant des siècles fut une langue sacrée, langue d'écriture et de prière, est désormais une langue du quotidien en Israël. Mais si cet hébreu a pu s'imposer en quelques décennies, cela n'a pas toujours été sans violence envers les langues parlées avant.

La relation entre l'hébreu et l'autre langue, la langue de leur enfance, celle dont la musique résonne encore, même quand on ne la parle plus. Apprendre l'hébreu c'est se sacrifier. Sommes-nous venus au monde pour bégayer ? Mais en lui roule LA question : quitter le yiddish, n'est-ce pas trahir les morts ?

« L'effort pour conserver ma langue maternelle dans un entourage qui m'en imposait une autre était vain. Elle s'appauvrissait de semaine en semaine et à la fin de la première année il n'en demeura que quelques brandons sauvés des flammes. Cette douleur n'était pas univoque. Ma mère avait été assassinée au début de la guerre, et durant les années qui suivirent j'avais conservé en moi son visage, en croyant qu'à la fin de la guerre je la retrouverais et que notre vie redeviendrait ce qu'elle avait été. Ma langue maternelle et ma mère ne faisaient qu'un. À présent, avec l'extinction de la langue en moi, je sentais que ma mère mourait une seconde fois.

Je suis arrivé avec comme unique bagage les horreurs et la solitude, je parlais à peine, je ne savais ni lire vraiment, ni écrire, j'étais l'enfant sauvage. Je suis arrivé en Israël à l'âge de 14 ans et je traînais avec moi l'expérience d'un vieux de 85 ans. Je suis passé à travers tant de camps, de secrets enfouis avec tant de peuples divers. Je ne pouvais l'exprimer. Je n'avais pas les mots appropriés pour le dire, ni trop fort, ni trop doucement. »

Appelfeld a cette question rivée en lui : quelle est la langue maternelle ? « Je ne sais pas répondre. Est-ce la langue de la maison, la langue de mes premiers mots, ou l'autre langue, celle de la rue, de l'école, ou la langue que j'ai appris à lire et à écrire ? » Il lui fallait tenter de construire sa vie à partir de rien. Ne pas céder à cette rassurante paix qui lui disait : « Oublie la diaspora, plante tes racines dans la terre ». Cet hébreu appris, comme les prières, dans la douleur et le travail laborieux et dont il dit : « Ce fut un gros effort de faire entrer une langue articulée différemment des autres langues que je connaissais. Elle sonnait comme des ordres : Aller ! Dormir ! Ranger ! Elle sonnait comme surgie de la mer des sables, celle qui nous entouraient à Arlit. Ce n'est pas une langue qui jaillit de toi, mais c'est comme se remplir de graviers. J'ai beaucoup travaillé pour apprendre l'hébreu, comme pour creuser une montagne. »

 Cette langue d'arrivée sera sa langue ultime, mais les langues cachées, les langues enfouies sonnent en lui pour leur part de magie, de rythme intérieur, de houles de l'enfance. « Entre la langue qui vous porte, et la langue qui vous hante ». Appelfeld a choisi de ne jamais écrire dans la langue des bourreaux, l'allemand, langue qu'il hait. La langue hébraïque fut sa toute première langue écrite. Cette nouvelle langue, cette langue maternelle d'adoption, l'hébreu, offre à Appelfeld à la fois une histoire à rebâtir et un refuge où contempler les choses de la vie."

 

 

 

Jean-Christophe:

Votre réponse est très intéressante... Vous êtes très érudit, ce qui n'est pas mon cas.
Je vous remercie en tous cas de ce témoignage de Aharon Appelfeld. Mais ce n'est pas de ce genre d'expérience dont je parlais ici, au sujet de l'espéranto.
Vous m'opposez le dilemne (la souffrance) d'un adolescent  écartelé entre sa langue maternelle et une langue d'état qui le pousse à renoncer à la première. Au début de notre XXI siècle, et par suite de ce qui s'est passé après la 2 ème guerre mondiale (plan Marshall, renforcement de l'influence des USA, emprise de l'OTAN, guerre froide, montée des néolibs etc...), on est arrivés en Europe mais aussi dans le monde à une véritable dépendance envers l'Empire...

Alors...  cet empire, cet axe USA-GB  ne nous demande pas (pas encore, ou pas explicitement) de "renoncer" à nos langues maternelles, mais il nous impose sa langue, la langue de quelques pays dominants (l'anglais) comme outil non seulement pour "communiquer", mais également (et ceci est plus ou moins occulté ou dénié) pour "penser" le monde et sa réalité.  Le processus est beaucoup plus doux, insidieux, mais redoutablement pervers, du fait qu'il est peu visible et pratiquement pas dénoncé.

Tous les enfants européens passent à la "moulinette" d'un enseignement de l'anglais "international". Outre que les peuples, jamais, n'ont eu à décider de façon démocratique de ce choix (qui leur a été imposé progressivement comme une "évidence" incontournable, à la façon de la fameuse grenouille plongée dans l'eau froide et lentement réchauffée), cet "ordre linguistique" EST inefficace (*), car il laisse "de côté" la majorité des enfants et citoyens de l'Union. Une langue véhiculaire serait vraiment fonctionnelle si au moins 80% des citoyens parvenaient à bien l'utiliser comme langue seconde, ce qui n'est pas le cas (la moyenne des Européens estimant parler au moins "assez bien" l'anglais est inférieure à 30%).  En tous cas, tant que cette langue véhiculaire est la langue officielle d'un ou plusieurs pays, dont les habitants obtiennent ainsi  une position privilégiée, elle ne peut pas être légitime!

Vous appelez cela "diaboliser"? Moi j'appelle cela simplement ne pas être naïf et défendre ses intérêts.

Vous pensez qu'il est possible de parler plusieurs langues (ce qui est exact), mais vous supposez que cela peut être réalisé à grande échelle (l'Europe, par exemple). C'est là que je ne suis pas d'accord! Je ne vais pas développer ici, mais je considère que c'est une position de classe sociale favorisée (ou d'érudit un peu coupé des réalités populaires, si vous voulez...) Clin d'œil.  J'espère ne pas vous blesser en disant cela! J'ai déjà vu des abonné(-e)s  s'irriter quand je les "chatouille" sur ce point.

Je suis non seulement issue du peuple, mais j'y suis "demeurée" (et vous aurez raison de voir un jeu de mot dans le choix ce verbe, car, au demeurant,  je ne suis pas "demeurée") Sourire 
Je respecte beaucoup l'érudition, mais, femme du peuple choisissant de préférence le pragmatisme qui peut permettre à ce peuple de se défaire des oppressions, j'affirme que seul l'espéranto (qui par ailleurs est une langue vivante, nuancée, toujours en évolution, utilisable aussi bien pour la poésie que pour la politique, ou les sciences, etc...) peut permettre un accès massif des Européens à une communication populaire, efficace et de préférence fraternelle et militante.  Ce qui n'exclut en aucun cas la possibilité d'un multilinguisme plus complet pour 25%, ou % voire 60% de la population. Au contraire, l'espéranto, par son côté propédeutique le favoriserait.

Je crois que c'est cela la différence entre nous: je me place d'un point de vue résolument politique, et vous sur un plan intellectuel, "théorique".

 

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* (enfin "inefficace", c'est vite dit! Il l'est si on se place du point de vue du peuple, mais du point de vue des dominants qui, eux, parviennent à communiquer en anglais, l'ordre linguistique excluant les pauvres est efficace, puisqu'il prive de parole les gêneurs potentiels!!!!)

 

Heu, Phylloscopus... Ils vont répondre pas à moi, mais à Patrick Chamoiseau (je faisais une citation d'un passage de l'interview)...

"L'espéranto (...) est, en outre, désespéremment limité à ses artificielles racines linguistiques européennes" dîtes vous... En affirmant cela, vous semblez faire comme si (ce qui m'étonnerait quand même) une langue se limitait à son vocabulaire. Soit dit en passant, si c'était le cas, l'anglais ne serait pas comptée au nombre des langues germaniques, mais serait considérée comme une langue "plutôt" latine .

Le terme 'limité" que vous employez est d'autant plus mal choisi, que la souplesse (chaque racine peut servir à construire un verbe, un substantif, un adjectif ou un adverbe) et le caractère agglutinant de l'espéranto font de lui une langue particulièrement riche et inventive.

Je ne saurais trop vous conseiller de lire le "rapport Grin" (L'enseignement des langues comme politique publique) , rédigé à la demande du Haut Conseil à l'évaluation de l'école (français) par le professeur de l'université de Genève  François Grinen 2005. Vous en trouverez un solide résumé dans Wikipédia. Deux conditions sont toutefois critiques pour le succès de l'espéranto, dit l'auteur : "Premièrement, un très gros effort d’information, afin de surmonter les préventions qui entourent cette langue - et qui sont en général basées sur la simple ignorance (c'est moi qui souligne) - et une véritable coordination entre États (le rapport ne se penche que sur les difficultés d'intercommunication dans la Communauté européenne) en vue de la mise en œuvre commune d’un tel scénario". J'ajouterai, ce que le rapport rappelle aussi, que l'espéranto est une propédeutique très efficace pour l'apprentissage de toute autre langue étrangère.

Merci de ces rappels, J Clopeau...

Je n'avais pas envie, pour ma part, de souligner tout ce qu'ont de lacunaire les affirmations "courantes" des adversaires de l'espéranto (ou même des simples sceptiques). Je dis "lacunaire" pour éviter le mot "ignorance" utilisé par François Grin, que je trouve quelque peu violent.

Les commentaires de Jean-Christophe M m'ont fait assez fort penser au texte de Claude Piron sur les réactions psychologiques à l'espéranto, que vous connaissez probablement. Car quand on entre dans le domaine de la langue, on sort facilement (au moins partiellement) de celui de la simple raison. Chacun a ses "raisons", qui ne sont pas que "logiques"...  (*)

Je voudrais revenir sur la notion d'artificialité, qui est souvent brandie comme rédhibitoire. L'artificialité de l'espéranto est bien moins importante que beaucoup de gens le croient, puisque ses racines sont presque toutes issues du vocabulaire latin ou germanique, avec quelques ajouts sémitiques, slaves ou  très marginalement "originaux".  Bref.

Les gens dérangés par l'artificialité de la langue de Zamenhof ne sont en général pas gênés par le fait de monter en TGV, en métro ou en voiture pour se déplacer, de faire sonner les touches d'un piano qui correspondent à des intervalles précis entre notes (intervalles bien plus "rigides", donc "artificiels" que tous ceux possibles entre les sons d'un violon ou de la voix humaine...). Les gens qui dénoncent l'artificialité de l'espéranto lisent des livres imprimés sur du papier, à l'aide de diverses techniques qui mettent en branle nombre de machines tout à fait artificielles (quand ils ne lisent pas sur un écran d'ordinateur ou de tablette numérique). Etc etc...


Mais quand il s'agit d'une langue conçue pour libérer la communication entre tous les humains, y compris et surtout les "gens de peu", ceux qui pâtissent le plus d'une instruction de courte durée, alors, le mot "artificiciel" arrive comme une dénonciation, un péché originel. Bref, la critique de cette "artificialité" relève plus d'une phobie de la nouveauté, d'une crainte de dépossession, que de la raison.

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(*)  Voici une anecdote qui illustre bien la perte partielle ou temporaire de logique de gens très intelligents, instruits et "raisonnables" quand il s'agit de l'espéranto. C'est, je crois, ce qu'on nomme "déni".

Renato Corsetti, linguiste italien (et espérantiste), qui a enseigné de nombreuses années à l'Université de Rome, raconte qu'il était un jour en réunion avec des collègues.  Son téléphone mobile sonne. Renato s'éloigne un peu du groupe, et tient quelques minutes de conversation avec son interlocuteur espérantiste.
La conversation terminée, quand il se rapproche du groupe, un collègue intrigué lui demande: "Je n'ai pas reconnu la langue dans laquelle vous parliez, laquelle est-ce donc?". A la réponse de Corsetti, le collègue s'écrie quelque chose du genre: "Non, ce n'est pas possible, vous me menez en bateau ! Car l'espéranto est une langue artificielle, ce n'est qu'un simple code qui ne peut pas être parlé de cette façon-là."

J'ai répondu ci-dessus, quelques cases plus haut, à la dernière réponse que vous m'adressiez ! Ici, votre comparaison entre l'espéranto et les techniques modernes de transports est un signe que vous pensez en effet une langue comme étant un véhicule technique, un moyen de communication — ce qu'elle n'est que très partiellement.

Ensuite, je ne pense pas qu'un clavier de piano soit un don de la Nature ! bien au contraire c'est une élaboration répondant à un système, comme vous le dites, parfaitement artificiel… mais la question est de savoir quels "langages" peuvent s'ouvrir,  sont rendus possibles par les touches d'un clavier : parmi ses virtualités infinies il existe un langage-Mozart, un langage-Schönberg, Monk, Cage, et bien d'autres à venir… Et là, on n'a plus affaire à un artifice, mais à la "parole" (musicale) d'un sujet qui s'exprime à travers un outil. Le véhicule instrumental (le clavier de 12 sons x 8 octaves environ) n'est pas la langue, n'est pas l'expression ni le style.

Pour continuer avec la musique, l'espéranto me fait plutôt penser à une situation où la technique du sampling se prendrait pour la génération même, l'origine même de la musique, et pour son "dépassement", voire son accomplissement.

Si toute langue est artificielle, ou plutôt arbitraire comme système de signes, elle ne se réduit résolument pas à l'arbitraire du signe. Bien sûr que l'on peut parler et écrire en espéranto ! Mais la question n'est pas là : elle est de savoir si la vocation de l'espéranto, affirmée comme étant sa raison d'être — une nécessité universelle de communication à travers une langue identique pour tous — est pertinente. Ou naïve philosophiquement, donc politiquement… ce que je crois et que je tente de vous exposer, sans condescendance de ma part croyez-le.

 

 

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Juste deux mots, Jean-Christophe: je ne veux pas "pourrir" ce fil! C'est pourquoi je vous réponds en privé, puis je crèerai un billet où je reprendrai nos échanges, ainsi d'autres gens pourront éventuellement venir y donner leur vision...
A bientôt!!...

La "naïve" (pas si naïve que ça)!!! Sourire


 

Je découvre tardivement ce fil et cet échange; c'est amusant, je retrouve dans votre commentaire (en beaucoup plus érudit et bien entendu en mieux formulé) toutes les idées reçues que j'avais auparavant concernant l'espéranto.

En vrac: "'espéranto désespérément limité à ses artificielles "racines" linguistiques européennes";  "vision naïve de la langue, considérée de façon réductrice comme un "outil de communication" de "messages signifiants"";  "tentation de contourner ce qui fait l'essence même du langage humain"...

Il est dommage que tous ceux qui s'expriment de façon péremptoire et définitive sur l'espéranto, que ce soit sur sa structure, ses objectifs, ses succès ou ses échecs, n'aient pas pris un peu de temps pour apprendre cet idiome et aller au delà des idées toutes faites... Il suffit de quelques heures pour acquérir les bases de l'espéranto et vérifier par soi même que cette langue, pour artificielle qu'elle soit sans aucun doute, n'est en rien comparable au globish anglo-américain qui sert aujourd'hui tant bien que mal de "langue véhiculaire".

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C'est en quelque sorte le Tiers Etat à l'heure de la francophonie décomplexée, Mr SCHLACHTER. Ca vous empêche de dormir ? Je le comprends, depuis six mois que vous faites vos provisions, vous devez avoir une peur bleu qu'ils ne mangent dans votre assiette, les francophones.

 

"et faire en sorte de se séparer facilement et vite des audacieux qui l'useront à des profits personnels : le référendum révocatoir. J'espère que la Constituante mélera des personnes des deux sexes et issuent de toutes les origines francophones et de toutes les classes sociales, car une Constituante de notable parisien n'aboutira à rien."

Il faut aller beaucoup plus loin: http://blogs.mediapart.fr/blog/jeremiechayet/050513/nous-sommes-tous-daccord

Le référendum révocatoire n'est qu'un grain de sable dans la lutte contre les abus de pouvoir. Quand aux choix des constituants, il faut tirés au sort des volontaires.

Les partageux

 

... sans parler des charançons dans la farine !

Pourquoi dire que Patrick Chamoiseau est martiniquais?

Dites le donc pour tous les intervenants ou personnages cités dans votre journal qu'ils sont ardennais, marnais, parisiens,mosellans alsaciens ou autre.

Il me semble inutile de citer l'origine d'un homme ou d'une femme que ce soit du terroir ou de sa religion si cela n'a rien à voir avec le texte de l'article. Je trouve ce procédé discriminatoire.

Cela ne m'empèche pas d'apprécier Patrick Chamoiseau

«des idéologues crispés de l'indivisibilité de la République» qui n'a plus aucun pouvoir : Le PDG, les actionnaires d'une boite internationale, les banques des paradis fiscaux ont le pouvoir social, politique, marchands, financier. Tous les autres sont des guignols : «Tous les désiterata imposés à l'homme ont toujours été d'obscures et dangereuses chimères, par les moyens desquels une certaine sorte d'hommes tâchait d'ériger en loi pour toute l'humanité les conditions propices à sa propre existence et à sa propre croissance…»

"Vous vous méprenez : tout l'enjeu de la pensée d'Edouard Glissant, de Patrick Chamoiseau, avec Rapahaël Confiant et Jean Bernabé, est celle de la "créolité": la nécessité de penser radicalement, et donc de nommer la complexité des origines, sans pour autant renier l'universalisme."

Là, je ne peux que vous suivre!!! Sourire  Rigolant

Je poursuis en privé sur cette question des origines et de l'universalisme!...

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  • 02/05/2013 11:22
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"La gauche a des fondements qui relèvent de l'Humain". Laquelle? Le PS qui torture en Algérie ou le PC qui pleure la mort de Staline?

La stupidité de la gauche française provient de ce qu'elle est totalement dominée par les girondins qui n'ont toujours pas digéré 1789. Nous finirons donc par avoir au pouvoir une droite jacobine issue d'un malaxage du FN et de l'UMP.

Je lis actuellement des livres sur Staline, le communisme, ... Je commence à penser que l'histoire officielle a diabolisé Staline à tort, ce qui ne m'étonnerait pas car les "grands historiens", ceux-là même qui rédigent nos livres d'écoles, sont des bras du système capitaliste qui les nourrit et orchestre leur gloire. Ainsi Max Gallo serait un grand hstorien, tu parles, grand courtisan ouais ...

C'est comme Ahmadinejad, Kadafi, et autres ... qui s'ils ne sont pas des saints sont loin d'être les diables que les "spécilaites" nous disent. Et dans quelques décenies, les livres d'histoire les diaboliseront comme Staline l'est.

PS : Monsieur Chamoiseau, chapeau entre autres pour avoir refusé la légion d'honneur, ce truc n'est désormais plus qu'un moyen pour les politiques de se mettre telle ou telle autre personne qu'il décore dans leur poche !

Si ce que, moi, je dis, c'est que pour révolutionner VRAIMENT le capitalisme, ce qui est SURTOUT nécessaire, c'est de comprendre comment il fonctionne VRAIMENT, de ce que je dis là, Patrick Chamoiseau, il en pense quoi ?

A le lire ?

JT

Tres interessante cette itw de Patrick Chamoiseau , et très éclairante aussi sur la façon de faire ( de travailler ) de Médiapart ....Pourquoi ? parceque je note que TOUTES les questions du journaliste sont orientées dans UN sens : faire dire à Chamoiseau que rien ne va depuis un an , qu'il est très déçu par Hollande et sa politique , que tout va de mal en pis , que les DOM sont encore plus en difficulté qu'avant .. .Et  Chamoiseau ne tombe absolument pas dans ce panneau qui devait transformer ce dialogue en réquisitoire contre le Président de la République  Au contraire il est mesuré et lucide . C'est un beau pied de nez aux a-prioris de la rédaction de Médiapart .. Du reste la fin du papier va dans mon sens quand , malgré les suggestions ( de grosses ficelles ) du journaliste , il se refuse à taper su Obama ...!

Merci Monsieur Chamoiseau , vous prouvez que vous ètes un grand écrivain , un intellectuel indépendant recherchant l'objectivité , l'équilibre, en opposition ....à la démarche  certains médias monomniaques ..

 

Vous savez quoi, Pierre-Paul-Jacques ? Eh bien qu'a vous seul, vous en valez bien plus que trois ! : félicitation pour votre lucidité. Et surtout, continuez à ne pas vous en laisser conter !

JT

Apprenez à lire , ou à relire , et voyez comme les questions du jourrnaliste sont orientées .. mon analyse est factuelle !

Excusez-moi, cher Pierre-Paul-Jacques, mais j'ai l'impression que vous me... lisez mal. Ainsi, à supposer que vous persistiez à ne pas lire ce que je vous ai dit hier comme je vous prie de le lire, c'est à dire au 1er degré (au 1er degré !), eh bien... tant pis pour moi : c'est décidément bien seul que je continuerai à guerroyer contre, oui, osons dire la roublardise de la rédaction de Mdpt (sur ce -très vaste !- sujet, cf. beaucoup de mes billets de blog).

A vous... relire ?

JT   

Magnifique ode au coup de balai du 5 mai!

J'y serai.

Et vous?

poeme en construction à l'adresse d'un confrère éduc spé devenu écri -vain .

 

La gnose

Chaque etre, là au monde.

Chaque nasse, ici les limites.

La trigone lambda,

L' hexagone middle class,

L' octogonale caiman,

Caprices,  demain érodées...


"Mal nommer les choses ajoute à la misere du monde" Albert CAMUS

 

 

Merci pour cet interview qui souffle sur nous l'esprit de la Poésie, et donc de la Politique. Il faut lire Chamoiseau, il faut lire Glissant ( "Philosophie de la relation"et son concept du "tout monde") et sortir du cadre étriqué de la pensée métropolitaine, trop souvent "Mittel Europa centrée"... Je souhaite tout plein de bonheur à ceux qui vont s'y plonger et découvrir les merveilles de cette langue...

TOUT
Absolument TOUT
Passe par
Non, dépend de
La capacité que nous avons
à imaginer
à poétiser
Le Monde.

La mise en vie
De l'œuvre existentielle de l'humanité
Entière
La somme de toutes nos représentations
Poétiques
d'un Savoir Vivre Ensemble
Sur cette Terre
Reste le seul chemin
Le seul Créateur
De lendemains qui chantent!

Chapeau bas, Mr Chamoiseau, merci infiniment de faire depuis si longtemps et avec quel talent ce travail de décolonisation de l'esprit. Merci aussi de nous offrir ces mots-fenêtres qui m'ont fait si souvent me sentir insulaire, acceuillie et guidée dans cette langue si vaste odorante et féconde

Radicalité ou raison?

...il faudra choisir.Le problème de la raison et des attitudes raisonnables c'est qu'elles nous projettent dans les schémas connus de la pensée convenue, un plan de métro pour une terra incognita.On a beaucoup attendu de François Hollande, beaucoup trop sans doute par opposition à la radicalité bruyante de son prédecesseur, à ses négations multiples de la démocratie. Et trop vite aussi. Nous n'en sommes qu'à un an de mandat, il faudrait donner sa chance, patienter sauf si...sauf si les quelques mois passés n'étaient, avec certitude, que le prologue d'un roman déjà connu, sans surprises, bourré de ressorts usés. L'ombre projetée d'une marionnette. C'est bien là qu'est la crainte car l'affaire Cahuzac a bien révélé que les parcours les appétences, les scandales étaient les mêmes. Mais pas de surpises finalement, car nous sommes dans la m^ême nature de spectre politique, et sur ce spectre, le curseur n'a été décalé que de quelques gradients...la radicalité de la crise ne peut ^être combattue que par, non pas la radicalité politique, mais par la radicalité de l'imagination politique. La refondation est inévitable et nécessaire. Merci à Patrick Chamoiseau pour son éclairage vivant, sa dynamique.

Et aussi : "capitalisme mutant, labile comme un virus" !

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  • 02/05/2013 15:45
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Pour avoir cette 6ème république il faudrait modifier la constitution par le biais des 2 chambres. Il n'est pas certain qu'Hollande ait la majorité dans la mesure ou il lui faut une majorité des 3/5ème des députés y compris au sénat. Donc à moins de faire la révolution dans la rue tout ceci ne reste que des voeux pieux.

comme cet homme parle merveilleusement .Tout ses mots font écho en moi C'est l'avenir qui s'ouvre à nous je suis pleine d'espoir apres cette lecture je sais que nous portons en nous le changement

Je partage sans restriction la vision trés chamanique de Patrick Chamoiseau qui doit penser qu'il faut deux ailes pour voler . Par ailleurs, convaincu qu'on pense avec ce qu'on mange , je reste persuadé que la radicalité passe par un changement de nos habitudes alimentaires et thérapeutiques .

Magnifique analyse , l'esclavage de la classe d'en bas a été rétabli en effet.Je crois impérieusement nécessaire de faire une 6eme République car   La France donne des leçons au monde entier et la politique , la justice, Les délégataires de services publics étaient l’art de servir les citoyens. La politique, la justice , les délégataires de services publics sont devenues l’art de se servir des citoyens. Il n’y a pas le pouvoir, il y a l’abus de pouvoir maintenant, rien d’autre. La France est-elle un pays d'aveugles dirigés par des idiots et incapables?? La France un pays qui rend aveugles ses citoyens?? Pour exemple La Justice est classée 37eme /43 derrière l'Aménie et l'Azerbadjian , L'enseignement est aussi mal classé ....etc La France est devenu Médiocre et Médiocrate.
Conclusion : La vrai faute , c'est celle que l'on ne corrige pas. "Confucius" . 
Ma question:  la 6eme République doit modifier en profondeur le fonctionnement de la Démocratie française actuelle?

Quelques Réflexions démonstratives pour corroborer mes propos  =
A) Le plus grand danger qui  guette  La France =
http://injustice.blog.free.fr/public/Le_plus_grand_danger_qui__guette__La_France.pdf 
B ) La Réalité de La France depuis + de 20 années=
http://injustice.blog.free.fr/public/La_Realite_de_La_France_depuis_plus_de_20_annees.pdf   
C) Hellenisme et la France , la médiocratie=
http://injustice.blog.free.fr/public/Hellenisme_et_la_France__2012.pdf
D) Information que l'on m'a faite parvenir et que je soumets à votre sagacité=Le modèle allemand : Alors qu'en pensons-nous? ET Que ferons-nous:
http://injustice.blog.free.fr/public/Le_modele_allemand.pdf
E)La France :La Justice La Presse(hormis MEDIAPART) la Politique=
http://injustice.blog.free.fr/public/La_Justice_La_Presse_La_Politique.JPG
F) La Justice en FRANCE,  il faut de l'Humour =
http://injustice.blog.free.fr/public/LA_JUSTICE_il_faut_de__l_humour.JPG
G) La Justice La Police a Marseille=
http://injustice.blog.free.fr/public/Marseille_la_police_la_justice.JPG


Merci pour cet entretien bien mené est intéressant. Toutefois, il y a une grosse erreur dès le début:

Comment jugez-vous, un an après, cette arrivée de la gauche aux commandes ?


Avec un président et son équipe de droite qui mène une politique de droite et un parlement avec quelques personnes de gauche mais surtout avec des centristes qui s'appellent encore "socialiste" que dans un souci de tromper les électeurs, comment pouvez-vous encore dire aujourd'hui que la gauche est aux commandes et qu'on a élu un gouvernment de gauche???? Un peu de vérité: La société et la politique et le pays en en très grandement besoin!!!!!!!

 

J'ajoute: je trouve ce bel auteur très faible ici, très, très faible. Vraiment très faible et très, très éloigné de la radicalité qu'il semble dire vouloir appeler.

Ca vous énerve surtout quand un authentique homme de gauche refuse de taper sur le Président de la République et refuse les jugements hatifs dont vous etes donc coutumier ...

Vous avez raison. Hollande est, lui aussi un authentique homme de gauche. Membre du Club su Siècle, membre, coopté (aux côtés de Juppé, Minc, et tutti quanti) de la Fondation franco-américaine, favorable à un traité de libre échange avec les Etats-Unis -et donc n'ayant pas tiré les leçons de ce qu'a été pour le Mexique et même le Canada les accords ALENA, opposé à l'amnistie pour les syndicalistes condamnés dans l'exercice de leur action syndicale, opposé à une véritable réforme des impôts, etc.).

Bien sur ...continuez ainsi, faites le lit des pires populismes ... Vous faites partie de ceux qui on toujours préféré le confort de l'opposition ...

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  • 03/05/2013 17:02
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La radicaliteé de nos élus est là aussi chaque jour dans les commune:

Ecoles publiques pour tous en danger

Machiavélisme de  la privatisation : faire détester le service public

IL s’agit de privatiser sans faire de remous, après un préalable, casser le fonctionnement du service public pour le faire détester....

Extraits:

...Notre administration centrale est noyautée par des employés et des élus qui vont au-delà des lois pour mieux servir l’école privée.

De plus, pour des raisons électorales les candidats aux élections tiennent volontiers un double langage....

........Le candidat Hollande comme le candidat SARKOZY en campagne électorale avaient promis des postes et des fonds au secrétariat général à l’enseignement catholique. Hollande, élu, a tenu parole et a donné encore des postes pour l’école catholique tout en continuant à fermer des classes de l’enseignement public en raison d’effectifs prétendus insuffisants, alors que les postes sont maintenus dans des écoles privées malgré des effectifs très inférieurs. En rendant 12 000 postes (douze mille) financés par l’Etat, l’enseignement catholique pourrait encore afficher des classes à effectifs plus réduits que dans le public, les uns et les autres étant financés par l’Etat. Il en est de même pour les rares autres écoles confessionnelles également sous contrat d’association avec l’état...........

La totalité de l'article sous le lien:http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/machiavelisme-de-la-privatisation-135126

dicalité de nos élus est là aussi:

 

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  • 03/05/2013 17:52
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On peut trouver l'interview du plus grand flou !

Pour ma part, j'aime mieux la parole franche et directe de Mélenchon, même si sur les "dom" et les "tom", il mérite qu'on l'interpelle clairement ! 

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  • 03/05/2013 22:14
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j'ai emprunté cette illustration mais elle résume, demain la courbe descendante le profit, la courbe ascenante le salaire

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  • 04/05/2013 15:11
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Il faut absolument lire et faire lire « L’étrange capitulation » de Laurent Mauduit (Editions Jean-Claude Gawsewitch).

Voici un livre qui décrit et explique comment le changement promis n’a pas eu lieu et n’aura pas lieu.

Parce qu’au-delà des discours de campagne électorale, il n’y a jamais eu de volonté de changer.

Une affirmation qui peut paraître surprenante. Même pour quelqu’un qui observe attentivement la politique française.

Et pourtant, une analyse méticuleuse de ceux dont s’entoure le candidat Hollande et qui, sans se soucier du programme préparé par le PS, façonnent ses choix, un examen attentif des choix effectués par le président Hollande au cours de sa première année d’exercice du pouvoir, confirment cette affirmation.

Dans le même temps où il prononçait son chaleureux discours du Bourget qui créait l’espoir à gauche, Hollande décidait qu’une fois élu, il ferait le contraire.

Car, à côté de la campagne publique qui exprime une rupture avec l’ère Sarkozy, il y en une autre qui s’inscrit dans la continuité et dont on n’a guère rendu compte. Et pour cause. Elle aurait conduit à l’échec. Petit rappel.

Lien: http://www.jennar.fr/?p=2971

Monsieur Chamoiseau est educ spé de formation . A ce titre il a probablement travaillé avec des jeunes cas sociaux . Je veux parler de ces mineurs déconstruits  insaisissables qui donnent à voir une image idyllique en entretien duel mais qui ,une fois qu'ils sont loin du regard de  l' autre,  sombrent dans leur délire "Radical " " Man ".

Troubles bipolaires  pour les uns , comportement ou réflexe caméléon pour les autres ; dérangeant pour l'ordre établit dans les ex-colonies de Matinik et Gwada ... Serait ce là  la radicalité bô kaz à laquelle   Monsieur Chamoiseau nous invite ?...

Oups ! j'oubliais Kali  et " ses fonctionnaires révolutionnaires ".

Toute la pensée de ce Monsieur est truffée de la mystique. La mystique, cette pensée date depuis au moins les Romains, qui historiquement était un système esclavagiste le plus long et que l'on n'a jamais connu comme tel ailleurs.

Au sein de ce royaume Romain, sa cours, ses conseils, etc.,  s'adressaient aux esclaves dans les mêmes termes à peu près que ceux chamoiseau pour les necessités d'aujourd'hui.

Aux esclaves, leurs maîtres leur disaient cela: "cette vie-comprenons votre vie, n'est pas une vraie vie, la vraie vie est au paradis". Pour signifier (endormir) à l'esclave, de ne pas se révolter,  pour qu'il obeit et accepte son sort-car ainsi fait. A l'esclave on lui disait: "Fais des prières et compose de la poèsie et chante pour toi-même ton malheur". T'es libre à la condition que ta poésie ne doit cependant pas dépasser le cadre limite que la Cours Royale te laisse baratiner, cours royale qui te domine, t'écrase et ignore jusqu'à ton existence.

Cet esprit de résignation, de fatalité, de domination Spartcus vient et est apparu comme un messi marrane qui ne cherchait pas sa foi dans la mystique mais dans la vie, alors, un autre discours, une autre politique, une autre poétique de libération réelle, matérielle a pris son sens plein que Spartacus initie: "Battez-vous si vous voulez vous libérez".

De cette philosophie libératrice spartacusienne, il y a bien sûr l'immence et l'innoubliable Franz FANON, lui qui nous apporta ce que veut dire "masque", que signifie "la mystique" et la poèsie des Clecs, au chaud de la gauche du pouvoir.

Cet l'humaniste/me" qui draine/dresse depuis des siècles le monde dans son trou ténèbre et tragique qui est toujours ou presque le notre aujoud'hui.

A mon avis, Sarkozy mérite des soins intensifs, en psychiatrie.

La preuve ?,  il s'imagine rappelé (...) comme De Gaulle en 1958, tellement la France le regretterait.

PS: Sûrement, une mauvaise livraison l'a mis sur orbite, à son corps défendant !RigolantRigolant

Cette entrevue avec Patrick Chamoiseau est l'honneur de ce journal.

Encore un publi-reportage de Médiapart. Chamoiseau couvé, caressé dans le sens du poil et de sa barbichette...

Journalisme littéraire barbier.

_______________________

 

"La présence de la gauche en France nous fait sortir de l'indécence d'un gouvernement aux ordres des hystéries de l'Empire, mais elle n'est pas le lieu des solutions…"

Il n'y a pas de gauche au pouvoir en France. Arrête Chamoiseau ! Tu vas pas nous refaire le coup du "miracle Obama".

Je sais pas moi... renseigne-toi !

"Cette mutation est déjà en cours un peu partout, mais elle est invisible pour nos vieux systèmes de représentations,"

Ben alors, tout va bien. On n'a simplement pas compris que c'est pour notre bien : on est aveugles, c'est sûr !


"arrêter de mettre en avant « l’identité nationale »"

C'est vrai que la France, le Danemark, la Papouasie-Nouvelle-Guinée... tout ça c'est la même chose. D'ailleurs, les étrangers, touristes ou pas, ne s'y sont pas trompés : quand ils viennent en France, c'est la langue anglaise qu'ils viennent chercher, le gouda dans leur assiette et l'ethnie Huli.

Pauvre Chamoiseau. Sans doute es-tu trop occupé à recevoir (à prendre,  à accumuler, à jouir ) pour te préoccuper de ce que tu dois, à qui et pourquoi.

"La refondation est individuelle et collective, interne et externe, territoriale et déterritorialisée, politique et non politique… Elle doit être totale"

Totale ? Table rase ? Chamoiseau, tu sais pas qu'on a 200 000 mille ans ?

Tu serais pas un partisan du post-humain des fois, à la Fuku... je sais plus quoi ?

"... pour trouver l'alternative, ou des alternatives, à l'Empire, se crée une petit cercle d'effervescence de l'imaginaire...."'

Un imaginaire ? Surtout un sacré paquet de volonté et de courage ; et accessoirement des armes.. parce que... t'as peut-être pas remarqué mais... en face, ils sont armés ras la gueule.

 (P'tain... qu'est-ce qu'on peut dire comme conneries quand on vous y encourage !)

***

Chamoiseau, qu'as-tu sacrifié ? Au bénéfice de qui ?

Sors un peu de ta librairie-monde ! J'vais t'faire rencontrer des gens... ils vont te retourner le cerveau !

 


 

La décolonisation n'a pas décolonisé les colonisateurs. Le vieil imaginaire colonial rôde encore, un peu partout, à tous les étages. L'obscurcissement du politique par l'économique ne met pas en exergue le chantier symbolique postcolonial, donc on l'oublie, mais dans la refondation, ou dans la 6e République, tout pourra et devra être reconsidéré et traité. M. Hollande peut tout à fait le faire.

Un grand merci, Patrick Chamoiseau, pour cette affirmation : « La radicalité est nécessaire » .

Cette radicalité que je mets en exergue me semble être très importante.

A bientôt.

Amitié.

 

Crise du politique et crise sociale

"Crise du politique" : l'expression est désormais un lieu commun dans la bouche même des élus. La crise n'est plus à démontrer. La cause est entendue, soit, mais simal ; objet d'un gigantesque malentendu aggravé par les réactions hésitantes ou décalées des responsables politiques. C'est que la crise n'est pas la nôtre, celle des citoyens. Même ceux qui croient encore au politique - art de la cité, du vivre ensemble - fuient la politique - art de la conquête et de l'exercice du pouvoir - et préfèrent les associations de quartier aux partis. Et pour tant d'autres qui n'y croient plus,la politique n'est pas en crise, elle est purement et simplement morte, elle n'existe plus, elle est purement et simplement morte, elle n'existe plus du tout ! Certains élus se lancent dans une dérisoire "modernisation" de la vie politique, quand il s'agirait en fait de ressusciter une idée morte. ne prenant pas la vraie mesure du malaise des citoyens, ils "relookent" leur discours enronron modeste et sans passion, se font champion de la "proximité", arpenteurs du "terrain", ou replâtrent à la marge, et au coup par coup, un édifice institutionnel dont les fondations sont pourtant plus malades que la façade. Faire la risette aux citoyens et la réformette aux institutions ne va certes pas ressusciter la politique, mais pourrait bien finir de décourager ceux qui y croyaient encore un peu. On ne modernise pas un cadavre. Et, à trop replâtrer les ruines, on précipite leur effondrement.

Source : Jacques Généreux "La dissociété" Editions Points ISBN 978.2.7578.2289.0 page 43

Bonne lecture.

A bientôt.

Amitié.

heureuse de retrouver patrick chamoiseau que j'avais eu la chance de rencontrer en Maritinique il y a déjà longtemps... et j'avais lu tous ses livres...que j'ai prêté à des amis... qui les ont gardé... fait tourner j'espère???

heureuse de partager ses idées dans l'ensemble... et de le retrouver sur mediapart

merci pour ses réflexions pertinentes ...

nous sommes nombreux à être tristes de la situation actuelle avec F Hollande... mais...

 

 

Mes bouquins de Chamoiseau se baladent aussi. J'ai lu plus haut que des gens allaient s'attacher à la tâche de lire Texaco... tâche!!! Plaisir de chaque ligne lue.

Cependant juste avant de lire cette itw, j'avais lu le texte de RESF racontant l'expulsion de la jeune kosovare Leonarda... Je crains que depuis le mois de mai, on n'ait avancé dans le sarkosysme du gouvernement Hollande, et que le bel optimisme de notre écrivain magnifique ne soit hors de propos.

Je ne pense pas que Hollande ait l'intention de se donner la moindre chance de nous pondre une ouverture vers une nouvelle constitution, celle de la 6° république. Il est trop bien dans les baskets actuelles, ou bien alors, il a trop les jetons de ne pas pouvoir s'en sortir. On a une impression d 'enlisement politique, ces temps-ci. Il en émergera forcément quelque chose, mais je ne sais pas si ce quelque chose sera à l'honneur du PS, qui n'a plus guère à voir avec le sens de sa deuxième initiale.

Pour le moment, on est dans la honte de ce que le gouvernement français fait en notre nom à tous les Rroms et autres kosovars (Leonarda est une cumularde, elle est Rrom ET Kosovare!). Dans la honte aussi de ce que l'Europe fait au nom des Européens en Méditerranée où meurent tant de gens repoussés de partout. Les navires négriers crient encore, le nègre n'a pas fini de souffrir et de mourir absurdement épuisé, la lutte continue, pas d'autre solution.

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